Virus de la maladie ébola: la presse malienne s’engage dans la croisade

Le ministère de la communication en partenariat avec celui de la Santé, à la demande des organisations professionnelles de la presse (ASSEP et URTEL) a organisé, hier mardi, à la Maison de la presse de Bamako, une journée d’information sur la maladie à virus Ebola à l’intention de la presse, sous-forme de conférence, animée par le Pr Daouda MINTA, spécialiste de la maladie.

La journée avait pour but de sceller un partenariat entre les journalistes (presse écrite, parlée, en ligne, et audiovisuelle) et les autorités nationales dans la croisade contre cette épidémie. Il consistera pour le gouvernement de d’être transparent et précis dans la fourniture des informations relatives à la maladie Ebola; et aux hommes de média de diffuser des informations crédibles et vérifiées et d’éviter la propagation des rumeurs, source de psychose.

Placée sous l’égide du ministre de l’Economie numérique, de l’information et de la communication, Mahamadou CAMARA, la cérémonie d’ouverture de la journée s’est déroulée en présence des présidents de l’ASSEP, et de la Maison de la presse, respectivement Birama FALL et Dramane Alou KONE ; ainsi que du secrétaire général de l’URTEL, Aliou DJIM. On y notait la présence de plusieurs journalistes.

Selon le Pr MINTA, la maladie à virus Ebola, également appelée fièvre hémorragique Ebola ou fièvre d’Ebola, est la maladie provoquée par le virus Ebola, qui touche l’homme. Il s’agit d’une fièvre hémorragique virale aiguë accompagnée d’une atteinte sévère de l’hémostase et du système immunitaire conduisant à une grave immunodépression.

Présentant un tableau clinique identique à celui des affections à virus Marburg, la maladie à virus Ebola est réputée plus grave et le plus souvent mortelle chez l’homme, avec un taux de létalité atteignant parfois 90% lors des flambées épidémiques.

Pour lui, les chauves-souris frugivores de la famille des ptéropodidés constituent le réservoir naturel du virus Ebola.

Le virus à Ebola, a précisé le Pr MINTA, a été décrit pour la première fois en 1976

Le genre Ebola virus regroupe 5 sous-espèces: ebolavirus Zaïre, identifiée au Zaïre en 1976 (la souche découverte en 2014 appartient à cette espèce; ebolavirus Soudan, identifiée au Soudan en 1976; ebolavirus Reston, identifiée dans le secteur de Reston aux États-Unis en 1983; ebolavirus Forêt de Taï (anciennement appelée Ebola-Côte d’Ivoire), identifiée dans le parc national de Taï en Côte d’Ivoire en 1994; ebolavirus Bundibugyo, identifiée à Bundibugyo, en Ouganda en 2008.

Les premiers signes de la maladie apparaissent au bout d’une incubation de deux jours à trois semaines, le plus souvent entre 4 et 9 jours. Il s’agit de symptômes non spécifiques rappelant ceux de la grippe: fièvre soudaine, asthénie, myalgie, arthralgie, céphalée, diarrhée, vomissements et douleurs abdominales soudaines. D’autres symptômes initiaux peuvent parfois accompagner ce tableau : conjonctivite, irritation de la gorge, exanthème, insuffisance rénale et insuffisance hépato-cellulaire, avec éventuellement, dès le début de l’affection, état de choc, œdème cérébral, coagulopathie et infection bactérienne secondaire.

À ce stade, des hémorragies internes et externes peuvent déjà être observées chez certains patients.

Début 2014, l’Afrique de l’ouest, la Guinée notamment, est le théâtre de l’épidémie de maladie à virus Ebola la plus meurtrière depuis la découverte des premiers cas en 1976. D’abord localisée dans le sud de la Guinée, dans les préfectures de Gueckédou, Macenta et Kissidougou, l’épidémie se propage rapidement au Liberia puis en Sierra Leone.

Le ministre CAMARA a non seulement présenté la situation actuelle de l’épidémie dans notre pays, caractérisée par 4 décès et 577 personnes mises en observation. Aussi, a-t-il appelé au respect strict des mesures d’hygiène et à la mobilisation générale de tous les Maliens pour vaincre la maladie.

Par ailleurs, il a renchéri les propos du Président IBK, relatifs à l’application des sanctions contre les coupables qui seront identifiés à l’issue d’une enquête qui serait en cours. D’ailleurs, le gouvernement a pris des dispositions pour contenir la maladie.

Enfin, il a félicité les organisations professionnelles de presse pour cette initiative; ainsi que de leur engagement auprès du gouvernement dans la lutte contre la maladie à virus Ebola dans notre pays.

Par Sékou CAMARA  

 

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