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vendredi 21 janvier 2022
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sans Tabou: délai de la transition, la trahison de l’imam DICKO ?

Dans un communiqué rendu public ce lundi 3 janvier 2022, la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS) vient de rejeter le chronogramme électoral issu des Assises nationales de la refondation. Cette prise de position suscite des interrogations, voire l’incompréhension, dans la grande majorité de l’opinion nationale, quand on sait que cette organisation se revendique des idéaux de l’imam Mahmoud DICKO dont l’engagement politique, on le sait, a été à l’origine de cette transition.

Certes, en tant qu’organisation de la société civile, nous accordons à la CMAS le droit d’avoir son avis sur les questions d’intérêt national. Mais, en se revendiquant de l’imam Mahmoud DICKO, ce rejet des conclusions des ANR qui ont regroupé pendant 4 jours plus de 1 600 délégués venus de toutes les régions du Mali au CICB pose un problème de logique et de cohérence.
Alors, la question que l’on peut se poser est de savoir si ce communiqué signé par le coordinateur général de la CMAS, Youssouf Daba DIAWARA, a été publié avec l’autorisation de l’imam DICKO, lui-même.
Mais, difficile de ne pas croire en cela, quand on sait que leader religieux lui-même s’est fait remarquer par son absence lors de ces ANR.
D’ailleurs, son absence aux côtés de son mentor, le Chérif de Nioro, Bouyé HAIDARA, avait surpris plus d’un observateur.
Alors que le très vénéneux Bouyé HAIDARA avait fait le déplacement à Bamako, l’imam qui s’est toujours fait passer pour son porte-parole lors des manifestations contre le régime IBK a préféré se casser.
Pourtant, il n’est de secret pour personne que le Chérif de Nioro est le premier défenseur de la transition dont il a toujours souhaité la prorogation.
Doit-on voir dans ce comportement peu souhaitable de l’imam comme un acte d’affranchissement dans sa relation avec le Chérif de Nioro ?
En tout cas, pour bon nombre d’observateurs, on hésite plus à parler de trahison de l’imam vis-à-vis de ses engagements face au Chérif et face au peuple Malien à qui il a toujours donné la responsabilité de prendre les décisions concernant la nation.
Il ne fait l’objet d’aucun doute que ces ANR étaient une occasion pour les Maliens de se retrouver et de décider ensemble de la suite à donner à la transition en cours dans notre pays.
Parce que nous avons la faiblesse de croire que point ne vaudra les solutions importées.
Mais, en refusant de prendre part à ces assises, et en rejetant les conclusions par l’intermédiaire de la CMAS, l’imam est-il en train de se désolidariser de la transition qu’il a accompagnée dès le début ?
En tout cas, tout porte à croire que l’ancienne autorité morale du M5-RFP n’est pas satisfait de son rôle dans la gestion de la transition.
Mais dans cette posture, l’imam risque gros, en se mettant à contre-courant d’une transition qui est portée par la majorité des Maliens.
En tout cas, il n’est pas exagéré de dire que les conclusions de ces ANR résument l’opinion du Peuple Malien dans sa majorité qui souhaite une prorogation de la transition. Ce même peuple dont l’imam DICKO était le porte-parole dans la rue contre le régime IBK. D’ailleurs, il n’avait pas manqué d’invité le président IBK à l’écoute du Peuple qui réclamait sa démission.
Au regard de ce qui précède, on peut dire que le leader religieux est en train de trahir son propre serment pris devant les Chef d’Etat de la CEDEAO, en juillet 2020, en ces termes : « Je préfère mourir en martyr que de mourir traître ».

Par Abdoulaye OUATTARA




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