Six ans après sa rénovation: le parc national du Mali se fait conter

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Les festivités commémoratives du sixième anniversaire (22 septembre 2010) de la rénovation du Parc national du Mali, ont été marquées une conférence de presse et une visite guidée dans le Zoo et dans le Parc. C’était le mardi dernier sous l’égide du représentant diplomatique du Réseau Aga Khan de développement, Ferid NANDJEE ; du directeur général par intérim du Parc, Yehia ROSHDY ; du responsable éducatif du Zoo, Aboubacar KONE ; et du chargé à la communication du Réseau, Ibrahim DIALLO.

Selon le représentant diplomatique du Réseau Aga Khan de développement, Ferid NANDJEE, à travers ce Parc, la tradition malienne, faite de rencontres et d’hospitalité, a su trouver un lieu où chaque citoyen peut s’évader et profiter de la verdure des arbres géants, aux ombrages doux et épais.
Aussi, a-t-il souligné, les nombreux visiteurs (Maliens et Etrangers) se sont appropriés le Parc.
Par ailleurs, a-t-il noté avec satisfaction, des chefs d’Etats, Premières Dames, membres du gouvernement, élus, décideurs, diplomates, hommes d’affaires qui résident ou qui visitent le Mali, partagent leur ardent désir d’implanter chez eux un Parc aussi magnifique que celui-ci.
« Quant aux nationaux, en se baladant dans ce Parc, on peut rencontrer des familles, des jeunes se prélassant à l’ombre des géants et centenaires cailcédras et respirant l’air frais et pur que distillent ces plantes. Un Parc qui devient surtout en période de canicule, le grand poumon, naturel et vert de la capitale », a affirmé Ferid NANDJEE.
Dans la foulée, il a rappelé que dans le zoo, les visiteurs peuvent trouver des espèces fauniques des plus diversifiées évoluant dans des enclos spacieux, bien entretenus et intégrés au mieux dans le paysage naturel.
Après la conférence de presse, les journalistes ont eu droit à une visite guidée sous la conduite du responsable éducatif du Zoo, Aboubacar KONE. Ce dernier a fait le tour des différents enclos où se trouvent différentes espèces d’animaux, de poissons, d’oiseaux et de reptiles.
Selon M KONE, le Zoo contient environ 600 animaux d’une centaine d’espèce.
Quant au directeur général par intérim du Parc national du Mali, qui a fait le tour du Parc avec les visiteurs du jour, pour surtout leur expliquer les différentes innovations apportées et celles qui sont en cours, a regretté le comportement de certains visiteurs qui ne cessent de saper les efforts en termes d’assainissement. Cela malgré les dizaines de poubelles et de panneaux indicatifs présents sur tous les coins du Parc.
En effet, rappelle-t-il, il y a 6 ans, l’ancien Président du Mali, ATT et Son Altesse l’Aga Khan inauguraient à Bamako le Parc national du Mali, fruit d’un accord de partenariat entre le gouvernement du Mali et le Trust Aga Khan pour la culture.
Espace de loisirs et d’éducation associant culture, nature et biodiversité, le Parc réaménagé fait partie d’un large programme de régénération urbaine mise en œuvre par le Réseau Aga Khan sur plusieurs sites historiques et culturels du pays, notamment Mopti, Tombouctou et Djenné.
Pour l’entretien des lieux, le Réseau Aga Khan a signé avec le ministère de la culture et le ministère de l’environnement et de l’Assainissement un accord de 25 ans pour la construction, la gestion, l’entretien et le développement du Parc.
Après six années de gestion commune dans un partenariat public-privé, le Parc est devenu le plus grand pôle d’attraction publique de la capitale, aussi bien pour les résidents que pour les étrangers.
Le Parc national du Mali a aujourd’hui réussi le pari de la préservation d’un écosystème d’une richesse paysagère alliant harmonieusement jardin botanique et Parc public.
Il comprend des parcelles de plantes médicales, reflétant le savoir ancestral malien en ce domaine ; une crèche ; un salon de thé ; un restaurant ; des boutiques ; un vaste centre sportif ; des parcours de santé ; des équipements spécialisés…
Le Zoo, quant à lui, rassemble une riche variété d’oiseaux, de reptiles, de carnivores, herbivores, poissons… Et plus de 150 jeunes maliens y travaillent.
Aussi, afin de perpétuer la tradition de rencontres et d’échanges qui caractérise notre pays, tout en préservant le patrimoine naturel et les écosystèmes, le Parc se veut une institution à vocation éducative, avec pour mission de sensibiliser le public, surtout les enfants et les adolescents. Pour ce faire, un important dispositif de sécurité est mis en place ainsi qu’un code éthique pour permettre à chaque tranche d’âge d’y trouver son compte.

PAR MODIBO KONE

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