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lundi 18 décembre 2017
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UNESCO: la succession d’Irina Bokoca ouverte

Fin de mandat pour Irina Bokova à la tête de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), donc la bataille de la succession est ouverte. Huit prétendants sont en lice pour diriger cet organe des Nations Unies pour les quatre prochaines années, dont Mme Moushira Khattab, candidate de l’Égypte.

Le vote pour le choix du nouveau directeur général ou de la nouvelle directrice générale de l’Unesco a débuté, depuis le lundi 9 octobre. Déjà, le Conseil exécutif de l’Unesco est en réunion ouverte, depuis le mercredi 4 octobre et ce jusqu’au 18 octobre prochain pour désigner le remplaçant (ou la remplaçante) de la Bulgare Irina Bokova, qui achève son second mandat à la tête de l’organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture. Irina Gueorguieva Bokova, née à Sofia le12 juillet 1952, est une femme politique bulgare élue directrice générale de l’Unesco lors de la 35e session de la Conférence générale de l’Unesco, qui a pris fin le 23 octobre 2009, puis réélue pour un second mandat de quatre ans.
La plupart des huit candidats en lice ont fait campagne pour vendre leurs programmes, en mettant l’accent sur l’éducation et les apprentissages tout au long de la vie, déjà premier poste budgétaire de l’Unesco. Parmi ces candidats, il y a l’Égyptienne, Mme Moushira Khattab. L’ancienne ministre d’État chargée de la Famille et de la Population en Égypte et Vice-présidente du Bureau international des droits des enfants fait figure de favori à l’élection pour ce poste. Si elle venait à passer, à l’issue du scrutin qui a débuté le lundi 9 octobre, cette militante des droits des enfants serait la première femme arabe et africaine à diriger une organisation internationale.

LE DÉFI POUR LE
NOUVEAU DIRECTEUR
D’emblée, elle rassure, selon Apo, qu’une fois élue : « je me considérerai toujours comme une militante du mouvement mondial pour faire évoluer les droits ». Pour Mme Moushira Khattab, « le monde est à un moment critique de son histoire. Aujourd’hui, plus que jamais, il a besoin de l’Unesco. Je me porte candidate, avec un mélange unique d’expériences en tant que diplomate de carrière, en tant qu’experte qui a travaillé pour plusieurs organisations internationales dont l’Unesco, en tant que ministre, en tant qu’avocate des droits de l’Homme, avec, à chaque fois, des combats et des actions de terrain. Je veux une Unesco forte, transparente, efficace et déterminée pour contribuer à bâtir la paix et la prospérité dans le monde ».
Mais en attendant, dans la réalité, l’organisation est traversée par des luttes d’influence notamment sur la question palestinienne. Depuis l’adhésion en 2011 de cet État à l’Unesco, Israël multiplie les attaques et les avertissements, « avec le puissant soutien des États-Unis, qui ont suspendu leur financement estimé à près du quart du budget de l’agence ». Ce qui a contribué à fragiliser son action, tout comme sa crédibilité. Donc, un des enjeux du nouveau patron ou de la nouvelle patronne de l’Unesco sera notamment de ramener les États-Unis dans les contributeurs. Il s’agira d’affirmer un leadership à la tête de l’Unesco, en parlant à tous.

LE MANQUE
DE CONSENSUS
D’ailleurs, Qian Tang, Audrey Azoulay, Moushira Khattab semblent avoir toutes leurs chances. Toutefois, les pays arabes revendiquent le poste, faisant valoir que leur groupe ne l’a jamais occupé, même si rien, dans les textes, n’impose une rotation. Le hic, c’est qu’ils arrivent en ordre dispersé avec des candidatures égyptienne, irakienne, libanaise, qatarie. Un manque de consensus que regrettent les responsables de la campagne de soutien à Moushira Khattab soulignant que cela « affaiblit le groupe arabe ».
L’Égypte redoute particulièrement une victoire du Qatari Hamad Bin Abdulaziz Al-Kawari alors qu’en juin plusieurs pays arabes, dont l’Égypte et l’Arabie Saoudite, ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha. Le Liban essaie de convaincre « les représentants d’Irak, d’Égypte et du Qatar d’imposer en premier lieu le droit des pays arabes à occuper le poste », selon une source diplomatique libanaise. Mais, estime aussi cette source, la concurrence sera rude face aux candidatures de la France et la Chine. Le Vietnam et l’Azerbaïdjan présentent eux aussi des candidats. Mais, le neuvième initialement en lice, le Guatémaltèque Juan Alfonso Fuentes Soria, s’est retiré le 25 septembre.
Chacun a présenté ses arguments pour rallier les soutiens au sein des 58 pays membres du Conseil exécutif de l’Unesco, dont le choix sera ensuite soumis à l’approbation de la Conférence générale des 195 États membres d’hier mardi 10 octobre. Le vote se déroulera en une ou plusieurs étapes à partir de lundi, à l’issue de la journée de travaux du conseil. Jusqu’à quatre tours de scrutin peuvent être organisés si aucun candidat n’atteint la majorité absolue. Si un cinquième vote devait être organisé, il porterait alors sur les deux arrivées en tête au 4e tour.

Par Mohamed D. DIAWARA




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