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mercredi 28 octobre 2020
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Sans Tabou: MDP, la duplicité des 3 loosers

Alors que le Gouvernement a indiqué qu’il n’était pas question de reporter les prochaines législatives, trois chefs de partis politiques regroupés au sein du Mouvement Démocratique Populaire (MDP) ont réitéré, ce lundi 17 février, leur désaccord avec les autorités nationales, de manière très particulière. Les trois chefs de partis ont battu le pavé pancartes en main pour faire savoir leur position. Les images de cette manifestation, qui ont vite fait le tour de la toile, ont suscité des interrogations de la part des observateurs et du commun des Maliens.

Pour une cause aussi sensible qu’importante, ils n’étaient que trois manifestants dans la rue, à savoir : le Dr Oumar Mariko, président du parti SADI, le Dr Aboubacar Sidick Fomba, président de l’ADPEM et Baila NIANG, président de l’UPM, à faire le trajet de la Bourse de Travail au Monument de l’Indépendance.

Que cache cette manière très singulière pour les 3 leaders d’un Mouvement autoproclamé ‘’populaire’’ ?

Cette méthode, qui sonne comme une tentative de noyer le poisson dans l’eau, ne semble tromper personne. En réalité, si la cause est hautement noble, le report des législatives prochaines pour des raisons d’insécurité, le projet ne semble pas être porté par des personnes indiquées. En effet, ce n’est un secret de polichinelle que de dire que ces leaders, malgré leur expérience politique sur l’arène nationale, mobilisent très peu. Face à une telle réalité, comment prouver la légitimité de leur combat avec une dizaine de manifestants dans la rue pour une cause aussi noble ? Aujourd’hui, au Mali, la mobilisation des militants pour des revendications politiques est une préoccupation majeure même au sein des plus grandes formations politiques de la place, qui ne hasardent plus à jeter leurs militants dans la rue sans avoir la garantie de pouvoir associer les religieux à leur cause.     

Ainsi, les trois leaders, de peur de ne pas adjoindre suffisamment de militants à leur cause, ont opté pour la manière particulière.

Aujourd’hui, pour tous les habitués des manifestations à Bamako, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le Dr Oumar MARIKO et ses camarades ne mobilisent plus. Le fait de guerre du Dr MARIKO en la matière le meeting de soutien aux FAMa qui n’a mobilisé quelques centaines de gens malgré le fait que l’enjeu était de taille.

Aussi, on se demande si le report que le Dr MARIKO revendique à cor et à cri n’est pas tout simplement la manifestation de sa phobie des urnes particulièrement pour ces compétitions électorales. En tout cas, pour revenir à l’Assemblée nationale, qu’il traite d’illégale et d’illégitime, depuis l’expiration de son mandat, le Dr MARIKO doit batailler dure pour écarter la liste de la coalition URD-RPM dirigée par l’ancien DG de l’ORTM, Sidiki N’Fa KONATE, crédité d’une popularité à Konlondièba.

Pour ceux qui les connaissent, les deux autres initiateurs, Aboubacar Sidiki Fomba et Baila NIANG, ils sont considérés par l’opinion comme des leaders politiques sur les réseaux sociaux. Plus prompt à réagir sur la moindre annonce du Gouvernement que d’être à l’écoute de leurs concitoyens.

Au regard de tout ce qui précède, il est évident que les leaders du MDP, conscients du fait que leur appel ne serait suivi, n’ont pas pris le risque d’inviter les Bamakois à une marche populaire ce lundi 17 février 2020 pour ne pas illégitime leur combat.

Mobilisation ou pas, il est évident que la cause était vouée à l’échec, le Gouvernement ayant décidé de ne pas reporter ces élections qui ont été demandées par le peuple lors du Dialogue national inclusif, en décembre dernier.

Rappelons que les initiateurs de cette marche exigent entre autres, le report sine die des législatives, l’application stricte de l’Article 39 pour les enseignants grévistes, le bilan d’exécution détaillé des 1 230 milliards FCFA alloués aux FAMa. Ils proposent également au président IBK de légiférer par ordonnance jusqu’à la stabilisation du pays en lieu et place de la tenue des élections législatives programmées.

Par Abdoulaye OUATTARA




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