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samedi 22 juillet 2017
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Sans tabou, rentrée universitaire 2014-2015: le grand bluff de Me TALL

La rentrée universitaire, 2014-2015, a été célébrée en grande pompe sous la présidence du Chef de l’Etat, à initiative du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en début du mois. Derrière le tableau d’assurance et de réassurance dépeint par le patron de cet ordre d’enseignement, devant le Président de la République, se cachent encore beaucoup de non-dits.

Me TALL, puis que de lui qu’il s’agit, a tenu publiquement et devant le Président IBK, au Palais des sports, le 4 novembre dernier, qu’il s’était engagé, dès sa nomination à renforcer la confiance entre son département et l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la réussite de la mission à lui confiée. Dans cette optique, a-t-il déclaré, toutes les Universités, Rectorats, Décanats, Grandes Ecoles, Instituts, Directions, Services rattachés  Amphithéâtres,  et même les salles de cours et de Travaux Dirigés ont été visitées. Ces déplacements ont été suivis de discussions avec les Recteurs, doyens, Chefs de DER, personnel enseignant et chercheurs, personnel administratif, syndicats enseignants et estudiantin.

«Avec tous et après des débats fructueux, nous avons convenu d’une responsabilité commune pour le devenir de l’ESRS. Ce dialogue social constant permet à notre famille d’avoir l’honneur et le plaisir de se trouver devant vous, aujourd’hui, pour cette rentrée académique solennelle», s’est-il adressé.

Mieux, le ministre TALL a informé IBK que ce n’était pas le 4 novembre 2014, la rentrée des classes.

«La rentrée académique a démarré de manière effective, depuis le 1er Octobre, dans la plupart de nos facultés et grandes écoles. C’est la première fois même, si mes souvenirs sont bons, que des facultés rentrent avant certaines grandes écoles. Cela s’explique par le fait que tous les examens se sont déroulés, les résultats proclamés et les inscriptions et réinscriptions suivent leur cours normal», a-t-il martelé.

«Fini donc Monsieur le Président, les années tronquées, perlées, en accordéon, blanches  ou je ne sais quoi encore! Il n’y a pas eu cette année même une classe blanche à fortiori une année blanche », s’est-il félicité.

Cependant, il suffit de faire un tour dans les Universités et Facultés de la place, deux semaines après cette sortie, pour se rendre compte d’une autre réalité. En effet, chacune des cinq universités, chacune des facultés et chaque DER a ses particularités et ses problèmes qui bloquent la finalisation de l’année 2013-2014 pour que 2014-2015 commence.

Ces problèmes sont entre autres relatifs  aux retards dans l’organisation de la deuxième session de l’année écoulée ; la publication des résultats de la deuxième session, le non payement d’arriérées d’heures supplémentaires aux enseignants, au titre des années 2012-2013 et 2013-2014, à l’impossibilité pour des étudiants de s’inscrire parce que les facultés ou les universités pour lesquelles ils ont opté sont saturées, le retard dans le payement de bourses et/ou trousseaux aux étudiants, etc.

Jusqu’à quand allons-nous continuer à se jouer la politique de l’autruche ?

En tout cas, ce n’est pas de cette façon que le Président IBK arrivera à offrir aux Maliens l’école de leur avenir, comme il l’a promis lors de sa campagne, en 2013.

«Ni gnon susulaw yé u kamakôrôla dogo gnongon na, gnon tè se ka jè dè (Lorsque les pileuses optent pour se cacher les aisselles, elles ne finiront jamais de piler le mil qui les préoccupe) », nous enseigne ce proverbe bambara. C’est en tout cas, ce qui semble être la politique adoptée par les dirigeants de notre système éducatif,  particulièrement ceux du sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, malade, depuis plusieurs décennies.

 

Par Sikou BAH

 




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