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samedi 23 novembre 2019
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Taux d’accidents de circulation routière: une baisse remarquable en 2018 au Mali

Les acteurs de la sécurité routière ont organisé un atelier d’échanges sur la validation des statistiques d’accident de circulation routière de l’année 2018. Cette rencontre a eu lieu, ce jeudi 04 avril 2018, à l’Institut national de la formation professionnelle (INFP/BTP) à la Zone industrielle.

Au présidium, on notait la présence du chef d’escadron Mamadou Sidiki Konaté, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière ; du directeur adjoint de l’INFP/BTP, des membres du comité national de la sécurité routière, etc. L’ouverture des travaux était présidée par M. Ousmane Maiga, représentant du ministre des Transports.

Dans son discours d’ouverture, M. Ousmane Maiga, représentant du ministre des Transports a fait savoir que l’insécurité routière avait des conséquences pires que les maladies tropicales, tel le paludisme. Selon M. Maiga, deux points illustrent l’urgence du traitement des problèmes de sécurité routière. Comparativement au reste du monde, M. MAIGA a regretté que les pays africains connaissent un taux extrêmement élevé de victimes de la route malgré que l’Afrique ait l’une des plus faibles densités de réseau routier, avec 0, 08 km/km2.

Selon lui, le parc de véhicules de l’Afrique ne correspond qu’à 2 % du total mondial. Le représentant du ministre, M. MAIGA a déploré que plus de 300 000 personnes perdent la vie sur les rues et sur les routes africaines, chaque année. Il a été démontré, poursuit-il, que plus de 65 % des personnes affectées par des accidents de la circulation sont des utilisateurs vulnérables, dont les piétons et les cyclistes. Il a exprimé ses inquiétudes de la croissance de la motorisation en Afrique d’une augmentation de 68 % le nombre d’accidents de la route au cours de la prochaine décennie, si des mesures draconiennes n’étaient pas appliquées.

Enfin, M. Ousmane Maiga a engagé les participants à l’atelier de validation dans le combat contre le fléau qui devient de plus en plus un obstacle à la compétitivité et au développement socioéconomique de notre pays.

Pour sa part, le chef d’escadron Mamadou Sidiki Konaté, directeur général de l’ANASER a soutenu que cette journée d’échanges s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du ministre des Transports pour assainir la circulation routière au Mali. Pour le DG de l’ANASER, la gestion de ces statistiques d’accidents constitue un maillon essentiel en matière de sécurité routière. Parce que, selon lui, ce sont des moyens qui permettent aux décideurs de prendre des mesures appropriées contre l’insécurité routière au Mali.

Concernant les statiques de l’année 2018, au Mali, M Konaté a informé que les premières tendances font croire qu’il y a eu une baisse du taux d’accidents de circulation par rapport à l’année 2017. Il a rappelé qu’en 2017, 801personnes ont eu la mort à la suite d’accident de la circulation routière, contre 643 décès enregistrés en 2018. Le Patron de l’ANASER, loin de se réjouir de ce taux, a néanmoins fait constater une nette amélioration de la situation en 2018, du moins par rapport à l’année précédente. Car selon le chef d’escadron Konaté, une personne tuée sur la route est un mort de trop en matière de sécurité routière.

SABA BALLO

 




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