Viande, poisson, lait: l’impulsion du Président IBK

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L’amélioration de la productivité et la qualité des produits animaux, grâce aux apports de la science de la technologie et de la recherche ; l’augmentation de la production de l’aquaculture et des pêcheries, figurent parmi les objectifs du Président IBK dans son Projet présidentiel ‘’Le Mali d’Abord’’. Pour leur atteinte, le ministère de l’Élevage et de la Pêche est au four et au moulin, et son bilan est édifiant.

Le chef de l’État, dans un souci constant de tenir ses engagements, a saisi l’occasion de la dernière journée du paysan pour instruire au département de l’Élevage et de la pêche d’associer les pêcheurs des programmes des cages flottantes. C’était comme chose faite, puisque, rien que pour cette année 2016, apprend-on, le service de la pêche installera 50 cages flottantes dans le lac de Sélingué. D’ores déjà, précisent nos sources, les sites sont identifiés, les associations de pêcheurs, jeunes et femmes, bénéficiaires identifiés et la formation des bénéficiaires programmée. Cette opération continuera à San et à Bla cette même année pour 50 autres cages flottantes.
Selon des sources autorisées, les actions politiques majeures pour le bilan ont porté sur : le développement des infrastructures de production ; le transfert de technologies pour augmenter la productivité (insémination artificielle animale, l’embouche, l’aquaculture) ; les infrastructures de commercialisation, de stockage et de transformation ; le renforcement des capacités des professionnels.
Pour la période 2015-2016, le Mali a produit 65 000 tonnes de viande, 4 900 tonnes de lait et 92 000 tonnes de poissons.
Pour la même période, indiquent nos sources, le département a réalisé 5 périmètres pastoraux pour 100 000 ha ; 30 forages et puits pastoraux. À cela s’ajoute les restaurations et les réhabilitations : 960 ha de parcours pastoraux ; 1 028 km de pistes pastorales ; 300 Km de parcours pastoraux balisés ; 5 000 ha de cultures fourragères en entretien chaque année ; 15 000 ha de bourgou en entretien chaque année…
Le département a également réalisé 30 marchés à bétail et à volailles ; acquis 6 véhicules frigorifiques et camionnettes de transport et de collecte du lait ; 12 centres de collecte du lait réalisés ; construit 28 banques d’aliment bétail; réalisé 1 abattoir moderne à Kayes dans le cadre du partenariat Public/Privé et 38 aires d’abattage, entre autres.
Concernant les infrastructures de production d’aquaculture, les réalisations portent sur : 319 cages flottantes installées et empoissonnées dans le cadre du programme de création d’emplois avec 1000 emplois directs ; 792 étangs piscicoles réalisés ; 383 mares aménagées et empoissonnées dans le cadre du programme quinquennal d’aménagements aquacoles ; 9 plans d’eau aménagés ; 159 plans d’eau sont mis en défens.
« L’avenir de l’élevage et de la pêche au Mali est prometteur au Mali grâce au potentiel naturel important des deux sous-secteurs et aussi leur potentiel de création d’emplois, à travers les industries de productions et de transformations et la forte demande en produits d’origine animale et aquacole. Dans cette perspective, le vison du Département : des systèmes de production animale et piscicole intensifiés, en complément avec des sous-secteurs pastoraux et de pêche de capture résiliente, alimentant une industrie de transformation aux normes internationales qui fournit des produits standardisés pour répondre aux exigences de qualité des demandes intérieures et extérieures », a dit le ministre de l’Élevage et de la pêche dans un entretien accordé à l’ORTM.
Nos sources précisent que cette vision s’appuiera sur les axes stratégiques prioritaires, comme restaurer les capacités d’intervention de l’État, des collectivités territoriales et des acteurs non-étatiques ; améliorer la productivité et la compétitivité des productions ; augmenter la résilience des systèmes de productions face au changement climatique ; construire un service de santé animale à la norme internationale ; l’accès au financement des acteurs des filières animales, pour accroître la contribution de l’élevage et de la pêche.

Par Bertin DAKOUO

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