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samedi 20 octobre 2018
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Sans Tabou: risque de famine au Mali, quelle riposte appropriée ?

Face au risque de famine qui plane sur plusieurs localités de notre pays suite à l’insuffisance de la pluviométrie, l’État et ses partenaires sont interpellés pour aller au-delà des mécanismes traditionnels déjà en place pour diligenter la mise en place des stratégies à la hauteur de la menace. ‘’A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle ’’, dit-on.
Les échos de la campagne agricole dans plusieurs localités du pays ne sont pas bons. Face à cette évidence, l’État, qui en est déjà au parfum de la réalité, à travers ses services techniques déconcentrés et même les déplacements du ministre de l’Agriculture, promet de ne pas abandonner les populations. Cette année, la préoccupation va au-delà de quelques poches et embrase plusieurs localités, frappées par l’insuffisance de la pluviométrie.
L’engagement du gouvernement de notre pays à éradiquer la faim et à œuvrer pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au profit des populations est bien connu et permis de satisfaire de nombreuses attentes. Il concerne d’abord les efforts consentis dans le domaine de l’Agriculture visant essentiellement l’augmentation des potentialités de production afin de faire reculer considérablement l’insécurité alimentaire et renforcer les capacités des populations pauvres et des groupes vulnérables à faire face au chômage et espérer sur un avenir meilleur.
Aussi, le régime du président Ibrahim Boubacar KEITA s’est-il engagé dans une vaste campagne d’aménagement hydro-agricoles pour diversifier l’Agriculture et renforcer la résilience des agriculteurs aux aléas climatiques. Cette volonté présidentielle vise à accroître la production agricole par une maîtrise totale ou partielle de l’eau. Le gouvernement s’est également engagé à accompagner les producteurs, à travers la fourniture d’intrants et d’équipements agricoles à des prix subventionnés. Si ces mesures ne permettent pas d’atteindre l’ensemble des populations dans le besoin, elles ont l’avantage de stabiliser les prix sur les marchés.
Dans but d’assurer la sécurité alimentaire dans notre pays, des structures dédiées ont été mises en place, avec comme rôle d’analyser et de valider les informations collectées et traitées par le Système d’alerte précoce dans le but d’élaborer un plan de riposte face aux situations à risque. À ce jour, les résultats atteints ne sont pas non plus ridicules. Ce qui fonde beaucoup d’observateurs à croire que les appels et les cris de cœurs des populations touchées cette année par le déficit pluviométrique ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd.
Comment faire bénéficier ces mesures par l’ensemble des populations dans le besoin au regard de la situation qui s’annonce préoccupante ? C’est là toute la question, puisque dans notre les fruits ne reflètent pas toujours la promesse des fleurs. Il s’agit d’exploiter tous les canaux d’information et de renseignement pour permettre aux nécessiteux d’avoir accès aux mesures prises par les plus hautes autorités et les partenaires du Mali.
En plus de la nécessité de mettre en place un système de collecte des dons, il y a lieu de penser également à l’efficacité des différentes interventions des partenaires et des bonnes volontés sur le terrain.

PAR MODIBO KONE




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