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samedi 22 juillet 2017
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Sensibilisation sur le projet de référendum en c.v: la section RPM gagne le défi de la mobilisation

La grande salle Bazoumanaba SISSOKO du Palais de la culture Amadou Hampaté BA a refusé du monde, hier jeudi 13 juillet, lors du meeting d’information de la section RPM de la commune V sur le projet de réforme constitutionnelle.

Le meeting était placé sous l’égide du secrétaire général du Bureau politique national du RPM, le ministre Baber GANO. Elle a enregistré la présence du secrétaire général de la section RPM de la commune V, Amadou OUATTARA ; du ministre de la Culture, N’DIAYE Ramatoulaye DIALLO ; du représentant du groupe parlementaire RPM, l’honorable Boubacar SISSOKO ; de la représentante de l’Union des femmes RPM, Jacqueline Marie Nana TOGOLA ; de la représentante de l’Union des jeunes, Zéinabou MAIGA ; du secrétaire général du bureau national des jeunes, Abdoulaye MAGASSOUBA…
Dans ses mots de bienvenue aux militants du Parti, le secrétaire général de la section RPM de la Commune V, non moins maire de la même commune, Amadou OUATTARA, a chaleureusement remercié les jeunes et les femmes de la commune d’avoir honoré leur promesse de sortir massivement pour remplir à craquer la grande salle du Palais de la culture. Il a déclaré que l’objectif de ce meeting est de livrer à la population des messages de construction nationale. Selon lui, beaucoup de rumeurs sont véhiculées sur la révision constitutionnelle et que c’est l’occasion pour la section d’apporter des informations saines afin de situer les populations sur le contenu du texte.
Le maire de la commune V a expliqué que la démocratie exige que les populations choisissent entre le Oui et le Non lors d’un référendum. Il a rassuré que le projet de texte qui sera soumis à référendum ne présente rien de compromettant pour notre pays.
Enfin, il a appelé les militants à faire la restitution auprès de la population à la base.

Les raisons du référendum
Pour sa part, le chef de file de la délégation du Bureau politique du RPM, Me Baber GANO, a affirmé que cette grande mobilisation ne le surprend guère, car, dit-il, cela a été toujours le cas quand il s’agit de répondre à l’appel du Parti. Il a déclaré que ceux qui pensaient que les militants du RPM se décourageaient de plus en plus se leurrent.
Le ministre GANO a expliqué de long en large tout le processus de révision constitutionnelle, de la crise de 2012, à l’accord préliminaire de Ouagadougou, aux pourparlers d’Alger, jusqu’à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il a insisté à dire que cette révision constitutionnelle s’inscrit dans le souci d’un développement politique, institutionnel, sécuritaire et social de notre pays, après une grande période de crises cumulées.
Parlant du processus qui a abouti à ce texte, Me GANO a expliqué que le projet de loi a été examiné par la Commission des Lois de l’Assemblée nationale qui a fait des écoutes citoyennes auprès des hommes politiques de la Majorité comme de l’Opposition ; des leaders religieux ; des anciens cadres du pays et des personnes ressources. Selon lui, au cours des différentes consultations 73 amendements ont été proposés, dont 43 venus de l’Opposition. Il a rappelé que lors du vote à l’Assemblée nationale, 111 députés ont voté pour contre 35 qui ont voté contre.
Par ailleurs, le secrétaire général du RPM, M. GANO, a rappelé qu’après le coup d’Etat du 22 mars 2012 dont les auteurs avaient suspendu la Constitution ; Ibrahim Boubacar KEITA a été la première personne à exiger de la junte militaire de rétablir l’ordre constitutionnel. Selon lui, beaucoup ont préféré garder le silence en 2012 alors que la suspension de la Constitution est pire que sa relecture à propos de laquelle ils crient aujourd’hui sur tous les toits.
M. GANO a déclaré que beaucoup crient aujourd’hui, car tout simplement le Président a décidé de créer le Senat où siégeront, outre les élus, des religieux ; des personnes ressources et des notabilités. Aussi, a-t-il affirmé que la régionalisation a été introduite dans la nouvelle constitution dans le souci de prendre en compte le développement des régions longtemps réclamé par certains concitoyens.
De même, le conférencier a démenti toutes les rumeurs distillées par l’Opposition qui soutient que le texte autorise le mariage homosexuel dans notre pays. Pour Me GANO, ces fausses rumeurs de l’Opposition visent simplement à créer la confusion dans la tête des Maliens et créer le désordre dans le pays.
« Nous avons été déçus quand l’Opposition a affirmé qu’elle s’en fiche de l’Arrêt de la Cour constitutionnelle. Nous avons compris que ce n’est plus une question de Constitution, mais une cabale contre la personne d’IBK. Ils nous trouveront sur leur chemin. Les plus de 2 millions de Maliens qui ont voté pour IBK en 2013 sont toujours prêts à le soutenir jusqu’à la fin de ses deux mandats », affirmé Me Baber GANO. Avant de déclarer que le maire Amadou OUATTARA vient de mobiliser plus de 10 000 personnes alors que l’opposition réunie se vantait d’avoir mobilisé 10 000 manifestants lors de sa marche.
Baber GANO a révélé que les mandataires de l’Opposition ont été chassés par les leaders religieux à Djéné, par le Guide des Ançar dine au Banconi ; chez Bouillé à Nioro du Sahel et chez Mahmoud DICKO, président du HCIM.
Il a enfin appelé les jeunes à se méfier des informations distillées par l’Opposition sur les réseaux sociaux qui ne visent qu’à les dévier de leur chemin. Tout en sensibilisant les militants à maintenir cette mobilisation pour que le Oui coule partout le jour du vote du référendum.
La procédure a été participative
Le représentant du groupe parlementaire RPM, l’honorable Boubacar SISSOKO, a expliqué que le présent texte qui sera soumis à référendum a été élaboré avec la participation de toutes les parties. Il a insisté à dire que la Majorité, l’Opposition, les constitutionnalistes, les anciens Premiers ministres et les personnes ressources de tout bord ont été associés à l’élaboration du texte. Il a précisé qu’un député de l’Opposition en la personne d’Alkaidi TOURE était le rapporteur général de la Commission. Aussi, a-t-il expliqué en quoi la nouvelle Constitution n’est pas budgétivore, l’importance du Sénat, de la Cour des comptes, l’interdiction du nomadisme politique…

PAR MODIBO KONE




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