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mercredi 25 mai 2022
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Transition: Lady appelle les femmes à un discours franc

Engagées dans une course effrénée derrières les avantages des autorités, DIAWARA Aïssata Lady TOURE, Présidente des femmes du RPM déplore que les femmes du Mali, ont oublié l’essentiel de la lutte pour le droit de la femme. Selon elle, vive la transition à bas la Finance a pris actuellement le dessus des activités de ces dames qui sont actuellement en première ligne pour défendre tout et rien à la fois, sauf le droit de la malienne.

La preuve, lors des manifestations contre les sanctions de la CEDEAO, les femmes leaders qui sont, comme d’habitude de vraies machines à mobilisation, ne profitent pas de cette occasion pour exprimer leur désarroi face à la souffrance de la femme malienne depuis le coup d’Etat du 18 aout 2020.

D’entrée de jeu Lady rappelle que c’est 21% de postes qui ont été octroyé à la gent féminine dans le gouvernement Choguel Kokalla MAIGA. Et pour cause, sur 25 ministres et 3 ministres délégués, seulement 6 portefeuilles leur ont été proposés.  Selon Lady, si certains Maliens pensent que les femmes ont bénéficié des postes stratégiques, les associations de défenses des droits des femmes et les responsables des bureaux nationaux des femmes des partis politiques ne se sont jamais réjouies de ces 21%, qui leur sont octroyés et qui viole de manière notoire la Loi 052/du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre l’accès aux fonctions nominatives et électives.

La présidente des femmes du RPM pense ainsi que c’est cette question de quota qui doit être mis au-dessus des préoccupations des femmes du Mali plus proches du gouvernement de la transition.

« Au lieu de les accompgner avec des tambours, les femmes leaders doivent approfondir les réflexions sur comment préserver les droits de la femme dans toutes leurs diversités, en général et à travers cette loi, en particulier. Elles doivent faire des propositions concrètes, pour que le respect strict de la Loi 052/du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre l’accès aux fonctions nominatives et électives, soit un réflexe pour les dirigeant de maintenant et ceux d’après les élections », a-t-elle dit.

Selon elle, la transition est en train de piétiner cette loi qui donne toute la latitude à la Malienne de participer au développement du pays, au vu et su de ces femmes, qui ont pourtant participé pleinement dans le processus d’élaboration de cette loi.

« Il faut respecter cette loi, quelle que soit la situation qui prévaut. Car, même dans le gouvernement précédent, le constat était le même. Nous nous sentons vraiment marginalisées par le président de la transition qui n’exige pas le respect strict de cette loi. Pourtant, la loi pour le quota donne la garantie même aux partis politiques d’être légitimes. Par exemple, les partis politiques qui bénéficient de la plus grande somme d’aide sont ceux-là qui ont le plus grand nombre d’élues dans les collectivités et dans l’hémicycle. Donc, il s’y attèle dans les autres instances de nomination », a-t-elle dit

Comme pour enfoncer le clou, elle affirme qu’au Mali, il faut s’imposer d’une manière pas douce, pour se faire entendre.

« Pour être écoutée, il faut soit prendre des armes ou sortir dans la rue. Là n’est pas le problème, même s’ils ont gain de cause, ils jettent tous les textes de la république dans les poubelles. Dommage pour mon beau pays ; pays des grands guerriers et empereurs de l’Afrique », s’est-elle insurgée.

Elle se dit déçue de l’attitude du M5, plus particulièrement de celle du nouveau Premier ministre qui a toujours promis aux femmes de les mettre dans tous leurs droits.

« Depuis le 18 Août 2020, nous assistons à des coups de théâtre. A la mise en place du 1er gouvernement de Mr Moctar OUANE, le M5 a dénoncé la non-inclusivité et surtout la militarisation de l’Administration malienne. Toutefois, aujourd’hui, l’histoire a tranché, le gouvernement que le Premier ministre du M5 nous a présenté est tout sauf inclusif ; on ne constate que des ministres stagiaires, des ministres traqués par la justice, etc. Nous constatons juste un partage de gâteau », a-t-elle déploré.

Pour finir, la présidente des femmes du RPM invite les plus hautes autorités à trouver une solution à cette vie chère.

« Cerise sur le gâteau, c’est la vie chère. Depuis la nuit des temps, au Mali, la vie n’a jamais été aussi chère que ces derniers temps. La viande est à 3 000 FCFA le kilo ; 3 200 FCFA sans os dans un pays d’élevage par excellence. Le prix de l’huile dans certains marchés a grimpé jusqu’à 1 100 FCFA le litre. N’avons-nous pas d’huilerie qu’on peut réhabiliter ? Voilà les vrais défis que les femmes proches du gouvernement doivent relever en conseillant leurs protégés du régime », a-t-elle interpellé, avant de condamner avec la derrière rigueur, les violences basées sur le genre que subissent les femmes et filles au vu et au su de ces femmes leaders qui ne pipent mots.

PAR CHRISTELLE KONE 




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