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jeudi 5 décembre 2019
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Société: fiançailles ou ‘‘finançailles’’ ?

Le dimanche dernier, le Commissariat de Police du 2e Arrondissement de Kati a été saisi par rapport une affaire d’escroquerie en mariage opposant M. Ibrahima Diarra à Mlle Oumou Diarra. Selon le célèbre écrivain russe Léon Tolstoï : << Le mariage, tel qu’il existe aujourd’hui, est le plus odieux de tous les mensonges, la forme suprême de l’égoïsme >>. L’histoire qu’on est bien curieux d’entendre, c’est celle qui n’arrive pas tous les jours. Celle qu’on ne voit que dans les films : Un mariage annulé devant le Maire.
Le dimanche 10 novembre restera graver à jamais dans la mémoire de Ibrahima Diarra un jeune résidant à Kati-Malibougou 2, car victime de sa confiance, de sa patience et de son espoir pour avoir été lâché, à la dernière minute, par sa fiancée, OD, à la Mairie secondaire de Kati-Malibougou devant le Maire, les parents, les amis et les collaborateurs.
Après son refus de se marier à M. Diarra, Mlle Diarra a été conduite au Commissariat de Police du 2e Arrondissement de Kati pour audition. Selon elle, tout roulait normalement depuis les fiançailles si bien que M. Diarra était prêt à financer toute sorte de dépenses pour elle : «Il a acheté des téléphones pour moi dont un valait plus de 150 000 fcfa, une moto, des habits, il assurait aussi mes frais de scolarité dans une école privée du quartier.» dixit OD.
Toujours selon elle, une fois ‘’je lui ai même fait croire que mon téléphone était abîmé pour qu’il puisse m’acheter un nouveau et ainsi j’ai pu remettre l’ancien téléphone à mon amant’’.
C’est ainsi que le jeune Diarra se lança dans le mariage croyant que sa gentillesse envers la fille pouvait changer la donne si bien qu’elle commençait à dire à ses amies qu’elle ne va jamais se marier avec ID. Petit à petit le projet d’un mariage entre les deux fiancés se dessine jusqu’à ce que fut proclamée la date tant attendue. Alors, commença les grimaces et les mises en garde de la jeune Oumou, la semaine qui a précédé la semaine du mariage, elle est allée jusqu’à mettre sur son statut Whatsapp : «Le dimanche prochain ce que je ferais sera gravé et raconté partout par les uns et les autres», fin de citation.
Le samedi soir, la tension était à son comble puisqu’elle a clairement affiché sa volonté de dire Non à M. Diarra devant le Maire. Chose étonnante encore, elle avait tous les traits d’une jeune fiancée pressée de se marier le lendemain jusqu’à mettre Monsieur Diarra sur sa main en guise de témoignage de son amour à ce dernier. C’est ainsi qu’à l’instant tant attendu par les uns et les autres, OD exécuta ce qu’elle avait dit la veille, un silence de mort régnait dans la salle après son refus. Instantanément, elle a reçu les premières agressions physiques par ses proches, notamment sur sa tête où elle a été tirée par les cheveux. Au même moment, le Maire n’a eu d’autre choix que de l’amener dans son bureau pour ne pas qu’elle reçoive d’autres coups et a aussitôt appelé les éléments du 2e Arrondissement pour pouvoir l’éjecter de la Mairie en toute sécurité. Dans la foulée, puisqu’il est question de mariage, une jeune fille du nom de Safiatou était parmi celles qui ont effectué le déplacement a été proposée et acceptée automatiquement comme future mariée de M. Diarra. La satisfaction était à la hauteur de l’entendement et tous ont réaffirmé leur joie et leur bénédiction face à un tel événement.
Plus de peur que de mal, le jeune Diarra s’est plaint au Commissariat et ne veut plus rien de OD si ce n’est l’argent qu’il a dépensé pour le mariage qui tend, selon lui, à plus de 800 000 fcfa. Pour l’heure, le Compol Santigui du 2e Arrondissement de Kati suit la procédure habituelle et la jeune ex-fiancée de M. Diarra est attendue demain au Tribunal de Grande Instance de Kati pour escroquerie en mariage.
Affaire à suivre.

Abdou Diakite : Les faits ne sont pas mal, mais on doit connaître les causes, car les faits sont déjà les faits et visibles, mais les causes sont substrats. Cherchons à connaître les causes d’abord pour pouvoir donner un sens aux faits, sinon tout est insensé ici. Chacun a ses raisons et ses arguments si on leur interroge.

