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vendredi 23 octobre 2020
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Situation humanitaire d’urgence: 324 millions de dollars pour relever le défi

Pour répondre aux multiples besoins humanitaires qui se sont accrus à cause de la saison pluvieuse, le ministère de la Solidarité et de l’action humanitaire et son partenaire OCHA ont lancé un cri de cœur à l’endroit des partenaires techniques et financiers du Mali pour des aides d’urgence, afin de soulager les populations. Cette réunion urgente avec les PTF avait pour l’objectif de les informer de l’urgence humanitaire à laquelle le Mali fait face depuis les récentes pluies qui ont sinistré des milliers de personnes.

C’est à la faveur d’un point de presse que le Ministre Hamadoun KONATE et Mme Mbaranga GASARABWE, Coordonnatrice humanitaire de la MINUSMA au compte des Nations unies au Mali ont fait un briefing de cette réunion à la presse, au département de la Solidarité et de lutte contre la pauvreté.
Selon le ministre KONATE, les récentes pluviométries à travers tout le pays sont à l’origine des inondations qui ont affecté 130 000 personnes dans les régions de Koulikoro, Ségou, Tombouctou, une partie de Kidal et le District de Bamako. Selon lui, il a fait l’état de la situation humanitaire devant les bailleurs de fonds, en indiquant que les ressources financières dont l’État a besoin s’élèvent à 550 millions FCFA par région pour la prise en charge des victimes d’inondations. « Des besoins que le département de la solidarité a, auparavant, présentés au Chef du gouvernement. Nous remercions le Premier ministre Boubou CISSE qui a donné des instructions pour identifier des besoins point par point, pour une prise en charge rapide de desdits besoins. Il s’agit des besoins d’habitations, parce que la pluie a fait effondrer des maisons, des besoins de sécurité alimentaire et de nutrition, des besoins de soins et de santé. Bref, ces sinistrés ont besoin de tout. Et le Premier ministre est en train de prendre des dispositions pour mettre ces Maliens en besoin dans de bonnes conditions », a-t-il rassuré. Le ministre n’a pas exclu une augmentation de ces chiffres susmentionnés, car, dit-il, les prévisions météo indiquent que la pluviométrie restera en cours jusqu’en novembre prochain. « Le nombre de personnes exposées aux zones d’inondations augmente. Les besoins humanitaires augmentent également. Les sinistrés ont besoin d’un appui alimentaire, des kits d’hygiène, médicaux et les moyens de déplacement pour les évacuations », a expliqué le ministre Hamadoun KONATE qui ajoute que l’intervention urgente de l’État, des ONG nationales et internationales, ainsi que les Nations Unies a permis de sauver des milliers de vies. Et de poursuivre que l’État dispose déjà d’un plan de lutte contre les catastrophes naturelles. « Les inondations vont durer jusqu’au mois de novembre et nécessitent de ressources supplémentaires pour une prise en charge des victimes », a-t-il insisté. Il indique que l’objectif de la réunion était d’informer les partenaires techniques et financiers de cette situation humanitaire.
Les images vidéo projetées lors de cette réunion montrent les habitations, les biens matériels et les vivres détruits par la crue des eaux des pluies diluviennes dans les localités de Massala (Koulikoro), Niono, Diabaly (Ségou) et dans le district de Bamako.
Cette situation humanitaire provoquée par les pluies diluviennes vient s’ajouter à celle engendrée par les conflits qui sévissent dans le centre et le nord du pays.
La Coordinatrice du système des Nations Unies des affaires humanitaires de rappeler que le nombre de réfugiés a atteint les 138 623 personnes. Elle a déploré ainsi la difficulté de mobilisation des fonds pour faire face à certaines urgences. « Le montant du suivi des financements du plan de réponse humanitaire 2019 s’élève à 324 millions de dollars. Mais à ce jour, les Nations-Unies n’ont mobilisé que 30% des ressources soit 96 millions de dollars qui ont permis de couvrir seulement 26% des besoins », a-t-elle indiqué. La représentante de l’ONU impute cette difficulté à mobiliser les ressources à la prolifération des conflits à travers le monde. « Ce sont les mêmes bailleurs de fonds qui doivent faire face au financement des crises », a-t-elle martelé.
Le ministre KONATE a annoncé que cette réunion n’a pas été bouclée par des engagements convaincants. « La partie gouvernementale et les partenaires techniques et financiers ont prévu une seconde réunion qui sera certainement l’occasion de définir un financement du plan de réponse humanitaire 20193 », a-t-il dit.
PAR CHRISTELLE KONE




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