Sommet France-Afrique: les femmes préparent leurs doléances

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La salle de conférence du Patronat, à ACI 200 a abrité, hier mardi, un atelier régional s’inscrivant dans le cadre du forum genre et développement. Ledit atelier est organisé par la commission nationale d’organisation du sommet France Afrique, en collaboration avec le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et le forum du genre et du développement.

Placée sous la présidence de Mme Keita Aminata Maïga, la cérémonie d’ouverture a enregistré la présence de Mme Sangaré Oumou Ba, ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, des membres du gouvernement de M. Abdallah Coulibaly, Président de la commission nationale d’organisation du sommet France Afrique. On y notait également la présence de Mme Maïga Sina Damba, Présidente du forum genre et développement ; du maire de la commune IV du district de Bamako et l’ensemble du corps diplomatique accrédité dans notre pays, dont l’ambassadeur de la France au Mali.
« L’entrepreneuriat féminin dans le domaine de l’agro-business, la clé de l’émergence de l’Afrique », tel était le thème de cet atelier qui regroupe les femmes entrepreneurs évoluant dans le domaine l’agrobusiness. Cet atelier permettra aux femmes leaders de mettre en relief l’ensemble des outils et moyens dont elles se dotent pour développer leur potentiel qu’elles présentent au forum des femmes africaines lors du sommet France Afrique.
En effet, lors du 27e sommet de la France Afrique que notre pays s’apprête à accueillir les 13 et 14 janvier 2017, les femmes, les jeunes, les opérateurs économiques et les élus ont décidé de saisir cette opportunité pour mobiliser des groupes cibles autour de leurs objectifs, autour de différents fora. Ainsi, les femmes africaines se sont réunies autour du forum qui a pour objectif de voir comment développer l’agro business dans l’entrepreneuriat féminin ? D’où le thème de cet atelier.
Selon la présidente du forum genre et développement, les femmes constituent 70 % de la force de travail agricole et génèrent jusqu’à 60 à 80 % de la production des denrées alimentaires du continent. Elle a souligné, à cet effet, que si les femmes africaines sont bien appuyées, elles seraient de grandes opératrices économiques.
Selon Mme Maiga Sina Damba, une consultation en ligne des femmes africaines et celles de la diaspora a été mise en place pendant les mois d’octobre et de septembre pour recueillir leurs avis sur un certain nombre de problèmes et difficultés que rencontrent les femmes et de formuler des propositions pour une éventuelle prise en compte par les décideurs politiques. Au Mali, elle a révélé que dix ateliers préparatoires seront organisés dans toutes les régions du pays courant septembre-octobre. Lesdits ateliers regrouperont au moins 50 femmes et acteurs au développement régional.
Quant à M. Coulibaly, il a insisté sur le fait que les ateliers régionaux visaient à associer les femmes à la recherche des solutions appropriées à leurs problèmes spécifiques.
« Quelle voix est la plus autorisée que celle des femmes rurales sur les questions d’un meilleur accès à l’alimentation, à la santé, à l’éducation, à la terre, bref aux droits fondamentaux de la dignité », s’est-il interrogé ? Il a ainsi indiqué que ces ateliers faisaient partie des initiatives qui contribuent à mobiliser les énergies pour impulser les conditions favorables au développement, à la sécurité alimentaire, à la lutte contre le chômage et l’immigration des jeunes.
La première dame, à l’entame de son discours, a présenté ses condoléances à l’ensemble du peuple malien suite au décès de Mme Fatoumata Siré Diakité survenu en France, la semaine dernière. Elle a, à cet effet, rassuré que son combat continuait malgré cette tristesse.
« À la tristesse de ce jour, se mêlera la joie de savoir qu’aujourd’hui son combat pour lequel les Maliennes restent mobilisées et déterminées pour relever les défis communs que sont la lutte contre la pauvreté et pour l’émergence de l’économiques des États africains continue », a-t-elle martelé avant d’affirmer : que tenir un atelier au forum préparatoire genre dans chaque région du Mali permet d’aller à l’écoute des femmes et de s’imprégner de leurs préoccupations liées à la problématique de leur autonomisation économique. Car poursuit-elle, les femmes constituent aujourd’hui l’un des nouveaux leviers de la croissance économique.

Par Christelle KONE

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