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lundi 17 décembre 2018
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Secteurs du Bâtiment et travaux publics au Mali: le GNREX-BTP victime d’une concurrence déloyale

Les administrateurs du Centre national de recherche et d’expérimentation en bâtiment et travaux publics (CNREX-BTP) ont tenu, vendredi dernier, au siège dudit centre, la 23e session de leur Conseil d’administration. Le point d’exécution des recommandations de la 22e session ; le rapport d’activités et comptes financiers du Centre au 31 décembre 2017 ; les projets de programme d’activités et de budget au titre de 2018 étaient les points inscrits à l’ordre du jour de cette session budgétaire.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre des Infrastructures et de l’équipement, Mme TRAORE Seynabou DIOP, en présence du directeur général du CNREX-BTP, Adama COULIBALY ; des administrateurs et observateurs du Conseil d’administration.
D’entrée de jeu, Mme la ministre de tutelle a exprimé tout son plaisir à présider les sessions ordinaires du Conseil d’administration du CNREX-BTP.
Cet engouement, a-t-elle précisé, se justifie autant par le rôle stratégique qu’occupe ledit centre dans la politique de développement des infrastructures routières que par les défis auxquels, il fait face et qu’ils travaillent ensemble à relever.
Selon Mme la ministre, si l’adoption récente des textes régissant les laboratoires du bâtiment et des travaux publics va favoriser l’accréditation du CNREX-BTP, elle n’en demeure pas moins le début d’un long processus pour une meilleure professionnalisation des laboratoires privés, notamment en termes de contrôle et de promotion de l’excellence.
Aussi, a-t-elle fait savoir, bien qu’ayant avec l’adoption desdits textes, un motif de satisfaction dans leur quête de faire du CNREX-BTP un pôle d’excellence dans son domaine, cela ne doit pas leur faire perdre de vue des difficultés et défis qui l’assaillent. En effet, face à sa méconnaissance, sa faible implication dans les travaux d’envergure nationale, son déficit de matériels et de personnel qualifié et ses difficultés financières, il lui revient de prendre des décisions pragmatiques et concrètes, tout en veillant à leur mise en œuvre efficiente et rationnelle.
Par ailleurs, dira Mme la ministre, en plus de ces décisions, il reviendra à la direction du Centre de travailler en toute synergie avec l’ensemble de ses partenaires pour, entre autres la mise en œuvre d’un véritable plan de communication ; la réalisation en collaboration avec la Direction nationale des routes des études d’avant-projet sommaire des grands travaux ; l’adoption du plan stratégique de développement du Centre ; l’acquisition de nouveaux équipements techniques ; l’adoption des textes pour la réglementation des laboratoires de BTP ; et la certification des essais réalisés par les autres laboratoires du secteur.
Pour Mme la ministre, le Centre doit également renforcer sa collaboration avec d’autres laboratoires, notamment ceux des pays africains, comme l’Algérie et le Maroc, ainsi qu’avec des institutions d’enseignement supérieur et de recherche.
Quant au DG, il a fait savoir qu’au cours de l’année 2017, le Centre a pu réaliser 85 % des activités programmées, ainsi que 99 % des recettes par rapport aux prévisions.
Selon M COULIBALY, le budget 2018 du CNREX-BTP tourne autour de 1,1 milliard de FCFA.
Pour lui, la difficulté majeure est l’accès aux marchés, autrement dit le Centre est victime d’une concurrence déloyale de la part des laboratoires privés.
Les perspectives pour l’année 2018, a-t-il révélé, ce sont la formation du personnel et l’équipement en matériels de pointe pour être au rendez de vous du budget de l’année.
En ce qui concerne les grands projets de 2018, le DG dira qu’il s’agit des études du 4e pont de Bamako, les études et le suivi des travaux du grand contournement de Bamako qui ont débuté ; le 2e pont de Kayes ; et les études de la route Koro-Douentza-Bambara Maoudé-Tombouctou et celles de la route Bougouni-Manakoro qui sont terminées.
Établissement public à caractère scientifique et technique, le CNREX-BTP, crée en juillet 2004, a pour mission de l’art de construire à travers, entre autres, la recherche sur les matériaux de construction et les systèmes constructifs, les études, le suivi-contrôle et les essais de géotechniques, l’appui-conseil, la formation et l’information scientifique.

Par Sékou CAMARA




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