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mardi 21 novembre 2017
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Sur les négociations, ébola, l’achat de l’aéronef, les contrats d’armement…: ce que le Président IBK a dit à l’opposition

Après les chefs traditionnels et coutumiers, la société civile, les partis politiques de la majorité, à 15 heures hier, le président de la République a rencontré ceux de l’opposition, représentés essentiellement par Soumaïla CISSE de l’URD, Tiébilé DRAME du PARENA, Souleymane KONE du FARE, Amadou Daouda DIALLO du PDES, Mamadou SIDIBE du PRVM.

Le président de la République, dans son introduction luminaire, a situé le cadre de la rencontre portée essentiellement sur l’actualité portant sur la fièvre du Virus à Ebola et de la situation de l’état d’avancement des négociations ainsi du document de réflexion par rapport à la crise du nord.

A propos de la fièvre à virus Ebola, de la petite fille à l’imam de Kouremalé, IBK a mis l’accent sur le système d’anticipation, de prévention et de traitement tout en saluant les efforts du département de la Santé, mais surtout les failles constatées et les mesures idoines.

Par rapport à ces failles, le Président a insisté sur les mesures individuelles et collectives auprès de chaque Malien et souhaite très rapidement que l’Ebola soit enterré au Mali.

«L’Ebola ne saurait être un fonds de commerce, c’est un mal véritable. Pour nous, nos besoins portent sur l’équipement que beaucoup de partenaires sont décidés à nous accompagner, notamment, la Chine, la France, les USA, l’OMS, pour ne citer que ceux-ci….

Par rapport à la question des frontières, conformément à la décision de la CEDEAO, renforcée par l’OMS, le Mali n’est pas dans une dynamique de fermer sa frontières, surtout que cela semble une inutilité, une source de traumatisme. L’important, c’est le renforcement des équipes en ressources humaines et en matériel », a martelé le chef de l’Etat.

Pour les négociations en Algérie, il rassure que rien n’est compromis et que rien ne sera compromis.

Pour le locataire de Koulouba, la ligne rouge qu’est la souveraineté, la laïcité, et le caractère républicain du pays demeure et demeurera indiscutable.

Le document que certains appellent Pré-accord est plutôt un document de réflexion, proposé par les médiateurs, par conséquent, un document autour duquel les réflexions sont ouvertes.

Avec ses invités du jour, le président IBK, qui se voulait rassurant, a tenu à calmer les ardeurs : « Les discussions sont portées sur certains aspects, notamment humanitaire et sécuritaire. Ce qui reste vrai, ce que les questions indispensables, telles que le fédéralisme ou le confédéralisme ne sauraient prospérer avec aucun leader malien, maintenant et après. Rien n’a été signé et ne sera signé que ce que reflète l’aspiration nationale. Tout le Mali est en développement. Certes, il y a de décalages qui ont leurs solutions dans le dialogue », a-t-il indiqué.

Le Président, à cette occasion, a également donné des éclairages sur la crise entre le Mali et le FMI.

Après la déclaration préliminaire du Président, tour à tour, les leaders de l’opposition se sont succédé au pupitre, à commencer par Soumaila CISSE, Tièbilé DRAME,  Souleymane KONE, Amadou Daouda DIALLO, Mamadou SIDIBE du PRVM, et Amadou KOITA. Ils ont tous salué l’initiative du Président de la République et souhaité la fréquence d’un tel cadre d’échanges.

Ils ont aussi manifesté quelques inquiétudes par rapport au virus Ebola et ont d’une manière générale souhaité la fermeture temporaire de la frontière Mali-Guinée. Les leaders de l’opposition, selon nos sources, ont voulu aussi comprendre le déclenchement du virus dans notre pays, la gestion de la maladie et les mesures prises. Ils ont estimé que le débat autour du document de réflexion sur les négociations d’Alger soit davantage partagé.

Certains partis politiques ont déjà ouvert la réflexion à leur niveau et se proposent de communiquer les résultats de leur réflexion au président de la République et cela du préambule au dernier titre du document.

En marge des deux sujets d’actualité, des questions de gouvernance ont été également posées par rapport à l’achat de l’avion présidentiel et les équipements militaires.

Le président de la République n’a nullement été embarrassé par ces questions.

Dans sa réponse, il a rassuré ses interlocuteurs, que personne,  ni aujourd’hui, ni demain, ne peut se permettre de trahir le Mali par rapport à la crise du nord. Et de rappeler qu’un front uni s’avère indispensable pour sauver le Mali au présent et à l’avenir.

« Sachons raison gardée et patriotisme conservé. Le Mali est et demeurera, sous IBK et après IBK », a a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat de prévenir également que partout où le besoin d’enquête s’impose, que ce soit l’Ebola ou la bonne gouvernance, le processus sera engagé. Car, estime-t-il, nul n’est et ne sera au-dessus  du Mali.

« Que chacun ait à l’esprit ce que nous avons tous en commun, c’est le Mali», a conclu IBK.

Par Mohamed D. DIAWARA




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