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mardi 21 août 2018
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Soumaïla Cissé à Paris: l’alternance à tout prix !

Le chef de file de l’Opposition, Soumaïla CISSE, était hier jeudi, l’invité Afrique de RFI. Soumi Champion a appelé « tous ceux qui s’opposent à politique actuelle », à se mettre ensemble pour trouver « le meilleur profil pour une alternance nécessaire », dans notre pays. Si le président de l’URD et challenger d’Ibrahim Boubacar Keita en 2013 se dit prêt à faire des sacrifices pour cet objectif, il maintient toujours le flou sur sa candidature de 2012.

Apparemment le chef de file de l’opposition va-t-il renoncer à une éventuelle candidature en 2018 si sa « coalition politique » venait à décider ainsi ? En tout cas, de passage à Paris, il été clair sur son ambition de réussir l’alternance lors de la prochaine présidentielle même si cela devait passer une candidature unique au sein de l’opposition.
« Nous sommes en train de travailler pour un rassemblement des forces de l’opposition. Il est important aujourd’hui que tous ceux qui s’opposent à la politique actuelle se concertent et arrivent à déterminer le meilleur profil pour une alternance nécessaire. Continuer dans le système actuel, c’est plonger le pays dans les abîmes », a-t-il soutenu.
Pour cette alternative, le chef de file de l’opposition rassure qu’ils sont à pieds d’œuvre pour mettre en place un front très large. « Nous allons faire un accord pour cela. Déjà, dans un premier temps, nous sommes en train de nous rassembler, nous unir et faire un front très large. C’est ça qui est important. Après ce rassemblement, nous allons continuer les négociations pour voir qui d’entre nous est le meilleur candidat, si nous arrivons à mettre un seul en place. Ce n’est pas une tâche facile, on ne va pas se le cacher, mais nous y allons. Mais c’est l’objectif ultime que nous ayons un candidat pour l’ensemble de l’opposition », a-t-il martelé.
Le doute
Malgré toutes ces stratégies, l’honorable Cissé n’est pas sûr de son alternance pour gagner la présidentielle dès le premier tour.
« Si nous n’y arriverons pas, ceux qui déciderons d’y aller avec nous vont s’unir pour le second tour. J’en ai parlé, le président Amadou Thiam en a parlé, le président Tiébilé Dramé en a parlé, le président Modibo Sidibé en a parlé. On est un certain nombre, Soumana Sako en a parlé », a indiqué Soumaïla CISSE avant d’enchainer, « Au-delà de nos propres personnes, nous sommes prêts – tous – au sacrifice pour cela ».
Pour le respect de la date des élections, il avertit qu’il n’y a pas plan B : « Je crois qu’aujourd’hui, il est indispensable que le message soit très clair. En tout cas, c’est clair pour l’opposition, il n’y a pas de plan B. La seule solution, c’est qu’on aille aux élections. Je n’ai pas d’autres inquiétudes. Si la volonté politique y est. Ce qui a été possible en 2013 doit être possible en 2018 », a-t-il insisté.
À la question de savoir s’il est possible d’organiser dans le Nord et dans le centre du Mali des élections, à cause de l’insécurité, l’élu de Niafunké insiste sur la tenue des élections sur toute l’entendu du territoire national.
« Il faut organiser les élections partout dans le pays. Le président sortant s’y est engagé. Nous sommes disposés à accompagner le gouvernement pour cela. Mais pour cela, il faut restaurer la sécurité, l’autorité de l’État. Nous devrons être unis devant ces groupes et dégager une force suffisante pour leur faire face. Il faut que le gouvernent fasse son travail », a-t-il dit.
Selon lui, le gouvernement ne le fait pas suffisamment son travail malgré les conseils de l’opposition. « Nous avons fait une offre de dialogue depuis quatre ans. Nous leur avons conseillé de parler avec les partenaires, parler avec l’ensemble des forces vives pour remettre l’armée dans son métier. Je pense honnêtement que si cela est fait et que l’objectif est accepté par tout avec la volonté politique qu’il faut, je pense que nous allons réussir », a-t-il affirmé. Bien qu’il ne reste que quelques mois de la date des échéances, il trouve cela est possible, avec la bonne volonté de tout un chacun.
« Dans quelques mois, on peut faire tout si on veut. Aujourd’hui, l’ensemble des Maliens sont mobilisés pour ces élections. L’ensemble des Maliens sont convaincus que sans ces élections, nous allons à l’aventure », a-t-il dit.
Pour Soumaïla Cissé, il faut sortir des instructions alambiquées qui orientent les choses. Il s’agit selon lui de permettre à l’administration d’organiser elle-même et toute seule l’élection. Soumi Champion exige donc beaucoup plus de transparence et une plus grande implication de l’opposition, de la société civile pour des élections des élections crédibles.

PAR CHRISTELLE KONE




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