Sécurité alimentaire au Mali: le Japon fait un don de 1,6 milliard FCFA

Le Ministre des affaires étrangères, de la coopération internationale et l’intégration africaine Abdoulaye DIOP et Daisuke KUROKI, Ambassadeur du Japon au Mali ont procédé le vendredi 21 octobre en présence du Commissaire à la sécurité alimentaire M. Oumar Ibrahim TOURE, à un échange de notes relatif au financement du « programme d’assistance alimentaire ». D’un montant de 333 millions de yens (1,6 milliard FCFA), il vise à appuyer le gouvernement dans l’atteinte de la sécurité alimentaire dans notre pays.

Cet échange de note relatif au don d’un montant de 1,6 milliard FCFA s’inscrit non seulement dans le cadre de la coopération économique bilatérale non-remboursable du japon à l’intention du peuple malien, mais aussi dans le cadre du programme d’aide alimentaire du Japon.
A travers ce don le Japon apporte un appui au Gouvernement du Mali, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire, pour l’atteinte de la sécurité alimentaire. Il s’agit spécifiquement d’améliorer l’approvisionnement des populations en céréales notamment en riz de meilleure qualité à un prix raisonnable.
La manne financière ainsi mise à la disposition du gouvernement sera mobilisée pour l’achat de riz dont la majeure partie sera vendue aux opérateurs économiques intervenant dans le secteur afin de reconstituer le fonds de contrepartie alors qu’une autre portion sera distribuée aux couches vulnérables.
La pertinence d’un tel don alimentaire en cette période de soudure n’est plus à démontrer. En effet, la période de soudure au Mali comme par ailleurs dans les pays du Sahel, se caractérise par l’épuisement des anciens stocks familiaux et l’augmentation constante des prix des denrées alimentaires sur les marchés pendant que les nouvelles récoltes ne sont pas arrivées à maturité. C’est cela qui justifie les interventions d’appui alimentaire par l’Etat et ses partenaires en vue d’atténuer la souffrance des couches vulnérables.
Cette contribution japonaise intervient au moment où près de 3 millions de personnes demeurent en situation d’insécurité alimentaire dans notre pays, dont 423 000 dans une situation sévère malgré le démarrage des récoltes agricoles dans plusieurs localités du pays. A cela s’ajoute la présence, il y a quelques jours de sautereaux dans certaines localités du Sahel occidental pour la lutte contre lesquels le gouvernement a mobilisé d’importants moyens pour limiter les dégâts. Voilà pourquoi cette assistance alimentaire, qui consacre la reprise du programme d’aide alimentaire du Japon, dont le dernier en date remonte en 2009, revêt donc un caractère humanitaire.
Dans son intervention le ministre Abdoulaye DIOP, s’est dit honoré de signer les documents de ce don au nom du Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA et du Gouvernement parce qu’il démontre une fois l’engagement du Japon à soutenir les efforts de résilience de notre pays.
Le chef de la diplomatie a aussi apprécié à sa juste valeur la coopération exemplaire entre le Japon et notre pays laquelle se porte bien et se renforce d’année en année. Une relation qui se bonifie davantage avec la volonté une fois de plus réaffirmée du « Pays du soleil levant » d’accompagner le Mali dans sa politique de développement économique, alimentaire, sanitaire, éducatif, culturel et social à travers des donations gratuites et des actions concrètes. C’est le ministre DIOP lui-même qui l’annonce au cours de la cérémonie faisant ainsi écho au message de l’Ambassadeur japonais Akira Matsubara qui a reconfirmé la disponibilité de son pays à accompagner le Mali dans le domaine de la consolidation de la paix.
En effet, le Japon est aux côtés du Mali pour sa stabilisation à travers des programmes de formation et d’équipement dans le secteur de la sécurité et de la justice, la promotion du développement agricole, l’aide alimentaire (dons financiers, mécanisation, intrants, 101 magasins de stockage, banque de céréales, aménagements de terre, puits, prévention des inondations, etc.), l’éducation, la santé, l’alimentation en eau potable et la réalisation d’infrastructures. Cette assistance s’élargit également sur le plan international dans le cadre notamment de la TICAD dont le 6e sommet s’est réuni récemment au Kenya.

Par Mohamed D. DIAWARA

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