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samedi 19 septembre 2020
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Vols en série à Gabriel Touré: le témoignage d’une victime

A l’hôpital Gabriel Touré, il y a les médecins qui soignent, il y a les patients et leurs accompagnateurs, et il y a …les voleurs qui cauchemardent les usagers de ce centre hospitalier, un des plus grands du pays. Qui sont-ils? Comment opèrent-ils ? Témoignage d’une victime de ces fripons.

« Le samedi dernier, raconte L.S., je suis allé à l’hôpital Gabriel Touré pour rendre visite à ma nièce qui venait d’accoucher. Etant présent dans l’enceinte de l’établissement hospitalier à l’heure de la prière du Fitr, j’ai préféré rester, y accomplir mon devoir religieux avant de rejoindre ma famille. La prière terminée, quelle ne fut ma surprise de constater que ma paire de chaussure avait disparu ». L.S. n’est pas homme à se laisser conter. Alors il se présente devant la Police pour déclarer le vol dont il venait d’être victime, non sans avoir préalablement requis les services d’une bonne volonté pour aller lui chercher des tapettes, question de ne pas rentrer pied nue à la maison. « Quand j’ai fait part à la Police de ce qui m’était arrivé, ils ont répondu qu’en fait ce n’est pas une première, que l’hôpital Gabriel Touré connaît une série de vols dont ils ont eu connaissance. Ils m’ont dit qu’il y a deux catégories de voleurs : ceux qui rôdent autour des lieux de prière pour chiper les chaussures des fidèles et ceux qui écument les salles d’hospitalisation pour soulager les accompagnateurs de patients de leurs téléphones portables et autres petits objets de valeur pour eux. Les Policiers m’ont dit qu’ils mènent leur enquête depuis un certain temps pour mettre le grappin sur ces malandrins », a-t-il poursuivi son récit, avant de conclure : « je vous en parle pour que ce qui m’est arrivé n’arrive pas à d’autres, pour qu’ils soient sur leur garde ».
Ainsi, des fripons ont élu domicile à l’hôpital Gabriel Touré devenu le nouvel eldorado. Des aigrefins sans foi ni loi qui sévissent parmi les fidèles et se moquent du désarçonnement des accompagnateurs du fait souvent de l’état de santé de leur proche ou parent pour perpétrer leur forfait en toute tranquillité. En lieu et place de la solidarité, de la compassion qui caractérisaient notre société, c’est le comportement auquel l’on a droit. Cela donne une idée du niveau d’effritement de nos valeurs sociétales. Dieu nous sauve !

PAR BERTIN DAKOUO




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