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vendredi 24 septembre 2021
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Sans Tabou: la rançon de la surenchère et de la fracturation

Le parlement de la Transition, CNT, a été ce mardi l’aréna des joutes verbales entre les partisans et adversaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. La confrontation des extrêmes qui a suscité une vive émotion sur ce document mal ficelé et mal partagé nous renvoie devant le dilemme pour ne pas dire le choix cornélien entre la paix et la guerre, comme l’a longtemps brandit le chantre du séparatisme malien. Mais, au-delà, la question est : que voulons pour aujourd’hui et demain ? Mieux que sommes-nous prêts à concéder ou à sacrifier ?
Le danger d’une instrumentalisation populiste est à vite circonscrire avant qu’elle ne fasse plus de dommages. L’horizon de l’alternative ou des alternatives à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix va se réduisant chaque jour comme peau de chagrin, le Mali n’ayant toujours pas les cartes de sa souveraineté en main, en dépit des fausses apparences. La chorale des insulteurs sans aucun argument autre que déni de la réalité ne pouvant jamais remplacer la logique et l’urgence de forces de défense et de sécurité opérationnelles et résolument déterminées à défendre le drapeau malien, y compris au prix du sang.
Même sortis hors de leur contexte, les propos du président nigérien et les mises en garde du président Macron devraient appeler plus à l’introspection qu’à la chicane et à la réprobation vengeresse d’une nation qui donne l’impression d’oublier les vertus de la gratitude.

La pantalonnade du représentant du MNLA dans ce contexte de nationalisme forcené et instrumentalisé au service d’agendas douteux vient nous rappeler que nous avons encore du chemin à faire et le courage à assumer face à la défense et à la préservation de notre souveraineté. Réveil brutal pour les démagogues : plus de 24 heures après cette insulte à notre fierté et à notre courage, point de communiqué de désapprobation ou de protestation au CSA ou à la Médiation internationale. Pourtant c’était simple de réagir… Bon, les émotions et les indignations aussi sont sélectives.

PAR BERTIN DAKOUO




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