Search
vendredi 20 mai 2022
  • :
  • :

Sit-in au Monument de l’indépendance: le soutien des jeunes leaders au Gatia»

Après un examen critique de la situation actuelle du Mali, la Plateforme des jeunes leaders de la société civile, (toutes sensibilités confondues), notamment Mali tè tila, Mali Ka wélé Kan, Sabati, BIPREM-Fasoko, les ressortissants du Nord, Union nationale, NJA, RJPPM, Méritocratie, FENECOFF, PJD, CNJ, Allô Kledu, AJDS Mali, CLAAK, AJDS-APEJ, PDG, Amnity Mali, GP/DCF, AJDB, UNTM, était, en sit-in, le vendredi dernier, au Monument de l’indépendance.
Objectifs: Assurer l’union des forces patriotiques du Mali pour exiger des enquêtes sur les tueries de Gao; le départ du contingent de la Minusma, responsable de cette tuerie, ainsi que celle du général français, Thibaut, chef d’état-major de la Minusma; la signature un accord qui respecte l’intégrité et la laïcité du Mali, et surtout protester contre le démantèlement du groupe d’autodéfense Gatia, qui contrôle, depuis un certain temps, la localité stratégique de Tabankort (Gao).
Ils étaient plus d’une centaine de manifestants, membres d’une vingtaine d’organisations de jeunes et de la société civile, au Moment de l’indépendance, très remontés contre la situation confuse dans laquelle est plongé notre pays depuis des moments. Une situation caractérisée par l’ouverture du 5ème round des pourparlers d’Alger, le rejet du pré-accord par la classe politique et la société civile, mais surtout une montée en puissance de la violence entre les mouvements d’autodéfense et les groupes armés du Nord, notamment à Tabankort, sans oublier les 3 morts dans une manifestation contre la Minusma à Gao.
Un sit-in tous les vendredis à 16 heures jusqu’à la fin des Pourparlers
Loin du record des manifestations du genre, connues sur cette place symbolique pour la République, les «râleurs» du jour n’avaient rien à envier aux autres sur le plan de la détermination. Car, il a fallu ne pas céder aux provocations des forces de maintien d’ordre, qui ont voulu empêcher la manifestation de se tenir. Sous les prétextes fallacieux que la décision d’autorisation n’avait pas été dûment signée, ou qu’il était prévu le passage du cortège Présidentiel à ses lieux. Mais, c’était sans compter sur cette détermination sans faille des jeunes leaders à se faire entendre sur les grandes questions de la nation. Et cela à travers «un sit-in qui aura lieu tous les vendredis au Monument de l’indépendance à partir de 16 heures jusqu’à la fin des Pourparlers».
A travers cette manifestation, les responsables de cette Plateforme des jeunes leaders des partis politiques et autres associations de la société civile, entendent soutenir les forces armées maliennes (Fama), mais aussi dire à la communauté internationale que le Mali n’est pas prêt à signer n’importe quoi à Alger.
Le message des manifestants
Sur les différentes pancartes, on pouvait lire: Non à la régionalisation, Non au pré-accord, «Touche pas à mon Mali», «Mali té tila», «le général Thiebaut dehors», «Abas la Minusma, Abas le MNLA», «Vive Gatia», «Vive l’armée malienne», etc.
Pour Etienne Fakaba Sissoko, chercheur à l’une des Université de Bamako, non moins responsable de la Plateforme, la mobilisation du jour vise à exiger des enquêtes pour déterminer les circonstances dans lesquelles les manifestants sont tombés à Gao, sous les balles brutales de la Minusma. Mais aussi, pour d’exiger, une fois de plus, le départ pur et simple de la Minusma, responsable de ces tueries; ainsi que de ses responsables, notamment, le général français Thibaut, qui a outrepassé ces prérogatives pour signer un accord avec les groupes armés. «Il faut que la Minusma revienne à sa mission première conformément à la résolution 2164 qui lui donne mandat d’être aux côté de la population malienne, d’être aux côtés des autorités, pour qu’ensemble, nous puissions recouvrer totalement et définitivement notre intégrité territoriale».
