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dimanche 20 août 2017
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SANS TABOU: sanctions promises au FMI: Où est le blocage?

A quelques deux semaines de l’ultimatum (le 1er décembre 2014) du Fonds monétaire international (FMI) au Mali pour lui fournir le rapport de sanctions dans l’affaire dite d’achat de l’aéronef présidentiel et d’équipements militaires, le gouvernement semble rester indifférent. Va-t-on braver les menaces de cette institution financière avec toutes les conséquences ? Ou voulons-nous attendre la dernière minute pour nous exécuter?

Le Mali réoccupe, depuis quelques jours le devant de l’actualité internationale, à cause de la sulfureuse affaire de corruption dans l’achat de l’avion présidentielle et d’équipements militaire. Parce que les autorités trainent les pieds dans l’exécution de l’ensemble de ses promesses. En effet, notre pays, à travers le gouvernement MARA, avait promis aux experts du FMI de faire toute la lumière sur l’affaire dite de l’achat de l’avion présidentiel et d’équipements militaires et en même temps de sanctionner éventuellement toute personne qui se rendrait coupable de malversations financières. Toute chose qui avait permis de décrisper momentanément les relations tendues entre l’Institution financière mondiale et notre pays.

La lumière a été faite avec les rapports d’audits du Vérificateur général et de la Section des comptes de la Cour suprême. Et depuis, il est attendu déramais de notre pays, un rapport de sanctions (politiques, administratives et/ou judiciaires), pour entamer une autre phase de nos relations.

Si les audits ont été faits et leurs rapports fièrement exposés sur la place publique, à travers les media et autres réseaux sociaux, force est de reconnaitre que la mise en œuvre des sanctions s’annonce compliquée.

Depuis quelques jours, le gouvernement ne pipe mot sur ce dernier volet qui s’avère être le nœud de la close convenue entre le FMI et les autorités de notre pays pour la normalisation de leurs rapports. L’opinion publique, qui a également une oreille attentive sur les conclusions de cette affaire parce qu’ayant hâte de l’humiliation et le déshonneur qui l’accompagne, a les yeux tournés vers le gouvernement MARA et Koulouba.

En fin de semaine dernière, l’institution financière a rappelé, à travers une sortie publique, à notre pays, sa part de contrat pour la normalisation des rapports entre les deux entités.

Le Mali n’a que deux alternatives, soit il accepte d’appliquer les sanctions comme promis et attendre le dégel des financements accordés à notre pays par ses partenaires techniques et financiers dans le cadre de sa reconstruction. Toute chose qui risque de porter un coup fatal au gouvernement Moussa MARA et même de désorganiser certaines formations politiques de l’échiquier national.

En second lieu, il s’agira de braver les menaces du FMI qui n’a aucune leçon de gouvernance à donner à un pays souverain comme le notre.

Face à l’immobilisme, du moins apparent, de nos autorités, concernant le volet sanction, le FMI ne cesse de mettre la pression ce qui donne une autre ampleur à la question. A entendre certains media, cette affaire apparait très récente. Elle replace aujourd’hui notre pays au cœur de l’actualité internationale.

Par Sidi DAO

 




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