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vendredi 18 août 2017
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«Transparence, suivi budgétaire et justice fiscale »: le consortium GSB/PGQVP/CAD s’intéresse aux fonds de Bruxelles

La Coalition des alternative africaines, dette et développement du Mali (CAD) en consortium avec le Groupe de suivi budgétaire (GSB) et Publiez-ce-que-vous payer (PCQVP) a tenu, hier jeudi, à l’hôtel Massaley, son «Espace citoyen de communication sur les fonds de Bruxelles». Il s’agissait d’un espace d’échanges visant à permettre à nos concitoyens une participation pleine aux prises de décisions affectant leur vie.

La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le conseiller technique du Premier ministre en charge des questions budgétaires, Allassane BA. On y notait la présence du représentant de Mme la ministre de l’Economie et des finances, M. Mamadou Amadou DEMBELE, non moins président du secrétariat à l’harmonisation de l’aide (SHA). Le secrétaire général de la CAD-Mali et le directeur exécutif, respectivement M. KAMISSOKO et Souleymane DEMBELE étaient aussi présents. Le président du Forum des OSC, Mamoutou DIABATE a lui aussi honoré de sa présence à la rencontre.

Les participants à ce rendez-vous était réunis autour du Projet: « Transparence, suivi budgétaire et justice fiscale »

Le consortium, selon le secrétaire général de la CAD-Mali, vise à moyen terme à apporter sa contribution à la transparence au processus budgétaire de l’Etat et à celui des collectivités, ainsi qu’à la justice fiscale, à travers trois objectifs: la bonne gouvernance budgétaire publique réductrice de l’inégalité et de la pauvreté; l’élaboration des systèmes fiscaux plus équitables et favorables aux pauvres et de politique plus transparentes et responsables, d’ici à la fin de l’année 2014; et enfin contribuer au renforcement de capacités d’analyse de veille et de plaidoyer des mouvements sociaux et des couches sociales sur les politiques économiques budgétaires, sociales et environnementales.

Le consortium envisage, dans ses actions, d’atteindre l’amélioration des financements des services publics de la santé, de l’eau potable et de l’éducation ; la gestion transparente des ressources publiques, et du financement du développement local par les ressources issues des industries extractives, à partir de 2015.

Dans un second temps, il s’agit de renforcer la communication sur le fonds des engagements pris à Bruxelles dans le cadre du ‘’Programme pour la relance économique et durable (PRED)’’ au sortir de la crise de 2012.

D’une manière précise, le consortium vise à communiquer avec les Organisations de la société civile sur l’état de mobilisation, d’affectation et des perspectives des fonds alloués au Mali dans le cadre de son PRED afin de recueillir leurs préoccupations dans le but d’une meilleure information des citoyens.

Allassane BA a, au nom du Premier ministre, remercié les organisateurs de cet espace pour leur esprit d’initiative avant d’expliquer que Moussa MARA accordait une importance capitale à la transparence et à la bonne gouvernance.

Le conseiller technique a informé que le PRED prenait fin en février 2015. Toute la préoccupation actuelle reste à savoir le mécanisme qui va être mis en place pour suite du processus.

Il ressort de l’exposé du président du secrétariat à l’harmonisation de l’aide que sur l’ensemble des partenaires qui ont promis d’appuyer notre pays, 28 PTF ont régulièrement renseigné le questionnaire, leur contribution à ce jour s’élève à 1965 milliards de francs CFA. Quant au volume des conventions déjà signées lié aux annonces de ces 28 PTF, il atteint 1805 milliards, soit 92% de leurs annonces et 83% (1805/2155) des annonces de l’ensemble des PTF. Les dons représentent 75% des conventions signées contre 25% de prêts.

On note qu’à la date d’aujourd’hui, 834,4 milliards des fonds annoncés ont été décaissés.  Mais, il a ajouté que les 65% des fonds consacrés à l’aide à notre pays par ses partenaires échappent au contrôle de l’Etat. Toute chose qui constitue une préoccupation, non seulement des autorités mais aussi des organisations de la société civile. Car, soutient-on à «l’Espace de communication citoyenne» : la meilleure des aides est celle allouée au budget national.

Par Sidi DAO

 




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