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lundi 24 janvier 2022
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Zéro palu: le Mali s’engage

Le Premier ministre, le Dr Choguel Kokalla MAIGA, a présidé, le vendredi, au stade Vincent TRAORÉ de Kati, la cérémonie de lancement de la campagne ‘’Zéro palu, je m’engage’’. C’était en présence du ministre de la Santé et de développement social Diéminatou SANGARÉ ; du Représentant de l’OMS, Jean Pierre BAPTISTE ; du Directeur du Programme national de lutte contre le paludisme, le Dr Idrissa CISSÉ…

Lors de cette cérémonie, le Directeur du Programme national de lutte contre le paludisme, le Dr Idrissa CISSÉ a fait la bibliographie du Dr Fatoumata NAFO TRAORÉ en guise de reconnaissance pour ses efforts dans lutte contre le paludisme au Mali et à travers le monde.
Dans son intervention, le Représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali, le Dr Jean Pierre BAPTISTE a rappelé qu’en 2020, 229 millions de personnes ont été infectées par le paludisme, tandis que 409 000 personnes en sont décédées.
Il a informé que les campagnes de chimio prévention du paludisme saisonnier ont été menées avec succès cette année. Aux dires du représentant de l’OMS, la nouvelle stratification du paludisme avec le ciblage des interventions élaborées en 2020 a permis d’identifier les types d’intervention par zone de transmission. Ce qui aura pour effet l’utilisation efficace et efficiente des ressources destinées à la lutte contre le paludisme.
Il a informé que la campagne ‘’Zéro palu ! Je m’engage’’ vise à renforcer l’appropriation par les communautés des moyens de prévention et de prise en charge du paludisme, ainsi que la mobilisation des ressources supplémentaires pour cet effort.
« Après 30 ans de travail acharné, l’OMS vient de recommander le déploiement massif d’un premier vaccin antipaludique dénommé RTS chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque. Les essais cliniques de phase 3 ont démontré que ce vaccin, lorsqu’il est administré en quatre doses, prévient 4 cas de paludisme sur 10 et 3 cas sur 10 de paludisme grave menaçant le pronostic vital », a affirmé le Dr Jean Pierre BAPTISTE.
À son tour, madame la ministre de la Santé et du développement social Diéminatou SANGARÉ a rappelé l’annuaire statistique du système local d’information sanitaire 2018 qui précise que les formations sanitaires ont enregistré 2 097 797 cas de paludisme, soit 32% des motifs de consultations.
Pour elle, c’est au regard de cette réalité que la campagne ‘’Zéro palu, je m’engage’’ vise à redynamiser les mouvements de base avec la participation de toutes les composantes de la nation, afin que chacun soit responsabilisé dans la lutte pour l’élimination du paludisme.
« À ce jour, 18 pays africains ont lancé la campagne ou des mouvements similaires à l’échelle nationale. En adoptant cette campagne, les leaders du continent africain lancent le message clair de placer l’élimination du paludisme comme une priorité nationale, régionale et continentale », a expliqué la ministre de la Santé.
Selon elle, cette campagne vise à : faire en sorte que le paludisme reste en tête des priorités politiques ; mobiliser les ressources pour la lutte contre le paludisme et permettre aux communautés de s’approprier la prévention et la prise en charge du paludisme.
Dans son discours de lancement, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a déclaré que le paludisme constituait pour les populations, et surtout les plus démunies, un frein au développement personnel et au développement du pays. Sur le plan économique, a-t-il fait savoir, le paludisme affecte annuellement dans notre pays une grande partie de la population et engendre 1,3% d’absentéisme à l’école et au travail. Ce qui constitue un manque à gagner pour la croissance économique de plus de 1,3%.
Le chef du gouvernement a rappelé que le Mali s’était engagé très tôt dans la lutte contre le paludisme, notamment en élaborant les plans nationaux de lutte contre cette maladie dont le dernier en date est celui de la période 2018-2022.
Il a soutenu que l’atteinte des Objectifs pour le Développement Durable passe par la mise en œuvre et la pérennisation de la lutte contre le Paludisme. Il reconnaît que des financements supplémentaires sont nécessaires pour sauver toutes les personnes à risque.
« Le Gouvernement est à pied d’œuvre pour combler le gap pour le bien-être des populations maliennes », a rassuré le Premier ministre.

PAR MODIBO KONÉ




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