Sans Tabou: perspective électorale, l’opposition ne fera pas le poids

De 2014 à nos jours, malheureusement, le Mali a perdu 4 honorables députés en activité. Ainsi conformément à la Constitution du pays et au Règlement intérieur de l’hémicycle, des élections partielles sont organisées pour pourvoir le poste vacant au niveau de l’AN. Il en a été le cas à Yorosso, en Commune V du District de Bamako, à Bourem et dimanche dernier à Barouéli.

Fait du hasard et expression du poids politique des candidats, ces élections partielles ont toutes connu un second tour ayant toujours opposé un candidat de la majorité présidentielle à celui de l’URD (Union pour la république et la démocratie) qui a dans tous les cas perdu.
A Yorosso, le candidat de l’URD (1er au premier tour) a été battu par le candidat de l’ADEMA-PASJ, qui se présentait au second tour, comme le candidat de la majorité présidentielle.
A Ansongo, le second tour de l’élection partielle a vu la victoire du candidat du parti RPM sur celui de l’URD par le score respectif de 54,49% (RPM) et 45,51% (URD).
En Commune V du District de Bamako, c’était le même scénario, le candidat de l’URD face à la candidate du RPM. Là également, la candidate du RPM, parti présidentiel, est sortie victorieuse.
Concernant, la derrière élection partielle dont le second tour a eu lieu le dimanche dernier, les chiffres provisoires fournis par le ministère de l’Administration territoriale, en attendant les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle, donnent le candidat ADEMA-PASJ, de la majorité présidentielle, vainqueur avec 54,33% contre 45,67% pour son adversaire du parti URD.
Comme on peut le voir, à chaque occasion, les données des scrutins du second tour ont changé. Car il ne s’agit plus d’un duel mais un face-à-face Majorité-Opposition.
En effet, au-delà du parti, la victoire de chaque candidat est perçue comme un trophée de guerre entre les soutiens du Président IBK et ses détracteurs politiques.
Ces résultats, qui sont loin du hasard, mais la preuve que l’union fait toujours la force, doivent être compris par l’URD et tous les autres partis de l’opposition malienne, que malgré leur campagne de dénigrement et tapage à coup médiatique, les Maliens ont toujours confiance au Président IBK et sa majorité présidentielle et qu’ils ne sont pas prêts à confier leur sort aux responsables de l’opposition.
D’ailleurs, au sortir du 1er tour, les responsables du RPM ont eu à dire que cet échec n’a aucun lien avec la gouvernance d’IBK. Bien au contraire. Cela prouve l’impartialité du Président IBK dans l’organisation des élections de proximité, soutiennent-ils. Avec tous les pouvoirs qu’il a, il a prouvé qu’il est le Président de tous les Maliens et non d’un parti, bien qu’il soit issu des rangs du RPM.
Un adage bambara dit « Bè tôgô bi ko » (chacun a un passé qui est connu de tous).
Sinon, comment comprendre que des responsables qui ont eu à gérer ce pays à de haut niveau vont exiger du gouvernement l’arrêt immédiat des présentes opérations de libération des domaines publics dont le bien-fondé n’échappe à personne.
En tout cas, ils étaient nombreux les responsables de l’opposition à croire que lesdites opérations de libération des domaines publics allaient saper la cote de popularité du Président IBK et par ricochet tous ceux qui lui soutiennent.
Ainsi, l’élection partielle de Barouéli a été une belle leçon de démocratie d’une part pour le RPM qui a pris avec philosophie son échec du premier tour ; et d’autre part pour la majorité présidentielle qui a su fédérer ses efforts autour d’un objectif commun.

Par Sékou CAMARA

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