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vendredi 24 septembre 2021
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Sans Tabou: FAMa, l’enrôlement, en attendant le réarmement

Ce vendredi 10 septembre, quatre ministres de la République avaient rendez-vous dans l’antre des FAMa pour être les témoins du lancement officiel de l’enrôlement du personnel des Forces Armées maliennes dans le Système Intégré de Gestion du Personnel de la Défense (SIGPD). Il s’agissait du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio CAMARA, du ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Colonel-major Daoud Aly MOHAMMEDINE, du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le Lieutenant-Colonel Abdoulaye MAIGA, ainsi que du ministre de la Refondation de l’État, le Pr Ibrahim Ikassa MAIGA.

L’ambition est de doter notre armée d’outils modernes, afin d’augmenter la performance de l’institution militaire et l’efficience des militaires. En effet, la gestion des ressources humaines est un domaine essentiel dans la mise en place d’une gouvernance vertueuse, y compris dans le processus de réformes des armées. Ce projet est important, parce qu’il est pensé, conçu, développé, mis en œuvre, suivi et contrôlé par des cadres maliens, militaires et civils, dont la compétence technique et l’intégrité morale sont hors de doute.
Mais, avons-nous seulement posé les bons diagnostics pour avoir les bons outils face aux défis qui nous sont imposés ? Certes, la gestion du personnel habillé de l’État a toujours relevé de la crapulerie. Y mettre fin serait louable pour le chef de la grande muette aujourd’hui le colonel Sadio CAMARA. Pour autant, qu’il n’occulte pas les autres challenges à relever par exemple le réarmement moral de nos hommes.
Selon l’analyste, le réarmement moral, incommensurable en premier lieu, interpelle tous les Maliens, de la souche comme de la diaspora. En cette période de guerre contre le terrorisme, chacun doit développer le réflexe sécuritaire et contribuer à la transmission des renseignements crédibles à qui de droit.
Il faudra dire aux Maliens dans le langage qu’ils comprennent, y compris de manquer d’élégance à l’égard de certains d’entre eux qui se prennent pour des Rambo ou experts en stratégie militaire, qu’aujourd’hui nous devons éviter la diffusion sur les réseaux sociaux de certaines informations ou communications susceptibles de saper le moral des braves soldats qui bravent l’inconfort et le danger sous toutes leurs formes allant jusqu’au sacrifice ultime pour protéger le peuple. Ce peuple reconnaissant du Mali doit avoir de l’affection manifeste vis-à-vis des soldats et de leurs parents. Ces parents meurtris doivent sentir que la nation est fière de leur fils ou filles, de leurs pères ou mères, de leurs cousins ou cousines, etc.
L’État du Mali, en dépit des efforts constants déployés dans le cadre de la Loi d’orientation et programmation militaire, doit continuer à améliorer et garantir des conditions de vie et de travail des hommes déployés sur les théâtres d’opérations. La République doit continuer d’assurer, avec rigueur, la prise en charge adéquate des ayants droit (des ascendants et des descendants) des militaires tombés ou qui tomberont sur le champ de l’honneur.
A cet égard, en appui à l’initiative du Colonel Sadio CAMARA, nous prônons que le réarmement devrait être autant matériel que moral. Le processus doit être un devoir régalien de l’État, et reste une condition sine qua non de la victoire du peuple et de son armée sur l’ennemi. Le renforcement et la modernisation du vecteur aérien avec des avions modernes sont à cet égard indispensables. Comme le dit l’autre, disposer aujourd’hui des Hélicoptères de combat, des Rafales, des F-16 et des Drones de combat, entre autres, ne constitue pas un luxe pour l’armée malienne qui doit sécuriser et assurer la souveraineté de l’État sur l’intégralité du vaste territoire national.
Mais déjà, c’est un premier pas et un pas vertueux à consolider.

PAR BERTIN DAKOUO




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