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lundi 22 octobre 2018
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Table ronde sur emploi et la formation professionnelle: la revue des actions entreprises

La salle de conférence du gouvernorat du District abrite, depuis hier jeudi, les assises de la table ronde sur l’emploi et la formation professionnelle au Mali. Initiée par le ministère de la l’Emploi et de la formation professionnelle, en partenariat avec les autres départements en charge des questions d’emploi des jeunes, l’ouverture des travaux était présidée par le chef du département en charge de l’Emploi, Maouloud Ben KATTRA, en présence de deux de ses homologues, à savoir le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly AG IBRAHIM ; et celui de la Jeunesse et de la Construction citoyenne, Amadou KOITA.

Cette rencontre regroupe pour deux jours autour de la question de l’emploi et de la formation professionnelle les représentants des institutions de la république ; les membres de la commission emploi de l’Assemblée nationale ; les partenaires techniques et financiers ; les secrétaires généraux des ministères du secteur de l’éducation et de la formation ; les présidents des conseils régionaux et autorités intérimaires ; les présidents des organisations consulaires et faîtières ; les représentants des confessions religieuses et autorités traditionnelles ; les secrétaires généraux des organisations syndicales de travailleurs ; les directeurs et chefs des services centraux rattachés et personnalisés ; les coordinateurs des programmes et projets ; la société civile, etc.
La présente rencontre, selon ses initiateurs, est une occasion pour les différents acteurs, à savoir, les collectivités territoriales ; le secteur privé ; la société civile de passer en revue l’ensemble des actions entreprises dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle.
Au cours des travaux, les participants sont invités à faire ressortir les acquis ; les insuffisances et proposer des solutions adéquates à court, moyen et long terme.
L’occasion est aussi opportune de débattre, sans complaisance aucune, des causes profondes qui minent la réalisation de politiques en matière d’emploi et de formation professionnelle.
A l’ouverture des travaux, le ministre Ben KATTRA a souligné que le Mali, à l’instar des autres pays en voie de développement, doit compter sur la capacité d’initiatives et d’interventions de ses enfants pour relever les nombreux défis qui s’inscrivent aujourd’hui dans un contexte de compétitivité aux niveaux sous régional et international.
Ainsi, a-t-il fait savoir, les plus hautes autorités sont particulièrement préoccupées par le problème de l’emploi et du chômage, à cause de la très grande jeunesse de la population et de son taux d’accroissement élevé qui est de 3,6% par an.
Selon les projections du BIT, la population active au Mali devrait continuer de croître à un rythme soutenu au cours des années à venir, entre 2,9 % et 3 % par an, soit environ 150 000 actifs.
Ce chiffre prend en compte les entrées sur le marché du travail, ainsi que les sorties, pour des questions d’âge ou d’autres raisons.
Cependant, le nombre brut des entrées est bien beaucoup plus élevé. Il était estimé à 278 000, en 2010, et devrait atteindre 434 000, en 2031.
Maouloud Ben KATTRA a rappelé que la présente Table ronde se tient dans un contexte marqué par une nouvelle vision de la décentralisation fondée sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, et la régionalisation avec l’élection des présidents des conseils régionaux et du District de Bamako au suffrage universel direct.
A ce niveau, a-t-il indiqué que l’adoption du décret portant sur les détails des compétences à transférer aux Collectivités offre à celles-ci un rôle déterminant dans l’identification des créneaux porteurs d’emplois et les besoins de formation basés sur les filières porteuses au niveau local.
Cette formation, a-t-il insisté, doit répondre aux besoins des entreprises, en général, et au développement de l’économie locale, en particulier.
C’est pourquoi, a dit le ministre, il s’avère nécessaire que le volet formation professionnelle pour l’emploi doit être inscrit dans les programmes de développement social, économique et culturel (PDSEC) des Collectivités territoriales.
Au Mali, a-t-il dit, les Collectivités territoriales offrent des opportunités d’emplois, et les potentialités existent en grand nombre, mais ne sont pas soutenues par des qualifications professionnelles.
‘’Le rôle des Collectivités, à ce niveau, me semble déterminant pour identifier les créneaux porteurs, c’est-à-dire ceux dont le traitement favorise le développement local spécifique’’, a fait savoir le ministre.
Par ailleurs, l’étude nationale prospective Vision Mali 2025, adoptée par le Gouvernement, le 6 décembre 2000, fait ressortir en termes de perceptions dans le cadre de l’emploi et de la formation professionnelle que le Mali connaît aujourd’hui un chômage très important, aussi bien des diplômés que des jeunes non formés.
De l’avis des spécialistes, cette situation est essentiellement imputable à la qualité des formations dispensées qui ne correspondent pas, généralement, aux besoins du marché de l’emploi.
Comme conséquences de cette situation, il ressort de l’avis des différents acteurs que malgré les avancées significatives enregistrées, les résultats obtenus demeurent en deçà des attentes, à cause de l’insuffisance dans la mise en œuvre des différents dispositifs.
En prélude à la tenue de cette Table ronde, des concertations régionales ont été organisées, du 23 novembre au 5 décembre 2017, dans toutes les régions.
Avant de terminer, il a invité les participants à approfondir la réflexion entamée au niveau régional, en vue de formuler des orientations et des objectifs stratégiques en matière d’emploi et de formation professionnelle pour la décennie à venir.

Par Abdoulaye OUATTARA




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