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jeudi 13 décembre 2018
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Sans Tabou: sécurité à Gao, l’indispensable rupture !

La situation sécuritaire dans la cité des Askias est plus que préoccupante, malgré les efforts des autorités et de certaines organisations de la société civile. En témoins, ce week-end, la visite du PM qui est allé échanger, avec population locale. Dans cette ville où semble régner la loi du plus fort, depuis quelque temps, on dénombre plusieurs victimes militaires et civiles.

Aujourd’hui, un doigt accusateur est pointé sur la population elle-même souvent coupable de complicité avec les auteurs des violences meurtrières.

Le climat de terreur s’est exacerbé ces derniers temps dans cette ville avec l’assassinat, le dimanche 25 novembre 2018, d’un opérateur économique, Abdoulaye Oumar MAIGA, et ses gardes rapprochés.

Aujourd’hui, la situation préoccupe, à la fois les autorités, les signataires de l’accord pour la paix, mais aussi, et surtout la société civile qui a interpelé le chef du gouvernent lors de son déplacement dans la ville.

Et c’est à juste titre que Soumeylou Boubèye MAIGA s’est rendu, ce dimanche 2 décembre Gao pour aborder la question avec les populations locales. Au terme de cette visite, le PM a annoncé le déploiement de 300 agents des forces de sécurité dans la ville, dont 150 policiers et 150 gardes. Aussi, ressort-il de son intervention, l’ouverture très prochaine d’un deuxième commissariat de police dans la ville de Gao. À ces mesures énumérées s’ajoutent l’identification de tous les véhicules ainsi que leur contrôle systématique afin de circonscrire les cas d’attaques. Autres mesures non moins importantes, la délocalisation des éléments des groupes armés hors de la ville, etc. Certes, venant du chef du gouvernement, ces mesures peuvent contribuer à rassurer les populations. Mais il n’est pas anodin de rappeler que des mesures similaires avaient été déjà prises par les autorités régionales et leur application avait rencontré beaucoup de résistances de la part de certaines populations pour lesquelles ces mesures avaient été prises.

C’est pourquoi nous estimons qu’aucune mesure des autorités ne pourra ramener la sécurité dans cette ville sans l’implication de tous les acteurs dans la mise en œuvre et le respect des normes édictées. Comme le dirait l’autre : « On ne peut lutter contre l’insécurité d’une ville quand la population de cette même est en complicité avec certains auteurs de violence ».

En terme clair, il faudrait que les populations coopèrent avec les forces de l’ordre et de sécurité afin d’assurer leur sécurité. Si tel n’est pas le cas, cette insécurité perdurera autant que possible.

En tant que fils du terroir, le PM n’a pas manqué de dénoncer cette absence d’implication de la population dans la restauration de la sécurité, au point que l’on a l’impression que croire des populations trouvent leur compte dans le désordre créé dans la ville des Askia. « Personne ne peut braquer des gens, assassiner, poser des bombes dans la ville de Gao et qu’on ne trouve personne qui est au courant de cet acte, ce n’est pas possible », a martelé le chef du gouvernement au cours de ses échanges avec la population. Pour Soumeylou Boubèye Maïga, « Si la population ne se sent pas concerner ou n’a pas le courage de dénoncer les suspects, les efforts faits par les autorités seront vains ».

En tout cas, une chose est claire, le terrorisme est une guerre d’infiltration. De ce fait, il est donc difficile à le combattre si les populations ne contribuent pas, à travers le renseignement nécessaire à nos forces de défense et de sécurité afin de les rendre plus efficaces.

Par Abdoulaye OUATTARA

 




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