A son avis, les pourparlers d’Alger n’augurent pas de bonnes nouvelles. A l’en croire, tout est en train d’être mis en œuvre pour abandonner les populations à leur propre sort et cela, à travers le désarmement du combattants du Gatia que la Plateforme soutient de toutes ses forces.
Le Dr Etienne Sissoko affirme que le projet de pré-accord a été rejeté par la classe politique, par la société civile, par l’ensemble des autorités. D’où son appel aux négociateurs à Alger qu’il invite à ne pas revenir avec le même accord signé. «Nous Exigeons un accord qui respecte l’intégrité et la laïcité du Mali».
Pour terminer, il a invité les autres organisations à rejoindre la mobilisation tous les vendredis sur le Monument de l’indépendance, car, le Mali est en danger.
Mme Dembélé Oulématou Sow, présidente de la FENECOFF, quant à elle, dira à ses sœurs de laisser, un peu, de côté les cérémonies de réjouissance pour rejoindre la mobilisation qui, à son avis, ne doit jamais faiblir avant le retour de la délégation malienne d’Alger.
«Nous nous battons pour l’intégrité territoriale du Mali, car ce qui est en train de se préparer maintenant nous inquiète». A-t-elle expliquée avant de préciser que la société civile a une mission de veille citoyenne.
L’armée malienne est victime d’un complot qui ne dit pas son nom
Selon Sidi Ahmed Ag Elmoctar, un ressortissant de Kidal, le Mali a les ressources humaines qu’il faut pour aller même au-delà de Kidal à condition qu’on reste uni et mobilisé. Quand on regarde les positions sur le terrain, on se rend compte que ça fait deux mois que le MNLA cherche à déloger le mouvement d’autodéfense (Gatia) de Tabankort.
«Comment le MNLA a fait pour chasser l’armée malienne de Kidal ? S’il n’avait pas un autre soutien, un autre allié, un autre ami plus fort que Mali, plus fort que les autres mouvements d’autodéfense…». s’interroge M. Ag Elmoctar, natif de Kidal.
Pour lui, on estime l’armée a perdu le Nord par qu’elle n’est pas capable. «C’est faux, je suis témoin, j’ai vu les militaires maliens se battre le 21 mai à Kidal, qu’on a fait descendre devant moi. C’est des hommes valables. Ils sont morts les armes à la main», s’est indigné Sidi Ahmed.
«L’armée malienne est victime d’un complot qui ne dit pas son nom. Ce, de la part de la communauté internationale et de la force française. Il faut que le peuple malien s’assume». Accuse ce fervent défenseur des FAMA avant de conclure que nous devons oser plus pour la défense de la patrie.
Selon Abdoulaye Touré, ressortissant de Gao, le pré-accord d’Alger est douteux et hypothèque la souveraineté du Mali.
«Il faut qu’ils marchent sur nos corps pour exécuter leur agenda», a-t-il prévenu à certains membres de la communauté internationale qu’il accuse d’avoir des agendas obscurs pour notre pays.
Dans une déclaration, lue par Yagaré Baba Diakité, leader du Mouvement «Vert-Jaune-Rouge», la Plateforme des jeunes leaders de partis politiques et de la société civile, après un examen critique de la situation actuelle du Mali,
Condamne sans réserve la répression de la Minusma contre le peuple du Mali à Gao; exige l’évacuation, sans délai et sans conditions, du contingent des casques bleus qui était en poste à Gao au moment des tueries des 26, 27, 28 janvier 2015; dit Non au processus de négociations avec les ennemis du Mali à l’issue desquelles un projet de démentielles de notre pays est envisagé.
Considérant tous ces aspects totalement négatifs en plus de la violation de la Constitution de la République, les organisations présentes ont rejeté en bloc ce document de synthèse qui bafoue l’honneur, la grandeur et la dignité du Mali et des Maliens.
Demande à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour: Rétablir l’intégrité territoriale du Mali et exercer sa souveraineté sur toute l’étendue de son territoire national; Lutter contre toutes formes de projet de partition, de démantèlement de scission ou de disparition du Mali.
PAR ABDOULAYE OUATTARA




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *