Visite de la Chancelière allemande au Mali : un motif de satisfaction et d’espoir du CSDM

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Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) a animé, hier lundi, à son siège au Quartier-mali. Un point de presse, focalisé sur la visite de la chancelière allemande, Angela MERKEL, dans notre pays, dimanche dernier.

Le principal animateur était Mohamed Chérif HAIDARA, président du CSDM. C’était en présence du 2è vice-président Sadio DIAKITE; du secrétaire administratif, Mohamadou Farka MAIGA ; de la secrétaire adjointe chargée de la communication, Mme Oumou SONGHO ; etc.
D’entrée de jeu, le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne a adressé ses vifs remerciements à Mme MERKEL pour son soutien aux immigrés en Europe, et l’attention que son pays ne cesse de porter au Mali depuis de très longues années. Aussi, son association invite la chancelière à user de son autorité pour la bonne gestion des aides en vue d’un développement humain durable de notre pays.
Dans l’exposé liminaire lu par la secrétaire adjointe chargée de la communication, le CSDM a souligné que la visite de Mme MERKEL dans notre pays a, sans doute, pour but d’installer et d’améliorer les relations entre le Mali et l’Allemagne, où la question migratoire est au cœur des préoccupations nationales.
Au fait, rapportent les responsables du CSDM, cette crise migratoire a donné lieu à plusieurs tractations au cours desquelles Mme la chancelière MERKEL a affronté ses autres pairs de l’Union européenne pour une gestion plus humaine et raisonnée de la migration.
Par ailleurs, soutiennent-ils, le flux de migrants africains en direction de l’Europe est une préoccupation majeure non seulement pour l’Afrique mais aussi pour l’Europe. Pour Mme MERKEL, rapportent les conférenciers, «aider l’Afrique à devenir plus stable et prospère facilitera le règlement de la crise des migrants».
De même, a-t-elle déclaré : « réduire la pauvreté en Afrique est donc le moyen le plus efficace pour lutter contre l’immigration clandestine».
Le CSDM, pour sa part, estime qu’il est urgent d’aider au développement des droits humains, de la démocratie et de la protection de l’environnement dans les pays africains. Pour ce faire, il faut investir dans les infrastructures et améliorer les moyens d’existence afin de maintenir les populations sur place et surtout les plus jeunes qui sont l’avenir du Continent.
Selon les responsables du CSDM, le Mali est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Sa population immigrée en Europe est estimée à 4%. Et l’immigration est inscrite dans nos traditions comme un facteur de développement. Il serait important que dans l’octroi des aides au développement que ce facteur soit pris en compte afin de réduire la pression migratoire et de mettre en route une véritable dynamique de développement.
Le potentiel est immense, notamment avec les terres agricoles et l’eau, les énergies renouvelables qui sont des domaines, qui une fois mis en valeur, pourront créer des milliers d’emplois et générer d’énormes richesses qui peuvent contribuer à réduire considérablement le phénomène de migration au Mali, préconise le CSDM.

Par Abdoulaye OUATTARA

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