La Merveilleuse Coulibaly : Peut-être qu’elle avait déjà planifié son plan. Qui sait si ce n’est pas elle qui l’a poussé à dire non, pour prendre sa place par égoïsme, jalousie et par envie de se marier aussi. Les amitiés d’aujourd’hui donnent vraiment la nausée.

Moussa Bagayoko : cette pratique devient fréquente. Mais c’est assez regrettable que jusqu’au dernier jour et au moment ultime que les futurs époux ne soient pas parvenus à mieux se connaître et à détecter les signes de découragement et de refus de l’autre.
Il y’a aussi des problèmes par rapport au respect de la procédure par les maires. Une déclaration de mariage est publiée au moins 15 jours à l’avance pour permettre à tous de formuler d’éventuelles oppositions contre le mariage sur la base des informations qu’ils auront sur les futurs époux. En se permettant à célébrer un mariage non prévu et non déclaré conformément à la procédure entre deux personnes, le maire a violé la loi même, si je comprends sa volonté d’aider cet homme à laver son affront et son déshonneur.

Daba Jimey Mansaré : Ce mariage serait illégal, si tout s’était passé comme vous racontez. Car, il faudrait un délai légal d’annonce, avant de célébrer un mariage en République du Mali.
Malheureusement, tout se passe toujours à l’envers au Mali.

Alassane Traore : Je ne suis pas du même avis avec les autres qui commentent! C’est vrai que Oumou Traoré a mal agi, mais comment est-ce que son amie peut se déclarer candidate et lutter pour se marier à un homme qu’elle n’a jamais fréquenté ? On se marie si on connaît la personne et s’il y a de l’amour entre les deux ! Coulibaly mousso se croyait dans un film Nollywood ou quoi ?? C’est horrible !

Yousouf Guindo : Une des sources de l’échec des mariages à Bamako. Croire naïvement à des pseudo belles séduisantes filles.

Mahamane Toure : Une chose est en tout cas certaine, l’amant pour lequel, elle a refusé ce mariage ne la prendra pas pour épouse. Tout homme qui a peur d’une mauvaise surprise s’éloignera d’elle. Il ne serait pas non plus étonnant qu’elle finisse vieille fille.

Wahid Raimi : Vraiment félicitations à vous le commissaire et aux autres membres. Mais moi j’aurais aimé beaucoup que l’État, ainsi que les chefs religieux entrent dans le jeu du mariage incohérent qu’on observe aujourd’hui dans notre société. Regardez ces dépenses inutiles. Pourquoi ne pas fixer même un taux désormais, pour le mariage afin de pouvoir empêcher nos sœurs à ses actes ignobles ? Après le mariage, il y a tant de choses à faire et à réaliser, mais elles oublient en imposant des choses de futilités aux amants. Payer la dote n’est pas égale au payement de Paradis Al Firdaos ! Merci pour nos compréhensions !

Mary Dit Bouba Diallo : Moi je veux vraiment savoir le non-dit de cette histoire pour me prononcer après. Pour l’heure, tous les chefs d’accusation sont dirigés contre OUMOU, car nous ne voyons que le contour de l’histoire. Pourquoi le refus de OUMOU ? Parfois, les parents contraignent les enfants à se marier contre leur gré. Généralement, les parents le font pour les protéger, mais les filles ne sont pas généralement de cet avis, tandis que nous sommes à une ère ou leur avis compte. C’est pourquoi nous assistons parfois à ces scènes où les filles n’ayant pas le choix acceptent pour se rétracter après, le jour ou après le mariage. Et très généralement, le marié malheureux n’est pas innocent, pas tous bien sûr. On sait très bien quand quelqu’un ne nous aime pas. Certains signes sont toujours là pour nous le rappeler malgré tout, on fonce la tête baissée pour se prendre plein à la face. Ce qui est fait est fait, que la raison prévale et que chacun tire des leçons de son erreur…

Berger Dicko : Elles cherchent à ce qu’on parle d’elles, ces femmes. Rappelez-vous le premier cas à Sogoniko, pour ceux qui ont suivi. Ces femmes sont devenues célèbres. Vous venez aussi de rendre célèbre celle de Kati. Les femmes aiment qu’on parle d’elles. Ne leur dis pas que c’est le berger qui a dit !

Saly Coulibaly : On t’oblige à épouser un homme, aucun soutien en famille, on veut ne pas t’écouter. Maman est menacée de répudiation, on te traite de tous les noms. Elle dit rien, elle supporte, rit du coin de la bouche. Les parents sont heureux. Son seul recours, c’est devant le maire, la foule peut la sauver. Et puis on lui a posé la question. Elle devait répondre par un oui ou par un non. Elle a choisi le non. C’est mieux que d’aller tromper le monsieur après, ou même l’empoisonner.

Abdoulaye Diaby : Moi, ce qui me tape sur le nerf, ce n’est pas le fait de refuser ou d’accepter, puisqu’elle est libre de faire son choix. Mais pourquoi attendre la dernière minute de surcroît la mairie pour dire non. C’est malhonnête. Ça, aucun prétexte ne peut le justifier.

Mini Mk Konare : Abdoulaye Diaby, vraiment je suis d’accord avec toi pourquoi attendre la dernière minute si tu ne veux pas ?

Abdoulaye Diaby : je suis soninké, je connais le méfait du mariage forcé. Je suis contre. Je te parle en expérience de la chose. Mais à sa place, je n’irai pas à la mairie !

Tima Diarra : Elle a bien fait à son âge, sa place est à côté de ses parents pour continuer les études. Dans tous les cas, sa place ce n’est pas gérer un foyer et ses problèmes. Aussi, ce n’est pas grave, si elle reste chez ses parents. L’essentiel, c’est savoir dire non quand on ne veut pas, et non dire oui à tout par crainte.

Bathily Dramane : Ma chérie, tu pouvais refuser dès le début. Soyons d’accord, ce n’est pas du tout honnête, parce que bien avant la dote, les parents te posent la question si tu veux bien de l’homme.

Tima Diarra : Bathily Dramane OK, mais pourquoi le maire a demandé, parce qu’on peut toujours se désister. Tu es vraiment sûr qu’elle peut tenir tête à ceux qui tenaient à ce mariage-là ? N’oublie pas son âge et aussi les parents sont différents. Nous sommes tous dans la supposition, vu que la fille même ne s’est pas exprimée. Alors, moi je ne peux la juger ne sachant pas le pourquoi du comment.

Aboudou Diarra : c’est plus qu’extraordinaire ! Bamananw k’o, KO ni dôn la bâ man sa, dôn ka na te dja. Donc, Safiatou est une femme bénie qui a sauvé la vie d’YT. On ne peut que leur souhaiter un heureux MÉNAGE avec tous les bonheurs du monde.

Son Excellence Snd : Pourquoi son amie intime donne son accord sur place ? Incohérence dans ce fait ! Y avait- il complicité entre les 2 amies ? Sont-elles réellement amies ?

Bakary Coulibaly : Safiatou avait certainement les yeux sur l’homme de sa meilleure amie. Ça peut-être la raison aussi.

Isaac Coulibaly : Je parie que ce sont ces mêmes amies qui ont contribué à son refus, en lui prodiguant des conseils négatifs. Ça apprendra à plusieurs.

Moh Konaté : Ko par ce que l’autre a refusé pour faire du buzz, tu t’en vas te jeter dans le bras du Monsieur sans savoir qui il est. Et pour quel motif l’autre l’a refusé et c’est pour aller dire, deux mois après au tribunal que ton mari est impuissant alcoolique et violent tchrrr ! Si vous pensez que mariage c’est amusement continuez.

Lassine M’Boua Diarra : Moi je suis perplexe sur ces genres de mariages. Ça me rappelle celui célébré en grande pompe dans les années 90 dont le couple s’appelait «Aminata et Dramane». Aujourd’hui, je me pose la question qu’en est-il de ce mariage ? J’aurai appris dans les rumeurs que cette union, qui avait été bénie par tout le monde (le couple a eu droit au bonheur de voir leur image gravée sur les ustensiles de cuisine et des textiles à l’époque), n’aurait pas survécu. Alors, je me pose la question à savoir si cette récente affaire «Oumou et Safiatou» n’est pas créée de toute pièce simplement pour faire le buzz surtout en cette période de réseaux sociaux. C’est tentant non ?

Amadou Sanogo : Moi je suis en train d’attendre d’autres témoignages, avant de me prononcer sur le sujet. Certaines personnes ont traité Safiatou d’hypocrite, alors que si cet article est proche de la vérité. La fille en question, Oumou est un escroc.

France Vetter : mon p’tit loup, ça me fait marrer. Des escroqueries au mariage sont légion.
Mais dans un pays qui se respecte, on ne peut pas prendre une épouse au pied levé dans l’assistance. Même si celle-ci est d’accord. La publication des bans 15 jours avant le mariage est obligatoire avec le nom des deux futurs époux. S’il y a ratures sur l’état civil. On peut se poser la question sur l’authentique et du document. Mais bon, comme me le disait un ami hier, au Mali tout est possible. C’est un très mauvais film. La première doit payer des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Et que cela soit conséquent.

Amadou Sanogo : France Vetter, ce que la première fille Oumou raconte, étant dans le violon est lucide. C’est que cet escroc mérite dur de peine que les dommages et intérêts. Malheureusement, notre pays est atteint par une hémorragie du laisser-aller.

Sidi Dembele : Oumou doit être poursuivie pour abus de confiance. Car, à ce niveau, on ne peut pas parler de pression des parents à partir du moment où elle a accepté et joui des innombrables services de YT, sa victime.

Seima Walet : Dieu reste le seul juge véridique. Si elle sait qu’elle ne va pas être heureuse, elle a pris la bonne décision, le mariage n’est pas un jeu.

Youssoufa Inoussa Maiga : Seima Walet Pourquoi a-t-elle attendu le dernier moment ? C’est pour faire atteinte à la dignité de l’homme, l’humilier devant le maire, en présence de ses parents et ses amis. C’est vraiment cruel.

Mouhamad Niakate : Si elle avait des raisons valables, il ne fallait pas attendre jusqu’au jour du mariage. Qu’elle manifeste ses raisons depuis avant, mais elle a fait juste pour humilier le gars. Ces genres d’actes sont plus d’actualité. Si tu veux t’humilier, il faire ces trucs. Toi tu as gagné mari, tes camarades de 30 ans sont là non même pas de copain, et c’est-à-dire, toi qui renonces à ton jour de mariage.

Seydou Oumar Traoré : Si Oumou a dit NON à ID, c’est parce qu’elle prenait son argent et ses biens sans l’aimer vraiment et donnait des biens de ID à son amant. Elle avait minutieusement préparé son coup et l’avait presque annoncé sur son statut WhatsApp. Elle est actuellement détenue à Kati et sera présentée demain au juge de Kati, car ID a porté plainte pour escroquerie en mariage et réclame 800 000 francs CFA. Oumou risque la prison.

Soumaila B. Coulibaly : drôle de situation, je me demande pourquoi on doit inquiéter la pauvre jeune fille. C’était des cadeaux qu’il lui remettait. Cela ne saurait être une escroquerie. Bon, je me demande quel type de droit on a chez nous. C’est une question civile ! Pourquoi la criminaliser ?

Hamady Sow : C’est une affaire purement civile. Pas d’infraction à la loi pénale. Ses parents sont civilement responsables.

Rodrigue Yaou Rodrigue : Hamady Sow, l’escroquerie et l’abus de confiance sont des infractions graves.

Abdoulaye Kone : Rodrigue Yaou Rodrigue, mais tu ne penses pas qu’il peut y avoir une forme d’escroquerie dans cette affaire ?

Bakara Moukila Konate : Ils vont payer, c’est quel « molobaliya sa ?»

Faboly Diarra : Bakara Moukila Konate, et pourtant le monsieur a raison de déclarer sa dot. Mon frère, imagine un peu les dépenses. La fille devait dire fort longtemps qu’elle n’aime pas et c’est fini. Dot à peu près 150 000 f. Si le jour du mariage est officiel, le mari envoie le sac de riz de 50 kg, plus le prix de condiments (nanssogo, argent djinibéré, la valise valeur (100.000f) et les dépenses chez le monsieur lui-même. Tous les hommes doivent aider le mari merci.

Bakara Moukila Konate : Faboly Diarra, absolument ! Les parents de la fille vont lui rembourser l’argent qu’il a eu à dépenser. Prochainement, les autres filles sauront comment se comporter.

Faboly Diarra : Bakara Moukila Konate, voilà sinon c’est un coup très dur et humiliant pour l’homme, mais une autre fille a pu se présenter merci.

Bah EL Presi Thiernis : Dans cette affaire, il n’y a pas de poursuite pénale, car dans la législation malienne aucun arsenal juridique ne parle de poursuite pénale. Cette affaire est purement civile. Le monsieur peut juste demander réparation de préjudice voir paiement du dommage et intérêt.

Doumbia Yah Zanfing : Bah EL Presi Thiernis, merci, sinon nous on ne connaît pas votre droit-là heinnn. Nous nous en exprimons selon nos sentiments. Merci pour la leçon. Comme vous soutenez, comme pour berner le citoyen lambda, que le droit est très complexe !!!!!

Cheick Oumar Coulibaly : C’est bien fait, il doit réclamer tout jusqu’au dernier centime ! C’est quel comportement ça ? Pourquoi attendre la mairie pour refuser ?! Des noirs perdus qui ne vont jamais être des blancs

Rodrigue Yaou Rodrigue : Cheick Oumar Coulibaly, même les frais du carburant pour les différentes démarches. Selon Alfred de Musset quand on refuse on dit non.

Koureichy Cisse : Lol. Le Mali c’est grave. On ne peut même pas situer civilement l’affaire, voilà la pauvre fille au pénal. Mdr !!!

Abdoulaye Kone : Koureichy Cissé, l’infraction d’escroquerie pourrait être retenue contre elle.

Bah EL Presi Thiernis : Koureichy Cisse, vraiment mon cher, nous sommes ici en face d’une matière civile pourquoi enfermé la fille ? Ça devient de l’abus.

Bah EL Presi Thiernis : Abdoulaye Koné, ça ne vaut pas le coup. La rupture abusive des fiançailles au Mali n’est pas réprimandée de façon pénale. Elle est civile et peut conduire au payement des dommages et intérêts.

Koureichy Cisse : Abdoulaye Kone Hahahaha !!! Mon grand frère ! Les choses peuvent être mal vues au regard de la société, mais être justes au regard de la loi. Tu fouilles, tu trouves que les parents sont responsables à long et à large. On ne donne pas la dote à la fille et la dote ne paie la femme. Elle n’a rien fait au regard de la loi ni au pénal ni au civil. Le gars n’a qu’à voir avec les parents de la fille. Il aurait même bien fait d’oublier tout. Une t’a rejeté, une autre t’a dit oui. Tu as tout eu. Lol !

Sory Ibrahim Konate : Koureichy Cisse, je ne parle même pas de pourquoi on la garde ou pas ? Pour moi, nous (tous ceux qui partagent cette image) contribuons à lui causer préjudice. Après, elle doit porter plainte.

Koureichy Cisse : La liberté est de principe mon grand frère. Il y’a un problème civil et les commissariats ne doivent pas connaître ces affaires. L’autre soir, une cousine aurait connu un mauvais sort du genre. Si elle n’avait pas eu le réflexe de m’appeler. J’ai intervenu avec le commissaire au téléphone, il a compris que je me connais un tout peu en droit. Il voulait garder ma cousine à cause de son fiancé qui dit que cette dernière l’a escroqué. Le droit ne doit pas être émotif, mais juridique.

Bah EL Presi Thiernis : Koro Abdoulaye Koné, dans cette affaire il n’y a pas de poursuite pénale, car dans la législation malienne, aucun arsenal juridique ne parle de poursuite pénale. Cette affaire est purement civile, le monsieur peut juste demander réparation de préjudice voir paiement du dommage et intérêt.

Rodrigue Yaou Rodrigue : Koureichy Cisse, tu ne penses qu’aux préjudices subis par le Monsieur ? Tu es du côté de cette fille sadique ?

Koureichy Cisse : On ne parle pénal et civil. Le droit n’est pas là pour satisfaire. On n’invente rien. Tout a été dit. Et on ne suit que ce qui a été dit.

Souleymane Guindo : Bah EL Presi Thiernis mon frère, il y a dans le Code pénal, l’infraction qu’on appelle escroquerie en mariage. Cherche à savoir de quoi il s’agit.

Bah EL Presi Thiernis Souleymane Guindo, je te renvoie au Code pénal Paragraphe 1 : l’escroquerie/ Article 275 Va bien lire après on continue.

Abdoulaye Kone : Affaire : Oumou Traoré. Le chef de village de Kati, ses conseillers, le Commissaire de Police, les parents de Oumou Traoré, se sont réunis afin de trouver une solution à l’amiable par rapport au cas Oumou. L’époux trahit, réclamerait près d’un 1 million de FCFA à Oumou Traoré (des téléphones portables achetés et d’autres frais pour le mariage). En cas de désaccord entre les parties, Oumou Traoré risque d’être poursuivie pour escroquerie.

Barou Sidibey : hum, Abdoulaye Kone, je te parle en connaissance de cause. J’en ai connu des exemples comme ça où les parents obligeaient la fille à se marier. On l’insultait, la menaçait et très souvent pour des raisons financières, les parents sont prêts à faire du n’importe quoi.

Bamakè Tassona : Bon, selon moi, la fille doit même être enfermée pour cause de complicité avec ses parents. Soit elle apporte des arguments très fondés qui prouvent qu’elle n’était pas d’accord depuis le début de cette affaire, et qu’elle avait avoué ça à son ex-mari, soit qu’elle avoue son forfait et ses parents payent ou elle reste en prison.




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