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vendredi 21 janvier 2022
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Transition: 50 millions pour destabiliser

Après avoir essuyé un cinglant revers dans sa tentative de constitution d’une coalition internationale pour mener une expédition punitive contre le Mali qui a l’outrecuidance de flirter avec le diable russe, notre « partenaire historique » recrute à l’intérieur, par différents canaux diplomatiques, autant dans les milieux politiques que politico-religieux. Le prix, c’est une avance de 50 millions FCFA, dont 10 briques cash pour le chef des conjurés. Immersion dans un plan machiavélique de déstabilisation de la Transition.

Lors de la 72e Assemblée générale des Nations Unies, à New-York, en septembre dernier, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a asséné : « La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l’exposant à une espèce d’abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires ».
Il s’agit de « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali », a précisé le Premier ministre.
Il n’en fallait pas plus pour déclencher une avalanche de mots disproportionnés qui ont émaillé les déclarations, à l’instar de celle tenue par Florence Parly qui a estimé que les propos à l’ONU de Choguel MAIGA consistaient à « s’essuyer sur le sang des soldats français tués au Mali ». A force d’arguments spécieux à l’emporte-pièce, madame la ministre des Armées et ses employeurs tombent dans le registre de l’ordurier.
Désormais, le chef du gouvernement de transition est promis à la guillotine par notre « partenaire historique », un bouffi d’orgueil et d’un narcissisme ¬pathologique aiguillonné par ses pulsions totalitaires. Pour sévir, il bat le rappel des troupes occidentales, comme toujours, y compris pour gérer ses migrants de la Manche où FRONTEX doit jouer le premier rôle, pardon faire le boulot à sa place. Si quelques pays ont pu se laisser abuser, d’autres par contre sont restés très critiques. C’est le cas par exemple de la Belgique.
La défiance des Occidentaux
En effet, le jeudi 30 septembre 2021, le ministre de la Défense et des anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, recevait son homologue belge dans son département. A cette occasion, Mme Ludivine DEDONDER a indiqué que la coopération bilatérale entre nos deux parties permettra de dresser une stratégie pour le développement socio-économique du pays. A en croire le ministre belge, la situation sécuritaire est toujours préoccupante au Mali. Elle a noté que malgré la détermination des hautes autorités du pays pour la stabilité du Mali, ses partenaires doivent conjuguer les efforts pour stopper les terroristes. Elle a ensuite rassuré que son pays sera disponible pour soutenir le Mali dans le cadre de la protection des personnes et de leurs biens.
Une autre résistance à l’enrôlement de notre « partenaire historique », c’est celle de l’Allemagne, dont la Chancelière fait l’objet d’une cour assidue de la part des différents présidents que tout le monde connaît. Et pour cause !
Selon une source très bien informée, le Colonel Assimi GOITA a eu un entretien téléphonique d’une quarantaine de minutes environ avec Angela MERKEL au cours duquel il a été largement question de la situation sécuritaire qui prévaut dans notre pays. Très peu loquace, mais persuasif par sa sincérité et sa détermination, le soldat, selon notre source, n’a eu aucune peine à convaincre son interlocutrice qui a été abasourdie par la réaction démesurée de notre « partenaire historique » face à une décision d’un pays souverain qui rentre dans l’ordre normal des choses, à savoir assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.
En somme, rapporte notre source, la Chancelière sortante ne trouve nullement matière à diaboliser le projet du gouvernement de transition de nouer des partenariats avec qui il veut pour assurer la sécurité des populations qui paient un très lourd tribut.

Les agents de l’étranger
Ainsi, l’auteur de la conspiration internationale contre le Mali ayant été laissé en rade par des partenaires stratégiques, les ruades dans les brancards et les trémolos ayants été vains opte pour une stratégie beaucoup plus pernicieuse. L’on apprend que loin de s’avouer vaincue, il a engagé une campagne de recrutement dans les milieux politiques tout comme politico-religieux. Pour l’entreprise déstabilisatrice, rapportent nos sources, l’argent coule à flots, sans qu’on puisse citer exactement la source de cette manne inespérée pour les nombreux agents de l’étranger qui pourtant arpentent les estrades à longueur de journée pour proclamer leur patriotisme. Un des volubilis leaders qui est observé à la loupe, ses déclarations décortiquées, son action mise sur le gril est passé à la trappe, fait-on savoir. L’on comprend dès lors que les discours très attendus de certains leaders qui se savent en pole position sont de plus en plus emberlificotés.
Selon notre source, même les accusations d’enlèvement raté portées par un haut responsable politique contre les autorités de la Transition participent de cette campagne de déstabilisation. Du reste, cuisiné au Camp I de la Gendarmerie, l’intéressé qui prétendait avoir des preuves sur le projet de son enlèvement n’avait en réalité en tout et pour tout qu’un appel téléphonique d’un président d’un autre parti exilé depuis quelques temps dans un pays dont ses proches se gardent de prononcer le nom, lui conseillant de faire attention.
Certains mouvements armés, apprend-on de sources bien informées, ont également été démarchées par les sapeurs de la Transition. Le discours pour amener à combattre la République est aguichant. Avec un vrai talent oratoire propre à endormir les oreilles non averties, ils alarment : si Wagner débarque, c’est le carnage au sein de la population civile. C’est la même rhétorique périlleuse qui avait été tenue lors de la libération de Kidal des mains des jihadistes : si l’armée malienne pénétrait dans la ville, ce serait un massacre.
Au-delà du discours catastrophistes, des groupes jihadistes sont formés. Une thèse d’autant plus crédible que le Premier ministre s’en est fait l’écho.

Une riposte énergique
L’on apprend que cette menace est prise très au sérieux. D’où la course au renforcement des moyens militaires.
Le prix de la trahison ? C’est 50 briques en avance par organisation séditieuse, dont 10 pour le chef. Trente pièces d’argent est le prix pour lequel Judas Iscariote a trahi Jésus de Nazareth, d’après l’Évangile selon Matthieu. Pour nos Judas des temps modernes, le chiffre 50 est anecdotique, puisque ce sont 50 briques qui ont été à l’origine de la migration de certains députés vers le nouveau parti d’un milliardaire qui nourrit des ambitions présidentielles.
Ceux qui tirent les ficelles de la conjuration, rapportent des sources bien informées, sont des diplomates. C’est pourquoi le Mali a déclaré « persona non grata » le représentant spécial de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Hamidou BOLLY, pour « agissements incompatibles » avec son statut. Cela, après une mise en garde.
Mais, poursuivent nos sources, M. BOLLY n’était qu’un lampiste. En effet un diplomate de plus gros calibre, nous fait-on savoir, a été convoqué à Koulouba par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale Abdoulaye DIOP pour un sévère et dernier avertissement quant à ses activités subversives.
In fine, nonobstant l’existence de brebis galeuses, il est indéniable que les autorités de la Transition sont en phase avec la population pour le choix de nouer des partenariats avec d’autres entités pour assurer la sécurité du pays. L’accueil triomphal réservé, ce 28 septembre, au Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA est révélateur de cette osmose. Le convoi du PM a dû fendre la foule nombreuse pour trouver son chemin. Celle-ci était venue en nombre afficher son soutien au chef du gouvernement de transition au son des vuvuzelas et des klaxons de motos. Sur de larges banderoles, le long du trajet, on pouvait lire des slogans tels que «Le Mali s’assume» ou «Le Peuple vous accompagne».

PAR BERTIN DAKOUO




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