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vendredi 22 septembre 2017
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Transformation accélérée de l’Agriculture en Afrique: le diagnostic de l’Université de Ségou

«L’Université de Ségou face au défi de la transformation accélérée de l’Agriculture en Afrique », tel est le thème du premier Colloque scientifique international, ouvert hier jeudi, jusqu’au samedi 16 septembre, dans l’Amphithéâtre de ladite Université, sise dans la commune rurale de Sébougou (Ségou).

La cérémonie d’ouverture des travaux de cet grand rendez-vous scientifique était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieure et de la recherche scientifique, Assétou Founé Samaké MIGAN ; en présence du gouverneur de la région, Georges TOGO ; du maire de la commune rurale de Sébougou, Modibo TRAORE ; du recteur de l’Université de Ségou, Souleymane KOUYATE ; du représentant de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), Bruno SICARD, des invités de marque, du corps professoral et des étudiants de l’université.
Organisé par l’Université de Ségou, en partenariat avec l’Office du Niger ; l’Agence du Bassin du fleuve Niger ; l’Institut de recherche pour le développement(IRD) ; l’ONG WaterAïd ; le service de Coopération et d’action culturelle(SCAC) de l’Ambassade de France au Mali, etc., cette rencontre enregistre la participation de chercheurs émérites venus des pays comme les Etats-Unis, la France, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Sénégal, le Burkina-Faso. Elle a été marquée par une quarantaine de communication présentée par différents chercheurs.
Le Colloque de Ségou se veut surtout une tribune d’échanges, de capitalisation et de transfert d’expériences entre tous les acteurs afin de contribuer à la formation des hommes et des femmes en charge de la génération des connaissances techniques et scientifiques pour le bonheur des peuples.
Selon le Recteur de l’Université de Ségou, Souleymane KOUYATE, l’organisation de ce colloque s’inscrit dans le cadre de la déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement de Malabo, qui recommande aux Etats africains d’allouer au moins 10% de leur budget national afin d’assurer la croissance et la transformation de l’Agriculture africaine pour une prospérité des peuples.
Ainsi, a-t-il fait savoir, pour contribuer à la réalisation de cette vision, la communauté scientifique a choisi le thème: «L’Université de Ségou face au défi de la transformation accélérée de l’Agriculture en Afrique».
A travers la tenue de Colloque, l’Université entend faire le diagnostic sans faille des causes de cette problématique. En effet, il s’agira pour les participants de faire des contributions qualitatives et d’émettre des connaissances techniques et scientifiques qui contribuent, à coup sûr, à l’augmentation du volume de productions, agrosylvopastorales et halieutiques pour améliorer le cadre de vie des populations rurales et de contribuer à leur épanouissement.
Selon les spécialistes, l’Agriculture du Continent est confrontée aux effets combinés des catastrophes naturelles dont le changement climatique et la mauvaise gouvernance qui anéantissent tous les efforts de développement. En conséquence, l’insécurité alimentaire, la pauvreté, la dégradation des valeurs sociétales, ainsi que les conflits de tous genres affectent la paix en général, et la quiétude quotidienne des populations, en particulier.
Depuis son inauguration en 2012, l’Université de Ségou, selon ses responsables déploie des efforts réels pour contribuer au relèvement de ces défis par la formation des jeunes cadres appelés à être des soldats de la promotion d’une Agriculture durable au Mali.
Le maire de Ségou s’est réjoui de la tenue de ce colloque dans sa ville. Ce qui est une fierté pour toutes les populations de la capitale de Balanzan.
Le représentant de l’IRD, lui, a souligné que l’événement est important, puisque qu’il s’agit du premier colloque organisé par la jeune Université de Ségou qui mérite de jouer un rôle de premier plan en matière de recherche scientifique sur l’Agriculture. Cela, en raison des potentialités agricoles de la 4èmerégion qui abrite cette structure Universitaire.
Quant à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, elle dira qu’en organisant ce colloque scientifique, l’Université est dans son rôle et à sa place.
Selon elle, l’Université de Ségou a été créé, de façon exclusive par les plus hautes autorités du pays pour contribuer à l’essor de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche dans notre pays.
Pour Mme la ministre, le sujet de colloque s’inscrit dans cette vision, à savoir: opérer la transformation rapide de l’Agriculture pour combattre la faim, la pauvreté et créer la richesse.
Elle a profité de l’occasion pour rappeler : « cela fait maintenant 50 ans qu’on chantait que l’Office du Niger est le grenier du Mali». Toutefois, Mme la ministre se demande pourquoi l’Office de Niger n’est toujours pas le grenier du Mali à fortiori de l’Afrique de l’ouest ?
Alors, elle a invité les scientifiques à se pencher sur cette problématique pour apporter des réponses idoines.
Pour ce faire, elle a demandé à l’Université de Ségou et ses partenaires à réaliser ce rêve que le Mali attend depuis longtemps.
«Avec la force de nos connaissances, nous pouvons transformer ce pays. Ne nous laissons pas distraire par les sujets futiles», a-t-elle conseillé.
Par ailleurs, a rappelé Mme la ministre Assétou Founé Samaké MIGAN, le thème du présent colloque s’inspire de la déclaration des Chefs d’Etat de Malabo qui préconise l’affectation de 10% de leur budget national.
Le Mali s’est-elle réjouie, a déjà franchi ce cap. De même, a-t-il fait savoir, les défis du moment justifient largement le choix de ce thème qui interpelle les universitaires.
Notons que pour la tenue de ce premier colloque, les organisateurs ont fait appels à des sommités de la recherche à l’image du Pr Alhousseini BRETAIDEAU.
Aussi, a-t-il enregistré la participation de 8 invités spéciaux dont 2 venus des Etats- Unis (Harouna A MAÏGA, université de MINNESOTA, Steven SACCO), un de la France (Majors Le-BARS), 2 de la Côte d’ivoire, un du Sénégal, un du Togo, un du Bénin.
Des participants sont vénus des pays de la sous-région, notamment du Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’ivoire, de la Guinée, du Sénégal, du Niger, etc. De même, sur le plan national, ils étaient au nombre de 40 communicateurs.

Par Abdoulaye OUATTARA, Envoyé Spécial




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