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samedi 8 mai 2021
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Sortie de crise: le FSD appelle à la création d’un vaste rassemblement

Comme à son habitude, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, dans un communiqué en date du 23 juin, s’est prononcé, à nouveau, sur la situation sécuritaire dans le pays. Le front de l’opposition a dénoncé l’absence d’enquêtes, à fortiori de poursuites et de sanctions judiciaires, l’impunité totale après des assassinats ciblés ou pire des massacres de villages entiers. Tout en exigeant le désarmement des milices par l’Etat, le FSD appelle à la création d’un vaste rassemblement pour une sortie de crise. 

Communiqué

Le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, constate avec inquiétude l’aggravation de l’insécurité dans certaines localités du Mali notamment Tombouctou, Mopti et certaines parties du nord de la région de Ségou.

Le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie constate également que l’ensemble des acteurs présents sur le terrain déplorent l’absence de l’Etat, le manque de suivi des actions indispensables à la restauration de la sécurité et du vivre-ensemble en dehors des actions médiatiques et de propagande, le manque de solidarité réelle envers les populations en détresse ou endeuillées.

Selon le communique du FSD, ce manque de compassion des autorités envers les populations sinistrés s’est particulièrement démontré à Bougouni le mardi 18 juin 2019 à l’occasion de la Journée du paysan qui s’est tenue, le lendemain même du drame de Yoro et Gangafani (cercle de Koro) sur fond de grandioses manifestations festives tout au long du parcours du Président de la République et pire sans un mot de compassion pour la quarantaine de morts, les blessés et les déplacés.

Les mémos acteurs de terrain déplorent l’absence de renforts conséquents plusieurs fois promis par le Gouvernement pour protéger les populations menacées malgré des SOS lancés, le non-désarmement des milices et des porteurs d’armes, l’absence d’enquêtes à fortiori de poursuites et de sanctions Judiciaires, l’impunité totale après des assassinats ciblés ou pire des massacres de villages entiers.

Pire, les représentants de l’Etat, dénonce le FSD, sans protection ni motivation, quittent en nombre leurs postes de travail laissant les populations sans administration, sans école ou centre de santé.

Face à cette situation, des organisations légitimes et représentatives des populations comme Ginna Dogon, Irganda ou Tabital Pulaaku se sont fortement investies mais, sans malheureusement trouver une écoute attentive auprès du Gouvernement.

Aussi, le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie au regard des meurtres quotidiens qui ne sont même plus rapportés et qui se banalisent, des assassinats de masse s’assimilant quelquefois à des génocides, aux déplacements massifs de population, à l’insouciance voire la démission de l’Etat

– s’incline sur la mémoire des disparus et prie ardemment pour le repos de leurs âmes et souhaite prompt rétablissement aux blessés ;

– Exige le désarmement immédiat de toutes les milices et autres porteurs d’amies ;

– Exige du Gouvernement de sortir des incantations et des actions spectaculaires sans lendemain et de mener des enquêtes approfondies suivies de procès transparents et de condamnations exemplaires ;

– appelle à un VASTE RASSEMBLEMENT et une mise en commun des multiples initiatives actuellement en cours émanant de partis politiques, associations, mouvements et personnalités concernées ou impliquées pour apporter une solution définitive à la crise qui prévaut au centre du Mali ;

– s’engage à travailler à la mise en place de ce rassemblement pour des actions et activités concertées.

Bamako, le 23 juin 2019




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