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mercredi 26 février 2020
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Sans Tabou: District, quelle qualité pour les vignettes  ?

Quelle solution contre la fraude !

Il y a deux ans, la mairie du District de Bamako a basculé dans l’informatisation de la vignette des engins à deux roues afin de minimiser les effets de la contrefaçon. Malgré tout, le percepteur-receveur, Aguissa Maïga, alerte sur des cas de fraude. Ce qui nous amène à poser la question, quel modèle faut-il encore pour cette municipalité ?

Trois ans plus tôt, le percepteur-receveur de la mairie du District de Bamako avançait des pertes à coût de centaines de millions dû à la contrefaçon des vignettes à deux roues. Conséquence : l’hôtel de ville avait des trous financiers et n’arrivait plus à faire face à certaines de ses dépenses.

En effet, le mardi dernier, le percepteur receveur, Aguissa Maïga, de la mairie a animé une conférence de presse comme à l’accoutumée sur la vente des vignettes. À cette occasion, il a sonné l’alerte sur les vignettes contrefaites. Une sortie qui se ressent comme un désespoir dans la lutte contre cette pratique. Selon lui, certains individus sont arrêtés dans le cadre des enquêtes sur la question. Cette nouvelle sonne comme l’échec des stratégies jusque-là adoptées pour faire face au phénomène de contrefaçon des vignettes.

Et pourtant, face à la situation, l’alternative développée contre cette pratique était d’informatiser la vignette. À l’époque, il y a trois ans, la mairie du district, sur accord du Conseil du district, a validé la décision d’aller à l’informatisation de la vignette.

Depuis cette date, les vignettes sur carton ou sur papier ont disparu de la circulation. Elles ont été remplacées par des vignettes sous forme de cartes électroniques.

Celles-ci sont un peu semblables à la carte NINA. C’est un produit électronique, une carte électronique. L’une des raisons d’aller à cette décision consiste à « protéger la vignette contre la falsification » notamment. Doublé de cela, la confection de ces vignettes, selon M. Maiga, est faite en la France. Une manière de plus pour renforcer la sécurité de ce produit pour qu’il ne soit pas falsifié par des gens mal intentionnés.

Aussi, de peur du phénomène de la contrefaçon, l’hôtel de ville a même refusé de décentraliser la vente des vignettes pour éviter les longues files d’attente consécutive à des plaintes de la population. L’argument avancé, c’est toujours de sécuriser les vignettes. Si après tout cela, la fraude selon le percepteur a le vent en poupe, il y a problème. Or, la décision d’aller à ce système a été fortement saluée. Mais les initiatives ne semblent pas décourager les trafiquants, car la mairie se plaint toujours des falsifications.

Décidément, on est intenté de se demander qu’est-ce qu’il faut finalement pour freiner cette pratique. En tous cas, les derniers cris de cœur du percepteur viennent assombrir l’espoir de la population quant à la lutte contre cette pratique.

Aussi, c’est une forte interpellation pour des responsables de la mairie eux-mêmes qui doivent faire évaluation à l’interne.

Par Sikou BAH   




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