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dimanche 7 mars 2021
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11 janvier 2013 – 11 janvier 2017: la France sauvait le Mali

Le 11 janvier 2013, les autorités maliennes demandent à la France son appui pour arrêter l’avancée de groupes terroristes en direction de Bamako. En réponse à cette demande officielle, la France lance en quelques heures, une opération militaire en appui aux forces armées maliennes.
Cette opération vise trois objectifs :
Aider les forces armées Maliennes (FAMA) à arrêter la progression des groupes terroristes et à les repousser tout en assurant la sécurité des populations civiles;
2. Aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et sa souveraineté;
3. Faciliter la mise en œuvre des décisions internationales en permettant le déploiement rapide de deux missions internationales complémentaires : la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et la mission de formation de l’armée malienne par l’Union européenne (EUTM).

Ce que la France a investi
Au plus fort des combats, 4 500 soldats ont été engagés dans notre pays par l’ancienne métropole. La France déplore sept tués et 20 blessés au combat. On ne répète jamais assez les noms des morts lors des opérations militaires : chef de bataillon Damien Boiteux (4e RHFS), adjudant Harold Vormezeele (2e REP), caporal-chef Cédric Charenton (1er RCP), Maréchal des logis Wilfried Pingaud (68e RAA), caporal-chef Alexandre Van Dooren (1er RIMa), sergent Stéphane Duval (1er RPIMa), maréchal des logis Marc Martin-Vallet (515e RT).
220 tonnes de munitions ont été saisies, dont 30 tonnes reversées aux Forces armées maliennes (FAMA), comprenant 1 300 grenades, 1 000 roquettes, 7 700 obus, 200 mines et engins explosifs improvisés, 20 bombes. Au niveau de l’armement, Serval a intercepté 100 fusils, 150 mitrailleuses, 30 roquettes, 20 mortiers, 20 canons et 3 missiles SA-7 (missile sol-air portatif russe). Ajoutons, plus de 9 000 litres de carburant ; 200 moyens de communication ; 12 tonnes de nitrate d’ammonium pour la fabrication d’engins explosifs.
Avec 9 170 tonnes et 500 personnels transportés par bateau entre Toulon et Abidjan ; 18 500 tonnes et 480 rotations entre la France et le Mali ; 3 500 tonnes de fret, 15 600 personnes et plus de 1 600 missions à l’intérieur du théâtre des opérations militaires, dont 30 % réalisées par les alliés ; 3 millions de km parcourus par les hommes du train par voie terrestre.
Consommation française de carburant au 1er août : 17 millions de litres de carburant aéronautique et 3 millions de litres de carburant terrestre.

Quatre ans après, la situation sécuritaire s’est considérablement améliorée et le Mali signe son retour sur la scène internationale en dépit du contexte sécuritaire toujours sous surveillance.

La France a officiellement annoncé le 1er août 2014, le lancement d’une nouvelle opération appelée Barkhane du nom d’une dune prenant la forme d’un croissant sous l’effet du vent – dont « l’objectif est essentiellement du contre-terrorisme » dans toute la région.
À la veille du 14 juillet 2014, la France avait acté officiellement la fin de l’opération Serval au Mali et son remplacement par « Barkhane », une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3000 militaires français.
« Grâce à l’opération Serval qui achève sa tâche, il n’y a plus de sanctuaire pour les groupes terroristes au Mali ». C’est une mission qui a été parfaitement accomplie », assurait François Hollande, le président de la République française, qui avait instruit une réorganisation des forces française dans la zone » du Sahel.

Ce basculement du dispositif militaire au Sahel était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, mais il avait dû être reporté en fin mai à cause d’un regain de tensions dans le nord suite à la désastreuse visite de Moussa Mara à Kidal. L’opération « Barkhane » a été donc mise en place le 1er août en partenariat avec cinq pays de la bande sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger et Tchad), mais aussi des moyens considérables : 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, 6 avions de chasse et 3 drones, a précisé le ministère de la Défense.

Éternelle reconnaissance envers la France libératrice
La France a perdu 18 de ses soldats dans la bataille. À l’occasion du 4e anniversaire du lancement de l’opération Serval, Info-Matin rend un vibrant hommage à la mémoire de ces valeureux soldats.
11 janvier 2013 : Chef de bataillon Damien Boiteux, 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales ;
19 février 2013 : Sergent-chef Harold Vormezeele, 2e régiment étranger de parachutistes ;
4 mars 2013 : Caporal-chef Cédric Charenton, 1er régiment de chasseurs parachutistes ;
6 mars 2013 : Maréchal de logis Wilfried Pingaud, 68e régiment d’artillerie d’Afrique ;
18 mars 2013 : Caporal-chef Alexandre Van Dooren, 1er régiment d’infanterie de marine ;
29 avril 2013 : Sergent Stéphane Duval, 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine ;
30 juillet 2013 : Maréchal de logis Marc Martin-Vallet, 515e régiment du train ;
26 décembre 2013 : Caporal-chef Thomas Guillebault, commando parachutiste de l’air n°20 ;
8 mai 2014 : Sergent-chef Marcel Kalafut, 2e régiment étranger de parachutistes ;
14 juillet 2014 : Major Dejvid Nikolic, 1er régiment étranger de génie ;
28 octobre 2014 : Adjudant Thomas Dupuy – CPA 10 ;
29 novembre 2014 : Adjudant Samir Bajja – 4e RHFS ;
27 août 2015 : soldat de 1re Classe Baptiste Truffaux – 21e RIMa ;
26 novembre 2015 : Sergent-chef Alexis Guarato – CPA 10 ;
12 avril 2016 : Maréchal de logis Damien Noblet – 511e RT ;
12 avril 2016 : Brigadier Michael Chauwin – 511e RT ;
12 avril 2016 : soldat de 1re classe Mickaël Poo-Sing – 511e RT ;
04 novembre 2016 : Maréchal des logis-chef Fabien JACQ – 515e RT.




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