Transports et désenclavement intérieur: les projets prioritaires

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Année charnière dans la mise en œuvre du vaste programme présidentiel, 2017 sera marquée d’un cachet particulier par le démarrage des 14 projets d’infrastructures routières, dont la réalisation dans les 2 ans à venir est très chère au Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA. L’information a été donnée par le ministre de l’Économie et des finances, Boubou CISSE, lors d’une conférence de presse sur le projet de budget 2017, qu’il a animé, mardi dernier à son département.

Selon le conférencier, il est prévu la réalisation de 14 projets prioritaires, tous inscrits dans le budget 2017, dans toutes les régions du pays et du District de Bamako, même si certains de ces projets seront reconduits dans le budget de 2018.
Ainsi, à Bamako, l’année 2017 verra le démarrage des travaux de construction de la route du 3e pont en 2×2 voies et la réalisation de la route Kouloubléni-Bankoni, en Commune I du District. De même, il est prévu la construction du 4e pont de Bamako, dont une partie du financement est inscrite dans le budget. D’ailleurs, a souligné le ministre CISSE, des discussions seront menées avec la partie chinoise pour qu’elle assure le financement de l’autre partie.
À Kayes, il est inscrit au budget 2017, la réalisation du 2e pont ; des routes Kayes-Kéniéba, Kayes-Sadila (2017), Kita-Bafoulabé avec un pont sur le fleuve (les études sont inscrites dans le budget de 2017 et la réalisation commencera en 2018).
Dans la région de Sikasso, les travaux de la route Zantiébougou-frontière ivoirienne dont le financement est inscrit dans le budget de 2017, démarreront dès début 2017. La Banque africaine de développement (BAD) s’est engagée à financer une partie. La route qui traverse la ville de Sikasso sera aussi complètement refaite, une infrastructure qui prévoit aussi des travaux de voirie.
Ce n’est pas tout, dira le ministre CISSE. L’année 2017, a-t-il révélé, verra la concrétisation des projets de réalisation de centrales solaires ou photovoltaïques d’une capacité totale de 220 MW à Ségou, Kayes, Bamako…
Aussi, les superficies irriguées seront augmentées afin d’accroitre la production et la productivité agricole et permettre au maximum de Maliens d’avoir accès à la terre agricole.
Par ailleurs, a-t-il fait savoir, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, le Président de la République s’est engagé à transférer une partie des recettes budgétaires aux collectivités territoriales. Le but étant l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens vivant dans les régions où la pauvreté est la plus accentuée. L’objectif pour 2017 est le transfert de 24 % des recettes budgétaires aux collectivités. Cet effort, a poursuivi le ministre, atteindra les 30 %, à l’horizon 2018. Cette année 2016, plus de 16 % ont été transférées.
Notons que les prévisions de recettes budgétaires pour l’année fiscale 2017 sont estimées à 2013 milliards de FCFA. Elles sont en progression de 211 milliards par rapport à 2016. Elles dépassent, pour la première fois de l’histoire de notre pays, la barre des 2 000 milliards de FCFA. Les dépenses prévisionnelles sont évaluées à 2 270 milliards de FCFA, contre 2058 milliards de FCFA en 2016.

Par Sékou CAMARA

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