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vendredi 22 septembre 2017
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SBM à Sikasso: la constance dans le soutien à IBK

Le président de l’Alliance pour la solidarité au Mali/Convergence des forces patriotiques (ASMA/CFP), Soumeylou Boubèye MAIGA, à la tête d’une délégation du Bureau exécutif national, a sillonné les samedi et dimanche derniers, les localités de Sanankoroba, Bougouni, Niéna, Koumantou, et Sikasso. Objectif : remercier les militants pour leur impressionnante mobilisation à l’occasion des communales passées et apporter des clarifications sur le débat en cours à propos de la révision constitutionnelle.

Malgré la période hivernale qui retient les paysans au champ, la salle du Centre de lecture et d’animation culturelle de Niéna a fait le plein pour recevoir SBM et sa suite, le samedi dernier.
Le secrétaire général de la section ASMA/CFP, Harouna COULIBALY, a placé la visite du BEN sous le signe de l’amitié, de la solidarité, de l’échange et de la prise de contact. Ce qui s’inscrit, a-t-il poursuivi, dans le souci de conquête de nouveaux militants pour mettre le Parti sur orbite dans la perspective des joutes futures. Aussi, espère-t-il, des adhésions massives pour permettre au Parti d’avoir sa place au soleil sur l’échiquier politique national.
M. COULIBALY, faisant le point de l’implantation, a indiqué que l’ASMA compte désormais 147 comités, 10 associations, 3 clubs de soutien à Adama DAOU, celui-là même qui est à son origine dans le Ganadougou.
Pour conclure, le secrétaire général a invité à plus d’engagement et de militantisme tout en martelant : « conjuguons nos forces, pour porter un coup fatal à nos fossoyeurs ».
Saïbou KONATE, au nom des anciens, a déclaré que tous ceux qui connaissent la politique, connaissent la place de SBM et d’exhorter les populations à le suivre.
Ses doléances ont porté sur la fourniture d’eau, d’électricité et la construction d’un centre de santé.
La présidente des femmes, Afoussata DIAKITE, a fait savoir que la section travaille à l’ancrage du Parti. Elle souhaite pour les femmes, l’ouverture d’un centre d’alphabétisation pour leur développement.

Le gain de la paix
Le président de l’ASMA/CFP a indiqué qu’il n’était pas à son premier passage à Niéna. Les doléances à lui soumises ne sont pas nouvelles et d’y ajouter le travail pour les jeunes. Sans rien promettre, il a répondu que le message était reçu.
Pour lui, il est important d’échanger sur la vie du parti et sur la vie de la nation.
Parlant du Parti qui a fêté ses 4 ans, en mai dernier, les dernières élections lui ont permis d’avoir quelques conseillers. Tout en saluant l’effort déployé pour ce faire, il a exhorté à faire davantage pour qu’au prochain scrutin, le Parti soit mieux représenté à l’Assemblée nationale.
Il a salué M. DAOU au nom du Parti, avant de demander de lui faire entièrement confiance.
Sur l’autre volet de sa visite, à savoir la vie de la Nation, SBM a déploré qu’aujourd’hui pour être ‘’homme, il faut insulter’’.
Il a rappelé que son Parti a suivi IBK en 2013. Il a assuré que l’ASMA reste fidèle à l’engagement pour construire ensemble la paix dans le pays, dans l’intérêt de tous et pour échapper à beaucoup de choses.
« Il faut se donner la main pour avancer », a encouragé SBM.
Il reconnaît par ailleurs que de la date de son soutien à IBK, à aujourd’hui, beaucoup d’attentes n’ont pas été comblées.
Cependant, a-t-il soutenu, personne ne peut nier qu’il y a eu la paix. « Ce n’est pas petit », a-t-il souligné.

