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jeudi 21 septembre 2017
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Sans Tabou: plateforme An Tè a Tana, les objectifs de la lutte sui divisent

Entre retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle, démission du président IBK et alternance en 2018, la Plateforme hétéroclite An Te A Bana a du mal à faire un choix. Toute chose qui fait planer le spectre de la division au sein d’un mouvement qui a maille à partir avec les principes démocratiques dans notre pays.

De plus en plus, des observateurs de la scène politique nationale s’interrogent sur les motivations réelles de la Plateforme An Te A Bana, tant la divergence de vues est de mise au sein du mouvement. Si certains y voient clairement la transposition d’un combat d’intérêt égoïste, pardon personnel de certains politiciens en quête de nouvelle virginité sur le front politique, d’autres n’estiment pas moins qu’il s’agisse d’une dynamique sociale gestation. Cependant, au regard de certaines réalités, ce mouvement, qui reproche au régime au régime en place de manquer de vision pour le pays, pèche par son incohérence et son insouciance pour le Mali. Et pour cause, les anarchistes accrochés à la rue pour mettre un terme au règne d’un président démocratiquement élu, ne disposent d’aucune alternative que le chao, une foi l’objectif de déstabiliser le pays est atteint. Aujourd’hui, au sein de An Te A Bana, les opinions divergent sur les objectifs à atteindre. Pendant que certains se déploient pour une alternance en 2018, d’autres pensent qu’il faut rendre immédiatement le pays ingouvernable. Par contre, une autre tendance ne cache pas son unique ambition, celui de réussir le retrait pur et simple du projet de loi portant révision de la constitution du 25 Février 1992. Au finish, c’est une division de fait qui s’installe au sein du mouvement ou des responsables tentent, à tout prix, de colmater la brèche, pour arriver à leurs buts. Chacun étant convaincu qu’individuellement, il ne peut rien avoir. Voilà le sens d’un mouvement hétéroclite, qui malgré ses déclarations pompeuses d’avoir mobilisé au moins 4 fois des « centaines de milliers de personnes », n’arrive pas à prendre son courage avec ses deux mains pour affronter la réalité des urnes, devant un régime qualifié d’avoir déçu les Maliens.
En tout cas, les Maliens ont compris que la crise est artificiellement créée par la Plateforme vise uniquement à permettre à ceux qui ont perdu la confiance des Maliens de revenir aux affaires par des voies détournées.
Si l’on s’accorde avec la théorie, selon laquelle, ‘’la démocratie c’est la dictature de la majorité sur une minorité’’ et que cette majorité se dégage toujours dans les urnes et non dans la rue. Que vaut un mouvement qui se dit démocratique et populaire et qui haït la voie des urnes ?

PAR MODIBO KONE




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