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lundi 9 décembre 2019
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Santé de la reproduction: des femmes dans les instances de décision

La Maison de la femme de Sabalibougou a abrité vendredi une journée de plaidoyer en faveur de la promotion de la santé de la femme. Ladite journée était présidée par Mme DIAKITE Aïssatou Kassa TRAORÉ, ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, en présence des femmes leaders du Mali. Il s’agissait d’identifier et de surmonter des obstacles, en vue de permettre aux femmes de prendre part à la prise de décision de façon importante, afin de concrétiser une vie reproductive épanouie pour les femmes du Mali.

L’activité en question s’inscrit dans la cadre de du projet d’Appui budgétaire sectoriel (ABS), financé par l’ONG ‘’Affaire Mondiale Canada’’. Ledit projet se focalise sur la promotion de la place des femmes dans les instances de décisions de leurs droits en santé. Ont Participé à cette journée, les femmes de l’Association des Municipalités du Mali (AMM), celles de la Fédération Nationale des Associations de Santé Communautaire (FENASCOM), les Organisations de la Société Civile, et le Haut Conseil des Collectivités du Mali.
En campant le décor, le 3e adjoint du maire de la commune V, Adama KONATE, a d’abord remercié le ministère de la Femme pour le choix porté sur sa commune. « Votre présence ici démontre à suffisance la détermination de la direction nationale de la promotion de la femme, à mettre tous les acteurs au même niveau d’information», s’est-il réjoui. Il a également fait savoir que les autorités de la mairie de la commune V s’engagent à mettre en place tous les efforts, pour consolider les acquis de ce fonds en faveur des femmes du Mali, en général, et celles de la CV, en particulier.
Quant à la Ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Dr Aïssata Kassa TRAORE, elle a invité ses sœurs à faire preuve d’abnégation et à une participation active aux débats de cet atelier de plaidoyer, au regard de la pertinence des thèmes retenus. Cela, pour qu’à la sortie de ces échanges, les recommandations pertinentes soient formulées et puissent servir de leviers. Il s’agit aussi de permettre aux femmes de s’impliquer davantage les femmes dans la vie publique. Car, selon elle, malgré les avancées enregistrées, la représentativité des femmes aux organes et instances de décision des organisations de la société civile demeure faible. « À titre illustratif, le taux de représentativité des femmes, au sein de la Fédération Nationale des Associations de Santé communautaire, est de 22% au niveau national et 17% au niveau régional. Je vous invite donc à faire preuve d’abnégation et de participation active aux débats, afin qu’au sortir de cet atelier, les recommandations pertinentes que vous aurez formulées puissent servir de leviers, à impliquer davantage les femmes dans la vie publique, et à leur garantir le droit à la santé, en général, et à la santé de la reproduction, en particulier », a-t-elle dit.

PAR CHRISTELLE KONE




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