Santé: vers une grève illimité

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Décidément, rien et personne ne semblent pouvoir arrêter le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) dans sa hargne d’obtenir du gouvernement une satisfaction totale à ses 9 points de doléances. Ainsi, après une première grève de 48H observée, les 20 et 21 septembre dernier, suivie d’un second arrêt de travail de 5 jours (du 17 au 21 octobre dernier), voilà un nouveau préavis de grève. Cette fois-ci, il s’agit d’un arrêt de travail illimité, à compter du 9 novembre prochain, jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

Dans un préavis de grève dudit syndicat déposé, le lundi 24 octobre 2016, sur le bureau du ministre du Travail, dont nous avons eu une copie, les syndicalistes mettent la barre très haut et ne comptent reculer tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites.
Selon les responsables syndicaux, ce dernier préavis est la suite logique de la non-satisfaction de certaines doléances, auxquelles, les ministères de la Santé ; de la Solidarité et celui de la Promotion de la femme n’ont voulu accorder aucune attention après deux mouvements de grève. Pour eux, le gouvernement a tout simplement refusé de respecter ses engagements vis-à-vis des travailleurs.
Sous la signature du secrétaire général adjoint, Issoufi MAIGA, le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF), dans son préavis de grève exige « sans délai » la revalorisation de la fonction socio-sanitaire et de la promotion de la famille à travers l’adoption d’un plan de carrière pour tous, d’un plan de formation continue et d’un plan de motivation ; la satisfaction des points des résolutions issues de leur 12e Congrès, tenu les 17, 18 et 19 janvier 2012 ; la satisfaction et l’augmentation substantielle des primes de fonction spéciale, des primes de garde, des primes de monture et l’intégration des émoluments des binationaux dans leurs salaires ; le maintien et l’extension des ristournes dans leur esprit d’antan ; la prise en charge à 100 % des soins médicaux et du médicament du personnel socio sanitaire et de la promotion de la famille assujettie à l’AMO, conformément au décret 002-311 du 4 juin 2012 ; l’intégration dans la Fonction publique des contractuels payés sur les ressources propres, fonds PTTE, des nourrices de la Pouponnière I et la régularisation de la situation des autres catégories de travailleurs de ladite structure conformément à la règlementation du travail ; l’octroi d’autorisation et de congés de formation à tous les travailleurs ayant respecté la réglementation en vigueur ; le respect des libertés syndicales à tous les niveaux et l’annulation des mutations abusives des responsables syndicaux dont le mandat est en cours ; la régularisation des agents victimes du contrôle physique et des agents de santé de la région de Gao omis pour les frais de retour et d’installation ; l’amélioration des conditions de travail par le recrutement du personnel qualifié ; l’amélioration du plateau technique conformément à la carte sanitaire nationale et la dotation régulière et conséquente en consommables de toutes les structures.
Le gouvernement restera-t-il toujours dans sa « logique » de silence et d’inertie face à cette crise ?

Par Sékou CAMARA

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