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jeudi 3 décembre 2020
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UNTM/GOUVERNEMENT

Le thermomètre ne cesse de grimper, depuis un certain temps sur le front social, à travers des grèves et des préavis de grève sur la table du gouvernement. Le cas du préavis annoncé par la centrale historique, l’UNTM, pour les 18, 19 et 20 novembre prochain en est une illustration parfaite. Si un égocentrisme sans commune mesure et d’autres raisons ont été évoqués par ses détracteurs pour dénoncer ce mouvement en vue, à l’UNTM, l’on ne veut pas se tromper ni de combat ni d’adversaire. En effet, une analyse froide des grilles octroyées aux différentes catégories de fonctionnaires fait froid au dos et attise la colère de la Bourse du travail. Fronde contre une injustice sociale !

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est au front contre l’injustice sociale. Un combat qui a d’ailleurs obligé la centrale syndicale historique du Mali à déposer un préavis de grève. Si les revendications ne sont pas satisfaites, l’UNTM observera un arrêt de 72 heures (du 18 au 20 novembre prochain) sur toute l’étendue du territoire. Entre autres, l’UNTM exige du gouvernement de la transition, l’extinction de tous les Accords signés de 2014 à 2020, et ce avant la fin de Décembre 2020 au terme d’un chronogramme précis avant le 10 novembre 2020. À savoir le règlement des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite ; l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le CNPM, le Gouvernement et l’UNTM sur les augmentations au terme d’un chronogramme de paiement précis au plus tard le 10 novembre 2020 ; la reprise immédiate des travaux de relecture des conventions collectives suspendue, au plus tard pour fin novembre 2020.
Aussi, l’UNTM exige l’octroi d’indemnités et de primes de spécificités par catégories à tous les fonctionnaires de façon équitable et la fixation d’un chronogramme d’application immédiate pour répondre à la nécessité de restauration de l’égalité, de l’équité, de la non-discrimination (harmonisation des grilles) comme prônée par les Conventions Internationales et par notre arsenal juridique au plus tard le 10 novembre 2020.
En fait, les grilles octroyées aux différentes catégories de fonctionnaires ont fait aujourd’hui beaucoup de mécontents au sein de l’Administration malienne. L’UNTM se bat contre cette injustice sociale dont sont victimes les travailleurs de la part du gouvernement malien.
Même si comparaison n’est pas raison, une analyse objective permet de déceler une certaine injustice entre les fonctionnaires d’un même pays. Par exemple, au moment où un fonctionnaire de catégorie A du statut général perçoit en début de carrière 207.400 FCFA comme salaire, ses homologues magistrats, enseignants du supérieur et ceux des écoles secondaires, fondamentales, éducation préscolaire et scolaire catégorie A empochent respectivement la somme de 1.584.960 F CFA, 519.333 F CFA et 242.400 F CFA en leur début de carrière en traitement plancher. Les traitements plafond à leur fin de carrière se définissent comme suit : magistrat : 2.182.400 F CFA, enseignants du supérieur : 926.000 F CFA, les enseignants des niveaux secondaire, fondamentale, éducation préscolaire et scolaire catégorie A : 612.800 F CFA contre 515.000 F CFA pour les fonctionnaires du statut général.
Même injustice sociale au niveau des grilles. Les indices planchers pour un magistrat, enseignant du supérieur, enseignants des écoles secondaires, fondamentales, éducation préscolaire et scolaire catégorie A, à leur début de carrière sont respectivement de 534 ; 660 et 456 contre 431 pour les fonctionnaires du statut général. À leur fin de carrière, les indices plafonds sont : 1 210 pour les magistrats, 1 460 pour les enseignants du supérieur, 1382 pour les enseignants des écoles secondaires, fondamentales, éducation préscolaire et scolaire catégorie A et 1 200 pour le statut général des fonctionnaires.
Par rapport aux primes et autres indemnités, les magistrats de grade exceptionnel perçoivent 1.698.400 F CFA contre 342.000 F CFA pour le statut des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, 60.000 F CFA pour les enseignants des écoles secondaires, fondamentales, éducation préscolaire et scolaire catégorie A et seulement 35.000 F CFA pour le statut général des fonctionnaires.
En faisant une comparaison objective, on remarque nettement la raison du combat de l’UNTM. Aujourd’hui, l’UNTM se bat pour l’établissement de l’équilibre social sans lequel il n’y a pas de paix. En cherchant la paix, l’UNTM veut cultiver la justice sociale. Et la paix sociale, c’est le résultat de l’équilibre entre les extrêmes (riche et pauvre).
Enfin, les doléances expriment les pleurs et la révolte des travailleurs.

PAR SIDI DAO




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