Les vérités des TRAORE à Sikasso
À Sikasso, c’est directement dans la famille fondatrice des TRAORE que la délégation de l’ASMA/CFP s’est rendue, ce samedi 22 juillet 2017, où elle a été reçue dans le vestibule.
Pour SBM, il s’agissait de sacrifier à une tradition bien établie chez nous et de demander des bénédictions pour le pays.
En retour, les autorités traditionnelles ont fait savoir qu’elles sont en phase avec la politique actuelle du Gouvernement et que leur confiance à l’endroit du Président IBK est intacte.
Selon Abdoulaye TRAORE dit le Géant, porte-parole de la famille, notre pays n’a pas besoin de guerre, juste « pour se faire une place au soleil politique à Bamako ».
« Le Mali, c’est pour nous tous. Si on n’aide pas IBK, les problèmes empireront. Je ne sais pas comment qualifier notre opposition, parce que quand on critique, il faut pouvoir proposer en contrepartie », a-t-il dénoncé, tout en interpellant que ce pays « ne sera que ce que nous en ferons ».
« Le navire tangue, mais ne le laissons pas chavirer », a-t-il mis en garde.
Selon le porte-parole de la famille TRAORE : « Notre politique est celle du Gouvernement. Ils ont intérêt à bien faire ; sinon, nous serons dans le même gouffre ».
Le Président IBK a également eu sa petite dose de rappel, notamment par rapport à l’échec de la mission de bons offices pour laquelle les autorités traditionnelles étaient fin prêtes. D’où, cette interpellation : « Il faut se méfier des décisions sans effet ; des actions sans continuité ».
La famille TRAORE a suggéré au Président IBK « la mise en place d’un cadre périodique de concertation avec les autorités et légitimités traditionnelles ».
Ce qui pourrait beaucoup aider les décideurs, a-t-il conclu.
La délégation de l’ASMA s’est ensuite rendue dans la grande famille BERTHE pour les mêmes usages.

La désintoxication
Le clou de la visite se trouvait dans la salle Lamisssa BENGALY où SBM et sa suite ont eu droit à un triomphe, en présence des délégués de Kadiolo, Yorosso, Koutiala…
Pour la secrétaire générale de la Section ASMA/CFP de Sikasso, Ramata BAGAYOGO, la visite du Bureau exécutif national est la preuve de son engagement pour magnifier le travail abattu pour la consolidation du Parti, depuis sa création. Elle a expliqué que l’ambition du Parti était d’œuvrer à un Mali uni et fort, conformément du credo de son président.
Le représentant des Partis politiques s’est réjoui de l’invitation. M. NIMAGA en a remercié l’ASMA avec qui ils entretiennent de très bonnes relations et qu’il a félicité pour les résultats probants engrangés. Il a rendu un vibrant hommage à SBM, combattant de la démocratie malienne, pour sa clairvoyance.
Mamadou Soungalo KONE, représentant des élus, voit dans la visite du BEN la réalisation d’un rêve.
Le président de l’ASMA/CFP, comme à Niéna, a placé la visite dans le cadre d’une concertation. Il s’agit, a-t-il dit, de saluer et d’échanger avec les militants, avec les Maliens ; car ce que nous avons en partage, c’est le Mali.
Faisant le point de la représentation, il a fait savoir que l’ASMA a 300 conseillers, dont 11 à Sikasso ; 14 maires ; 4 députés. L’objectif, a-t-il annoncé, est d’avoir 10 fois plus le nombre actuel d’élus à l’Assemblée nationale, seul ou en alliance.
Pour SBM, il faut tout faire pour que les militants et cadres du Parti avancent. Ce à quoi il a promis de s’employer par les moyens en sa possession. Cela, pour qu’ils puissent s’épanouir par leurs propres efforts. « C’est le sens de la solidarité », a dit SBM.
SBM a par ailleurs fait savoir que sa visite consiste à dégager clairement sa position à côté du Président IBK. Il a rappelé que son Parti a été le premier à apporter son soutien au candidat IBK en 2013. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il y a une polémique au sujet de la révision constitutionnelle qu’il va quitter le navire. Au contraire, est-il convaincu qu’il faut porter la contradiction à l’intoxication. L’ASMA doit être le premier parti à soutenir IBK, a déclaré son président. « Il faut rester fidèle à nos engagements », a conseillé le président du Parti de la solidarité.
En ce qui est de la situation qui prévaut, il a expliqué que le projet de loi référendaire a fait l’objet d’une très large concertation. La Majorité comme l’Opposition y ont été associées. Le vote de l’Opposition contre en est la preuve, selon le président MAIGA.
Le projet de loi n’ayant pu être bloqué à l’Assemblée, d’autres ont choisi la rue, a décrit M. MAIGA.
Maintenant, ils ne demandent plus la relecture du texte, ou son retrait ; ils veulent enlever le Président de la République, a-t-il poursuivi. C’est pourquoi il a battu le rappel des troupes pour que les citoyens ne soient pas entraînés dans des aventures. Cela, sur la base des mauvais souvenirs qu’il a des années 90 où il y a eu beaucoup de violences.
La priorité, a martelé SBM, doit être la stabilité du pays pour que les citoyens vivent dans la quiétude.
À propos du débat sur la révision constitutionnelle, le président de l’ASMA/CFP a soutenu qu’il est normal en démocratie que ceux qui ne sont pas d’accord manifestent. C’est d’ailleurs cela l’objet du combat qu’ils ont mené. Il est normal en démocratie que certains s’expriment à l’Assemblée nationale, dans la rue, et même plus, parler de changement de Président de la République.

