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samedi 22 juillet 2017
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Sante de la mère et de l’enfant: les résultats probants d’ICH Muskoka

Les résultats du projet ICH Muskoka pour l’amélioration de la santé des enfants de moins de 5 ans dans notre pays ont été présentés, le jeudi dernier, à des acteurs et partenaires de la santé. Ledit projet était exécuté par l’ONG Save the Children sur financement de l’Agence canadienne de développement international.

La rencontre était présidée par le représentant du ministre de la Santé, Mme BOUARE Saran DIAKITE, en présence du directeur pays de l’ONG Save the Children international pour le Mali et la Guinée Conakry, Raphael SINDAYE.

L’atelier a regroupé de nombreux acteurs de la santé qui ont validé les résultats du projet afin que ceux-ci puissent servir de document cadre pour mieux orienter et éclairer des prises de décisions pour l’amélioration de la santé dans notre pays.

En effet, plusieurs études dressent un tableau sombre du secteur de la santé dans le pays avec des taux élevés de la mortalité maternelle et infantile, en dépit des efforts qui ont été consentis par l’État et ses partenaires.

Le projet ICH Muskoka, qui est à sa fin, s’inscrivait dans les actions de Save the Children, visant à œuvrer pour la santé de la mère et de l’enfant dans l’amélioration de la santé et l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans et des femmes, en âge de procréation dans les districts sanitaires de Koutiala, kadiolo, Sikasso, Kignan, Niéna, entre autres.

À cet égard, sa mise en œuvre était axée, notamment sur l’utilisation des services à haut impact de santé, à savoir la nutrition et planification familiale; l’acceptation et la pratique de comportement positif, améliorées dans le domaine de la santé et de la nutrition.

La rencontre a été l’occasion, pour le directeur Raphael SINDAYE d’exprimer sa reconnaissance à leur partenaire canadien qui leur a fait confiance pour conduire cette initiative au compte de la santé de la mère et de l’enfant.

Ensuite, M. SINDAYE a expliqué qu’en donnant le meilleur d’eux-mêmes pour la réussite de leur mission, ils sont parvenus, d’une part, à répondre aux attentes du gouvernement et de la communauté dans laquelle ils intervenaient et, d’autre part, il s’est réjoui d’avoir mis en place une dynamique partenariale avec les autres acteurs.

C’est la somme de ces efforts, a relevé M. SINDAYE, qui leur a permis d’aboutir aux résultats ci-après: l’augmentation du taux de services de l’ASC (qui est passé de 0,20 % à 63,1 %  pour un objectif initial de 50 %) ; l’augmentation à 53 %, le taux des enfants de moins de 5 ans ayant reçu un traitement contre le paludisme alors que le taux initial était de 11,80 % au début du projet ; la réalisation des actions pour l’amélioration de la santé des populations bénéficiaires à travers 307 agents de santé communautaires.

La représentante du ministre de la Santé, de son côté, a salué ces résultats qui viennent renforcer les efforts consentis dans ce domaine. Mais, en dépit de ces efforts, elle a indiqué que la croissance de la population est de loin supérieure à la capacité des pouvoirs publics d’étendre l’offre des services conventionnels de santé à l’ensemble de la population.

Cette disparité, dont elle a fait cas, est beaucoup plus grande dans le milieu rural d’où, a-t-elle fait savoir, plus de 57 % et 85 % de la population dans le pays vivent respectivement au-delà de 5 km et 15 km d’une formation sanitaire.

À noter que le projet porte le nom d’une ville de Canada qui a décidé d’accompagner la santé des moins de 5 ans dans notre pays.

Par Sikou BAH 

 




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