Scrutin du 20 novembre en Commune VI: les bureaux attendaient les électeurs

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Hier, à l’instar des autres communes du Mali, les électeurs étaient appelés aux urnes en CVI du District de Bamako pour élire leurs 45 conseillers municipaux, au compte des communales du 20 novembre. Du centre de l’Institut des jeunes aveugles (IJA) à celui de l’Ecole publique de Niamakoro, en passant l’Ecole du Progrès, l’ambiance devant les centres de vote contrastait avec les réalités dans les bureaux de vote. Nonobstant les bonnes dispositions mises en place par les autorités, en matière de sécurité et de sensibilisation pour permettre à chaque citoyen d’accomplir son devoir, les électeurs ne se bousculaient pas devant les bureaux.

Si le matériel de vote était au complet dans la presque totalité des bureaux que notre équipe de reportage a visités dans les centres de vote du Progrès, de l’IJA et de l’Ecole publique de Nimakoro-Koko, c’est surtout les électeurs qui manquaient à l’appel, selon les présidents de bureaux de vote rencontrés.
À l’IJA, M. Diallo et son équipe veillaient au bureau de vote N° 25. Il a regretté une mobilisation ‘’morose’’, depuis le matin à l’ouverture.
« Nous avons pu ouvrir à 8 h précise. Tout le matériel est au complet et les assesseurs des partis politiques étaient là », nous a-t-il confié.
Les délégués des partis ou groupements de partis politiques étaient également au rendez-vous au bureau de vote N° 23, présidé par M. Lither Bouaré. Ici, la liste des délégués des partis ou regroupements de partis politiques n’est pas arrivée, selon le président. Mais 8 délégués des 13 partis en compétition se sont présentés avec des mandats, nous a-t-il précisé.
Ce sont les électeurs qui font également défaut dans ce bureau comme presque partout ailleurs, sinon tout le matériel est au complet et le bureau a pu s’ouvrir à 8 h comme prévu par la loi, nous a souligné le président.
Fousseyni TAPILY a jugé ‘’très peu’’ la mobilisation au niveau de bureau N° 28 aux environs de 11 heures à notre passage, à l’école du Progrès.
« Nous avons eu tout le matériel à l’exception de la gomme et du crayon, on nous a promis qu’ils seront là d’ici le soir », a précisé M. TAPILY.
Un électeur qui a requis l’anonymat nous a confié que les partis et les groupements de partis politiques qui ont pu mettre la main à la poche pourront se tirer d’affaire.
« Les gens ne se sentent pas trop concernés par cette élection», nous a-t-il raconté devant le centre de vote de l’École du Progrès à Faladiè.
Le président du bureau de vote N° 15 du même centre nous a signifié qu’il n’y avait pas de comparaison possible avec la présidentielle. À notre passage, tout le matériel était au complet et les partis politiques avaient leur représentant sur place. Il nous a indiqué que les opérations de vote ont démarré à 8 h précise et que tout se passait bien conformément à la loi.
Même son de cloche au niveau du bureau N° 5, son président, M. Bagayoko, a soutenu que la mobilisation était ‘’morose’’. Il n’y a rien à signaler au niveau de l’organisation, tout le matériel est sur place, les représentants des partis politiques veillent pour leur formation et candidat, a-t-il fait remarquer.
Au Centre de l’Ecole publique de Niamakoro, qui compte 49 bureaux de vote, les électeurs arrivaient en petits groupes, alors que l’ambiance était bien grande à l’entrée du centre avec des Sotrama, taxis et véhicules personnels garés par-ci, par-là.
À notre passage à 12H17, seulement 62 électeurs sur les 485 inscrits dans ce bureau avaient pu accomplir leur devoir citoyen, selon la responsable du bureau.
« Aucune affluence ne s’est affichée ici, depuis le matin. Les électeurs se présentent en groupe de deux à trois personnes. Tu peux attendre souvent jusqu’à 30 minutes sans voir un électeur », nous a confié Mama Traoré.
Les papiers de dépouillement mis à sa disposition sont très insuffisants par rapport au nombre de partis en compétition, nous a-t-il dit. La loi électorale est également absente parmi son matériel.
Dans les différents centres visités, c’est surtout la question de l’identification des bureaux de vote qui posait le plus de problèmes aux quelques électeurs qui avaient fait le déplacement, malgré les sensibilisations faites dans ce sens, les derniers jours avant le vote. En effet, la majorité des électeurs ignorait la procédure de recherche de leur bureau sur les réseaux de téléphonie mobile : Orange et Malitel encore moins sur le site de la DGE. Toute chose qui a d’ailleurs découragé certains électeurs impatients surtout les femmes.
Quant aux techniciens déployés par la DGE sur le terrain, ils n’étaient pas au rendez-vous dans tous les centres. On nous rapporte que ce sont les grands centres qui ont surtout été choisis pour installer les équipes pour identifier facilement les bureaux de vote dans chaque commune.

Par Sidi Dao

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