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mercredi 20 juin 2018
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Traque des djihadistes: Iyad et le JNIM à la peine

Depuis quelques jours, la peur est en passe de changer de camp. Les FAMa et Barkhane acculées, depuis peu, traquent désormais les djihadistes dans leur dernier retranchement. Après la démystification de Kouakourou, bastion djihadiste, les Fama sont arrivées, mardi dernier, à Diafarabé, sans résistance, dit-on. En plus de ces victoires, les Fama et Barkhane ont infligé une défaite cinglante aux djihadistes en moins d’un mois, rendant orphelin Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), de plusieurs de ses lieutenants neutralisés au cours des combats.

Tout a commencé, en janvier dernier, par la volonté exprimée par le Gouvernement de rasséréner le centre notre pays devenu l’épicentre des violences contre les civils et les militaires, à travers l’annonce de son Plan de sécurisation intégré des régions du centre (PSIRC). Toute chose qui devait passer par une montée en puissance et en efficacité de nos Forces armées et de sécurité. Paniqués par cette annonce, les lâches terroristes engagent toutes leurs forces dans la bataille.
Le jeudi 25 janvier, aux environs de 5 h du matin, une attaque est lancée contre le camp militaire de Youwarou, dans la région de Mopti.
Les combats d’une rare violence, selon nos sources, ont duré plus de 40 minutes. Face à la puissance de feu des FAMa, les terroristes ont décidé de décrocher. La poursuite a été engagée à l’aide d’hélicoptères, le bilan est de deux soldats maliens tués au combat, 8 terroristes abattus et une vingtaine d’autres cravachéE, des armes, des munitions, des motos et un véhicule saisis par l’armée.
72 heures après, soit le samedi 27 janvier, une nouvelle attaque terroriste a visé, le matin, une base de l’armée malienne à Soumpi, dans le cercle de Niafunké. Un bilan officiel, selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées, fait état de 17 assaillants tués et de nombreux blessés. Des véhicules ont été également saisis ou brûlés par les Forces armées et de sécurité du Mali.
Le dimanche 28 janvier, le camp des Gardes de Ménaka est également attaqué par les naro-djihadistes, à travers l’introduction d’un kamikaze, qui endeuille la vaillante armée, mais qui s’est fait remarquer par sa puissance de feu et son ardeur au combat.
Quelques jours après, les informations font état de la mort d’un des chefs de guerre du djihadiste Iyad Ag Ghali qui a succombé à ses blessures après ‘’une attaque perpétrée contre le camp des Gardes à Ménaka (nord-est), le 28 janvier dernier’’. Il s’agit de Sidaham Ag Tahama, un chef de guerre influent du groupe Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans), la coalition terroriste dirigée par Iyad Ag Ghali, qui a revendiqué les dernières attaques contre les Forces armées maliennes (FAMa) et des civils au centre et au nord du Mali.
Toutefois, la date exacte du décès du chef de guerre n’a pas été précisée, selon les sources.
Le mercredi 14 février 2018, aura également été un jour de punition pour les ennemis du peuple malien. Selon des sources bien introduites, entre Boughessa et Tinzaouatène, un bombardement a provoqué une défaite du JNIM et de son chef Iyad Ag Ghaly.
Les bombes de Barkhane se sont abattues dans la nuit et tôt le matin sur la localité pour mettre un terme à une réunion de groupes terroristes armés. Concentrés dans la région, les donneurs d’ordre et responsables des attaques régulières contre le peuple malien et les forces de sécurité étaient réfugiés dans les montagnes. Ces derniers s’étaient rassemblés en vue de préparer d’autres actions destructrices pour notre pays, selon les sources.
C’est ainsi que le plus proche lieutenant d’Iyad Ag Ghali, le chef du JNIM, et d’Ansar Eddine, visé par les frappes aériennes, est écrasé avec des dizaines de ses proches, tout près de la frontière avec l’Algérie.
Ancien des renseignements et membre influent de Ansardine, Malik AG Wanasnat, puisqu’il s’agit de lui, a été tué dans le raid de Barkhane de ce 14 février entre Boughessa et Tinzaouatène.
Selon plusieurs sources, ce narco terroriste avait été indexé un moment comme le probable instigateur de l’assassinat de Cheikh Aoussa. Il s’était également tristement illustré lors de la bataille de Aguel’hock en janvier 2012 où une centaine de militaires avaient été exécutés après la chute de la ville, dit-on.
Au cours de cette opération aérienne de la Force française Barkhane, mercredi, à proximité de la frontière algérienne, plus d’une vingtaine de djihadistes présumés ont été tués et des véhicules détruits.
Une page vient ainsi de se tourner. Iyad Ag Ghaly n’a pas résisté au déluge de feu déversé par des avions bombardiers de la force Barkhane. La frappe aérienne n’a laissé aucune chance aux partisans de l’isolement et de la fragmentation du Mali.
Le groupe Nusrat al-Islam wal-Muslimin, faut-il le rappeler, est une organisation djihadiste née de la fusion de plusieurs groupes opérants dans le Sahel et dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghali.
Depuis le dernier trimestre 2017, il a étendu son champ d’action au-delà du nord du Mali en multipliant les attaques au centre et aux frontières de ce pays avec le Niger et avec le Burkina Faso.

Par Sidi DAO




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