Un choix de confiance
Mais, a-t-il martelé, IBK c’était un choix de confiance de l’ASMA en 2013. Il faut le soutenir quand on est satisfait ; il faut également le soutenir quand on est déçu. Il y a des frustrations, des déceptions ; mais les principes d’engagement sont là pour la stabilité du pays, a assuré SBM qui a souligné que le pays vient de très loin.
« Certains problèmes vont se régler sur des générations, parce que le pays est très déchiré. Il faut beaucoup d’efforts et de pédagogies, mais ma conviction est que nous sommes sur la bonne voie. Donc, il nous faut défendre nos acquis », a-t-il indiqué.
À propos du mode de désignation des membres du Sénat qui fait polémique, le président de l’ASMA a rappelé qu’il est prévu que le Président de la République en désigne le tiers. Il a démontré que cela ne devrait en rien choquer, d’autant plus que ce tiers est constitué d’autorités et de légitimités traditionnelles qui sont respectées et incontournables dans le fonctionnement de notre société. Il en veut pour preuve qu’en posant les pieds à Sikasso, il est allé directement saluer la famille TRAORE. Et il n’est pas le seul à le faire, a-t-il affirmé. Il est donc normal que ces personnalités jouent leur rôle dans la vie de la nation. Ce qu’elles ne pourraient pas faire en passant par la voie des urnes, parce qu’elles n’accepteraient même pas jouer sur le registre.
Autre aspect que SBM a mis en relief, c’est que la désignation par le Président de la République ne signifie pas que c’est lui qui les nomme. Il a illustré cela par le mécanisme des partis politiques où c’est le Bureau exécutif national qui désigne les candidats à la base. Mais, en réalité, a-t-il expliqué, il ne fait qu’entériner un choix déjà fait par la base.
Sur le chemin du retour, la délégation de l’ASMA/CFP a fait escale à Koumantou où le secrétaire général a mis en exergue les qualités d’homme de parole de SBM qui font qu’il mérite d’être suivi.
Le Président de l’ASMA a donné les mêmes explications que lors des précédentes étapes.
L’une des étapes phares a été Bougouni où une seule préoccupation a été exprimée par le chef de village et ses conseillers : l’érection de Bougouni en région.
Ensuite, c’est la salle des spectacles du Complexe culturel Siraba TOGOLA que SBM a rencontré les militants de son Parti venus de Kolondiéba, Yanfolila, Koumantou…
Le président d’honneur de l’ASMA a vanté les qualités du président qui respecte la parole d’honneur ; un homme qui a fait don de son corps, de son âme pour l’émergence des idéaux du 26 Mars. Il a fait le serment de consacrer tout ce qu’il y a d’intelligence, de cœur pour faire de l’ASMA/CFP un cadre envié.
Le secrétaire général de la section, Abraham DAKONO, a révélé que depuis le retour du congrès de décembre 2014, la section s’investit à la mise en place des structures de base.
Du point de vue représentation, l’ASMA a 2 conseillers. Le secrétaire général voit aux dernières élections un test pour le Parti qui devrait le forger pour les victoires futures.
Parlant de la vie de la section, M. DAKOUO a fait savoir qu’elle prend part à toutes les rencontres de la mouvance présidentielle avec qui elle entretient de bonnes relations.
L’imam de Kolondiéba, qui a fait expressément le déplacement, a expliqué qu’il est apolitique ; mais que son soutien à SBM, il le doit à son intégrité, son sens de la parole donnée.
Le même message a été adressé aux militants que lors des précédentes étapes par SBM.
Malgré une pluie qui n’a pas arrêté de toute la journée, les militants de Sanankoroba étaient au poste, en début de nuit, pour saluer leur président qui leur a rendu la politesse en leur serrant la main.
Le Parti prévoit des assises nationales en septembre où les questions de fond seront amplement débattues.

Par Bertin DAKOUO
Envoyé spécial




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