Usine de cimenterie à Guinbané: le démarrage prévu avant la fin de l’année

D’ici à 3 ans sera ouverte l’usine de ciment intégré Greenfield de la société Gaia Equity avec une capacité de 1,50 million de tonnes par an, a indiqué le co-directeur de cette société Palestinienne, Tarek KADADA, qui animait, hier jeudi, un point de presse à l’hôtel Salam de Bamako. Au Mali, aux fins de ce présent projet, l’initiative est portée par une entité dénommée KSB Mali SA (KSB).

En présence de l’ambassadeur de la Palestine dans notre pays, il a animé ce point de presse qui visait à expliquer à l’opinion nationale, les réelles motivations de la société Gaia Equity d’ouvrir une usine de cimenterie dans notre pays et précisément dans la région de Kayes, et surtout de faire le point de la réalisation de ce projet, dont le montant de sa mise en œuvre est estimé à 337 millions de dollars, soit 162 milliards de FCFA.
D’entrée de jeu, l’homme d’affaires palestinien a salué et félicité les autorités nationales, à travers le gouvernement du Mali, d’avoir fait confiance à leur société pour la mise en œuvre du projet de construction d’une usine de ciment à Guinbané, dans la région de Kayes qui regorge de quantité et qualité importantes de calcaire.
Ainsi, après la signature d’accord et de convention avec le gouvernement de notre pays, qui marquait la dernière étape juridique de l’implantation de cette usine, M. Tarek KADADA a indiqué que plusieurs chantiers devaient s’ouvrir dans les prochains jours pour davantage impulser le processus en cours.
Avec déjà ses permis définitifs, les travaux de construction de cette usine, a rassuré M KADADA, vont démarrer avant la fin de cette année en précisant que si les processus se déroulaient normalement, d’ici à 3 ans, les populations maliennes peuvent accueillir les premiers produits de cette usine.
Mais d’ici là, il a expliqué que dans le cadre la construction de l’usine, ils sont en train d’aménager un village pour accueillir les travailleurs estimés à plus 1600 en tout.
En outre, a-t-il ajouté, pour la qualité des produits, KSB mettra en place un centre spécial pour former des travailleurs maliens et transférer des compétences à ceux qui vont être employés dans cette usine. Aussi, en termes d’impacts certains de l’exploitation de ce projet, cette usine va être bénéfique pour l’économie nationale, à travers sa contribution aux impôts et aux taxes, et participera également à la réduction du taux de chômage dans le pays.
Selon ses estimations, M. KADADA a indiqué que l’exploitation de cette usine va générer 450 emplois directs et plus de 25 000 emplois indirects sans compter les autres aspects de développement du pays.
« Le Projet réduira non seulement le prix du ciment au Mali de manière sensible, mais également la dépendance du pays des importations de ciment. En outre, le présent projet ouvre la voie aux investissements internationaux au Mali et nous invitons le monde des affaires à suivre notre modèle d’investissement au Mali » , a déclaré M. Tarek KADADA.
D’autres avantages non des moindres de l’exploitation de cette usine vont être la réduction de la demande de ciment à l’extérieur en vue de satisfaire le besoin national en consommation de ciment et de propulser une nouvelle phase de construction avec un marché intérieur fourni en ciment de qualité.
« Nous promettons du ciment de meilleure qualité aux Maliens. En la matière, nous avons plusieurs années d’expertise en Asie, au Royaume d’Arabie Saoudite, en République d’Irak et au Royaume de Jordanie. C’est dire que nous avons un savoir-faire que nous voulons mettre au service du développement du Mali », a-t-il rassuré avant de promettre que le prix du ciment à la tonne sera cédé au plus à 70 000 FCFA.
À savoir que le gouvernement de la République du Mali participe à ce projet à hauteur de 10 % contre 10 % pour des particuliers maliens.

Par Sikou BAH

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