Search
lundi 19 avril 2021
  • :
  • :

Sida et la maladie à virus Ebola au niveau du système éducatif: l’adoption d’une stratégie préventive

Le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida et de la maladie à virus Ebola, a initié un atelier de cinq jours sur la formation des formateurs régionaux à l’utilisation des outils pédagogiques destinés à la prévention des IST, du VIH, du Sida et de la maladie à virus Ebola en milieu scolaire.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée, hier lundi 25 avril, au centre Hawa KEITA, sous la présidence du ministre de l’Éducation nationale, Kénékouo dit Barthélémy TOGO. C’était en présence du Coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida et de la maladie à virus Ebola, le Pr Mady KEITA, du secrétaire exécutif du Haut Conseil national de lutte contre le Sida, Malick SENE.
La formation concerne des agents des IFM, des agents des Académies, des Centres d’animation pédagogiques de Kayes, Kita et Nioro du Sahel. Elle a pour objectif d’amener les formateurs à bien mesurer l’ampleur et la nature des divers problèmes soulevés par la pandémie du Sida, la maladie à virus Ebola au niveau du système éducatif et de l’urgence d’y apporter des réponses adaptées ; les amener à réfléchir sur leurs propres croyances, attitudes, pratiques et interrogations par rapport au VIH, au Sida, la maladie à virus Ebola et à un enseignement à la prévention et de les doter de compétences leur permettant d’assurer la formation des conseillers pédagogiques.
Le Coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida et de la maladie à virus Ebola, le Pr Mady KEITA, a noté que cette formation s’inscrivait en droite ligne de la poursuite de l’action de formation en cascade initiée, depuis 2008, par le ministère de l’Éducation nationale avec l’accompagnement et l’appui de l’UNICEF afin d’outiller les formateurs nationaux et régionaux à l’utilisation des kits élaborés pour l’éducation à la prévention des IST, du VIH, du Sida et de la maladie à virus Ebola.
Il a indiqué que cette formation est nécessaire et s’impose puisque l’épidémie décime le personnel du secteur de l’éducation et fait enduré aux femmes, aux jeunes, notamment aux élèves scolaires ainsi que leurs familles des souffrances atroces.
Le Pr KEITA estime que la réussite de la lutte contre la pandémie passe par la réalisation de la mission qui dévolue au secteur de l’éducation pour que notre pays soit au rendez-vous de l’atteinte de l’objectif « Zéro cas de Sida », d’ici à 2030.
Il s’est dit convaincu qu’à défaut de médicament, l’éducation à la prévention, communément appelée « Sérum social » est le seul remède qui existe pour éradiquer la pandémie.
Le ministre de l’Éducation nationale, Kénékouo dit Barthélémy TOGO, a noté que l’Éducation était l’une des armes les plus efficaces dans la lutte contre les épidémies de VIH et la maladie à virus Ebola.
« L’Éducation préventive est l’action clef pour prévenir toutes les formes de transmission du VIH et du virus Ebola », a-t-il indiqué.
Il a fait savoir que le département de l’Éducation nationale a mis en place différentes stratégies axées sur l’éducation pour combattre les infections et réduire leurs impacts sur les familles et les communautés. Selon le ministre TOGO, l’éducation, qui utilise surtout des méthodes adéquates, a la capacité de se démultiplier, de faire tache d’huile, car : donnant l’accès à l’information claire, précise et détaillée sur la maladie, particulièrement à la frange jeune victime du fléau du VIH et du Sida ; développant des compétences psychologiques notamment en renforçant les capacités à se prémunir contre l’infection ; enseignant des attitudes positives et des systèmes de valeurs qui aident aux pressions néfastes de leurs pairs et des adultes, réduisant ainsi les comportements dangereux ; en encourageant la compassion, la tolérance et l’acceptation de l’autre, quel que soit son statut sérologique.
Kénékouo Barthélémy TOGP a soutenu que cette formation des formateurs se justifie par le fait que les agents formés, depuis 2008 sont, soit partis à la retraite, soit mutés dans d’autres structures ou ont quitté ce monde.
Il a évoqué l’impact négatif de l’épidémie du VIH et du Sida sur l’éducation qui réduit l’offre et la demande d’éducation en ce sens qu’il diminue le nombre d’enseignants pour cause de maladie et de décès.
Le ministre a souhaité qu’après cette étape de renforcement des capacités des formateurs se poursuive le processus d’institutionnalisation, c’est-à-dire la mise en place d’une réponse coordonnée, large et efficace du secteur de l’éducation aux épidémies de VIH et de virus Ebola en dotant notre système éducatif d’un environnement non discriminatoire, propice à la prévention et à la prise en charge des personnes infectées ou affectées, notamment les orphelins.

PAR MODIBO KONE




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *