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samedi 23 juin 2018
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Violence en milieux scolaire et universitaire: la suppression de l’AEEM recommandée

‘’Suppression pure et simple de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM)’’, telle est l’une des recommandations phares qui a sanctionné la rencontre des acteurs de l’école malienne consacrée à l’analyse des causes de l’insécurité dans l’espace scolaire et universitaire.

Cette rencontre qui s’est tenue, les 25 et 26 janvier, à la Maison des ainés, avait comme objectif d’identifier les causes de l’insécurité dans les établissements scolaires et universitaires ; de réaliser une analyse profonde des conséquences de l’insécurité et de dégager des recommandations pour la résolution de la crise.
Le rapport final, qui a sanctionné la rencontre, a été remis au ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Assetou Founé SAMAKE Migan. Parmi les recommandations, les participants ont proposé la suppression pure et simple de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Il a été également suggéré de mettre fin à l’occupation anarchique des lits des dortoirs et à la vente de reçus parallèles en respect strict des protocoles d’accord. Pour ce faire, les participants ont proposé de confier la gestion des parkings et des cantines de gargotes ainsi que des kiosques au CENOU et/ou à l’administration des structures, et de mettre fin à tout financement public de l’AEEM.
« En somme, étant donné que l’AEEM n’est pas une association reconnue d’utilité publique et que la gestion des ressources financières entraine des morts d’hommes, nous recommandons d’abroger purement et simplement les protocoles d’accord », peut-t-on lire dans le rapport final.
Lors de la cérémonie de clôture des travaux, Madame le ministre de l’Enseignement supérieur, Assétou Founé SAMAKE MIGAN, a exprimé la nécessité d’instaurer une formation de qualité pour le maintien de la paix. Elle n’a pas manqué de souligner la responsabilité des enseignants dans ce processus. « Ceci mérite d’être dit pour situer fondamentalement notre responsabilité », a-t-elle lancé aux enseignants.
Parlant des maux qui gangrènent les espaces scolaires et universitaires, madame le ministre s’est réjouie du diagnostic qu’elle juge pertinent sur les causes de la violence en milieu scolaire et universitaire. Elle a également apprécié les recommandations que les participants ont pu élaborer durant leurs deux jours de travaux. S’agissant de leur mise en œuvre, la première responsable du département à rassurer de donner corps et âme aux recommandations afin que les espaces scolaires et universitaires soient des lieux d’apprentissage et d’accès à la connaissance.

PAR MAGNE COULIBALY (STAGIAIRE)




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