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mardi 23 juillet 2019
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Valorisation du coton local: la nouvelle projection du CDAT

Les administrateurs du Centre de développement de l’artisanat textile (CDAT) ont tenu, ce mardi 5 mars 2019, la 6e session de leur conseil d’administration. À l’ordre du jour de ce rendez-vous, l’adoption du procès-verbal de la 5e session du conseil d’administration de 2014 ; l’examen du projet de rapport du budget programme d’activités 2018 ; et l’examen et l’adoption du projet de budget programme d’activités 2019.

L’ouverture et la clôture des travaux qui ont eu lieu au siège du CDAT, à la Cité UNICEF de Niamakoro, étaient présidées par la ministre de l’Artisanat et du tourisme, Mme Nina Walett INTALLOU, en présence du directeur général dudit Centre, Ousmane COULIBALY. On y notait également la présence du président de la Chambre des métiers du Mali, Mamadou Minkoro TRAORE.

Mme Nina Walett INTALLOU a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant aux partenaires potentiels pour soutenir le CDAT dans ses actions. Elle a salué à cet effet, les efforts « très encourageants de certains partenaires comme la CMDT et PMU-Mali, dont les appuis ont concouru au renforcement des capacités des artisans de Kita et de Sikasso ».

La création du CDAT, a-t-elle expliqué, répond à un souci majeur des plus hautes autorités de notre pays d’apporter une plus-value au coton malien, au regard de l’importante place que notre pays occupe dans la production de ce bien en Afrique. En effet, avec plus de 700 000 tonnes/an, le Mali occupe désormais la première place de producteur de coton en Afrique, a fait savoir Mme INTALLOU, avant de regretter le taux de transformation très bas de cette matière, qui peine à dépasser les 2 % avec des unités industrielles quasiment à l’arrêt, à l’instar d’autres pays producteurs de l’espace UEMOA.

Le CDAT, dont la mission est de promouvoir la transformation artisanale des matières premières textiles localement produites est tenu d’améliorer les conditions de création et de production pour une transformation locale de qualité, selon la ministre. « Le CDAT se doit de relever le défi principal qui consiste à fournir l’accompagnement nécessaire aux unités artisanales pour mettre à la disposition des consommateurs des produits de qualité, afin de stimuler le véritable consommer malien », a martelé Mme la ministre.

Étant une confluence entre l’artisanat et l’agriculture, le CDAT doit, avec professionnalisme, entretenir une synergie d’action entre les deux secteurs afin de satisfaire la demande locale et se positionner sur le marché international, a-t-elle conseillé.

Pour l’année 2019, il s’agira plus particulièrement de renforcer la capacité de gestion des femmes pour leur meilleur passionnément au sein des organisations de production de coton et leur accès équitable aux différents services dans le secteur, a-t-elle orienté. Ce renforcement des capacités devrait, a dit la ministre, être opérationnel sur toute la chaîne de valeur de la transformation au bénéficiaire du genre.

Cette session du conseil d’administration du CDAT intervient dans un contexte marqué par les préparatifs de la 2e édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA). Une occasion pour Mme la ministre d’inviter tous les Maliens à une synergie d’action afin de faire de cet événement le plus grand rendez-vous des artisans, des acheteurs professionnels, un espace d’échange convivial et d’illustration parfaite pour la promotion des produits de l’artisanat, en général, et ceux de l’artisanat textile, en particulier.

Le directeur Ousmane COULIBALY s’est, quant à lui, réjoui d’une amélioration progressive du travail du Centre, en matière recherche sur les colorants et les tissus, malgré l’insuffisance de ressources.

PAR SIDI DAO

 




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