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mercredi 19 décembre 2018
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Sans Tabou: opposition, les manœuvres-torpilles

L’internationalisation de la gestion sécuritaire dans notre pays est actée, depuis le déclenchement de l’Opération française Serval visant à chasser les djihadistes qui avaient pris le contrôle des 2/3 du territoire national et qui fondaient sur le Sud. Sauf le pouvoir régalien d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de défendre l’intégrité territoriale. Mais, il reste entendu que la souveraineté, au plan sécuritaire, reste partagée, en ce sens qu’elle implique l’intervention de Forces étrangères (MINUSMA, Barkhane) pour sa réalité.

Dans cette situation, très peu glorieuse pour les descendants des fondateurs de grands empires que nous sommes, une parcelle de souveraineté nous reste ; elle ne nous était disputée par personne, ni par une quelconque organisation étrangère : c’est la souveraineté politique. C’est celle par laquelle l’on peut encore s’affirmer, tant au plan national qu’international.

Hélas, cette portion de souveraineté est dangereusement menacée par une Opposition aux abois qui annonce, dans sa déclaration du 19 novembre : ‘’nous demanderons une enquête parlementaire internationale : le Comité interparlementaire de l’UEMOA, le parlement de la CEDEAO, et de l’Union Africaine, l’Union interparlementaire (UIP) et l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) seront invités à envoyer des missions d’information/d’enquête sur les violences policières du 16 novembre notamment les coups et blessures délibérément infligés au député Amadou Araba Doumbia’’. Il ne s’agit pas d’exécutions sommaires, de chasse ouverte aux opposants ; mais de ‘’coups et blessures’’ à l’occasion d’une manifestation interdite. Il n’en fallait pas plus pour ameuter la Communauté internationale, composée de pays où les manifestants sont gazés, bastonnés, et même avec des morts d’hommes. Ce qui se passe au Mali n’est pas pire qu’ailleurs. La singularité du Mali est la propension de ses opposants à brader à tout va la souveraineté nationale. C’est une obsession convulsive chez les Opposant qui avaient annoncé les couleurs dans un Mémorandum en date du 12 mars 2018: ‘’demander au Conseil de Sécurité d’ajouter au mandat de la MINUSMA qui sera renouvelé prochainement, une plus grande implication dans l’organisation de l’élection présidentielle allant jusqu’à la certification des résultats comme en Côte d’Ivoire en 2011. Une telle décision contribuera fortement à la stabilisation du Mali et à la sortie de crise. En outre, elle sera une réponse appropriée aux inquiétudes et aux dernières déclarations du Premier ministre’’.

Tout est mis en œuvre par cette opposition-là pour faire du Mali la risée des nations. Parce que ce n’est pas la première fois que les manifestants sont gazés en République du Mali. L’une des plus importantes commandes de matériel de maintien d’ordre a été faite par l’un des ténors de l’Opposition d’aujourd’hui pour mater les opposants d’hier. À l’époque, la Communauté internationale n’a pas été ameutée. La démarche des opposants actuels a donc des motivations inavouées.

PAR BERTIN DAKOUO

 




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