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samedi 16 février 2019
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Sans Tabou: réforme constitutionnelle, SBM contrarié !

Dans sa volonté ‘’d’inclure toutes les forces vives de la nation dans le processus de révision constitutionnelle’’, le Premier ministre Soumeylou Boubèye MAIGA a pris le Décret N° 20/PM-RM du 17 janvier 2019 portant Cadre de Concertation national (CCN) entre le Gouvernement, les partis politiques et la société civile pour valider les propositions du Comité des Experts. À peine mise en route, voilà que le PM est contrarié dans sa démarche d’inclusivité sur la réforme constitutionnelle.

À part les partis politiques qui soutiennent les actions du Président de la République, les partis politiques de l’Opposition ont boudé, hier jeudi, le Cadre de concertation national présidé par le ministre de l’Administration territoriale. Toute chose qui présage une montée du mercure sur l’arène politique. Il y a ainsi, d’un côté, le gouvernement et les partis qui le soutiennent et, de l’autre, l’Opposition qui dénonce un mépris des autorités nationales. Cet extrait de la déclaration en date du 24 janvier 2019 du Front pour la sauvegarde de la démocratie en dit long sur sa méfiance : ‘’malgré les observations et réserves émises par le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), plusieurs partis politiques et organisations de la société civile sur la création, sans concertation, d’un Comité d’experts sur la révision de la Constitution, le gouvernement a continué sa fuite en avant et la politique du fait accompli par la mise en place, unilatérale, d’un ‘’Cadre national de concertation’’ chargé de donner des « avis » sur les réformes institutionnelles. Présidé par le controversé ministre de l’Administration territoriale, ce cadre de concertation constitué sur la base de critères subjectifs pour influencer l’issue des travaux, ne saurait être le lieu ni d’un dialogue politique digne de ce nom ni de débats utiles sur la révision de la Constitution’’.

Par conséquent, le FSD rejette le ‘’Cadre de concertation’’ institué par le Premier ministre.

Face à la crise qui mine le pays, depuis 2012, le Parti du chef de file de l’Opposition, l’Union pour la république et la démocratie (URD), qui réclame en vain un ‘’dialogue de haut niveau’’, pense que l’heure est arrivée pour concrétiser son rêve.

‘’L’URD a la très forte conviction que pour sortir de cette crise, notre pays a besoin d’un dialogue politique de haut niveau’’, avant d’indiquer : ‘’le dialogue politique national que nous réclamons est donc un préalable important et ne peut avoir lieu dans le Cadre national de concertation créé par le Premier ministre (décret N° 2019 -0020/PM-RM du 17 janvier 2019’’.

L’URD rappelle que le cadre de concertation entre le ministère de l’Administration territoriale et les partis politiques a été institué pour faciliter les échanges entre le Gouvernement et les partis politiques dans le cadre de l’organisation des élections. À ce titre, le Cadre de concertation ‘’ne doit pas être conçu comme un lieu de confrontation entre le Gouvernement, les partis politiques et la société civile’’.

Enfin, le cadre de concertation, dans la vision du Parti du chef de file de l’Opposition, ne doit pas être présidé par un membre du Gouvernement.

PAR SIDI DAO

 




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