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mercredi 18 octobre 2017
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Stabilité et cohésion nationale: le socle des valeurs traditionnelles

La Fondation Balanzan pour la gouvernance et la stabilité organise hier et aujourd’hui, dans un hôtel de la place, un séminaire de haut niveau sur le thème de « La contribution des dépositaires des légitimités coutumières et religieuses au processus de paix et de réconciliation nationale.

La cérémonie d’ouverture, placée sous la présidence du parrain de la Fondation, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim HAIDARA, président du Haut conseil des collectivités, a enregistré la présence du ministre des Affaires Religieuses et du Culte, Thierno Amadou Omar Hass DIALLO, du représentant de son homologue de la Culture, des représentants des familles fondatrices de Bamako, les leaders religieux et naturellement des maîtres de la paroles, les ‘’niamakalaw’’.

Prennent part à cette importante rencontre qui se tient au moment où notre pays retrouve la stabilité, après plus de deux ans années de crises sociopolitiques et sécuritaires qui ont ébranlé les fondements de l’Etat et mis en péril l’unité nationale et la cohésion de la Nation : les chefs coutumiers venant de toutes les régions du Mali, les leaders et guides religieux, les grands familles des niamakalaw (griots ou communicateurs traditionnels) du Mali, les confréries des chasseurs.

L’objectif de ce séminaire est de mobiliser les dépositaires des légitimités coutumières et religieuses pour le renforcement de la cohésion nationale et la redéfinition de nouveaux paramètres du destin national.

De façon spécifique, indique-t-on, il s’agira, de : aider les participants à appréhender la nature, les enjeux et les défis des crises cycliques, notamment de la crise en cours, les conséquences sur le plan national et régional, les initiatives en cours par les pouvoirs publics et les partenaires du Mali ; identifier dans l’histoire politique ancienne et contemporaine du Mali des pratiques et des pactes issus des coutumes, des traditions et/ou des religions, générés et usités par les efforts des chefs coutumiers, les leaders religieux et guides spirituels, les ‘’niamakalaw’’ et les confréries de chasseurs, dans la résolution des crises internes au sein des empires et des royaumes et cibler dans le contexte actuel quelques leviers pouvant servir de contribution à la sortie de crise et au renforcement de la cohésion sociale ; permettre aux participants d’élaborer et d’adopter une « Déclaration d’engagement des chefs coutumiers, des ‘’niamakalaw’’ et des leaders et guides religieux » appelée « SAARTI KAN » pour accompagner le processus de paix et de réconciliation nationale.

Au cours des deux jours de travaux, il est prévu : une présentation synoptique de la nature, des enjeux, des approches et des solutions (Accords) aux crises depuis l’indépendance du Mali : les leçons apprises et les perspectives au niveau national et régional. Les deux communications afférantes à ce thèmes sont : analyse de la nature, des enjeux, des approches et des solutions aux crises successives survenues au Mali ; présentation synoptique de la mise en œuvre des accords de paix, des ruptures et des continuités et les perspectives pour l’accord en gestation. Une session plénière a, à son ordre du jour, la contribution des légitimités coutumières et religieuses au processus de paix et de réconciliation nationale avec deux communications axées sur : les mécanismes sociaux, culturels, moraux et religieux de résolution des crises internes au sein des principales entités politiques et historiques du Mali : contribution des légitimités coutumières et religieuses ; les pratiques coutumières à l’épreuve des légitimités démocratiques : synergies et convergences dans le processus de paix et de réconciliation nationale.

Trois panels thématiques sont également à l’ordre du jour : idientification des principaux leviers issus des us et coutumes qui s’inscrivent dans le cadre de l’approfondissement de la démocratie pour accompagner le processus de paix ; identification des principaux leviers issus des religions et pouvant accompagner le processus de paix et de réconciliation nationale ; identification des principaux leviers issus du ‘’niamakalaya’’ et pouvant accompagner le processus de paix et de réconciliation nationale.

Le président de la Fondation Balanzan, Moussa Makan CAMARA, a mis en exergue, à l’ouverture du séminaire, l’importance des légitimités dans la résolution des crises.

Les représentants des chefs de quartier, du Haut conseil islamique, de l’Eglise catholique, des femmes leaders, ont tous mis l’accent sur la nécessité pour les fils d’un même pays de se donner la main, de faire preuve de tolérance pour l’avènement d’un climat de confiance et d’un nouveau vivre ensemble.

Le ministre DIALLO a insisté sur la place de nos valeurs ancestrales où les anciens ont le pouvoir de canaliser les jeunes.

Le parrain de la Fondation, Oumarou Ag Ibrahim, a jugé l’initiative de la Fondation Balanzan si bien à propos et si bien appréciée. Il a apprécié le rôle affecté aux légitimités coutumières et religieuses dans le dispositif de paix et de partage avec elle, cette approche de la paix.

Par Bertin DAKOUO

 




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